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Guillaume Insou (Colomiers) : « Bordeaux? J’y ai grandi en tant que joueur et en tant qu’homme »

04/10/2018 à 15:44

Guillaume Insou, capitaine de Colomiers de 28 ans va affronter un club qu'il connaît bien pour cette 8ème journée de N2. Il se rend au Haillan pour affronter les Girondins de Bordeaux, club par lequel il est passé lorsqu'il était au centre de formation. Le milieu de terrain évoque ces retrouvailles et aussi les ingrédients nécessaires afin d'obtenir un bon résultat.

Ses retrouvailles avec Bordeaux

J’ai été formé là bas, alors forcément ça va me rappeler d’excellents souvenirs. J’ai passé de très bons moments dans ce club. J’y ai joué toute mon adolescence pendant six années. Je suis content de revoir de belles personnes que j’ai rencontrées. C’est plus particulier par rapport à ce que j’ai vécu là-bas, que l’adversaire en lui-même.

Le retour au Haillan

Retourner au Haillan pour moi, aujourd’hui c’est sans aucune amertume. Bordeaux a donné ce qu’il avait à me donner. Et moi j’ai pris ce qu’il y avait à prendre, c’est un souvenir bénéfique. Il y a eu des choix sportifs, et dans le foot, il faut les accepter. Ce que j’ai vécu, ça m’a permis de grandir, en tant que sportif, et en tant qu’homme. Je n’en garde que du bon.

La personne qui l’a le plus marqué

Guy Dubois le responsable du centre de formation. C’est un symbole au club. Il m’a beaucoup aidé à grandir, et si j’ai l’occasion de le voir au match, ça serait avec grand plaisir. C’est un deuxième papa. Quand on est au club, loin de sa famille, c’est une oreille, une écoute. Il se montre présent pour tout le monde, sur le côté sportif, le scolaire, ou dans la vie de tous les jours. A l’époque, il était presque seul pour gérer les jeunes du centre, et il le faisait très bien. C’est un homme qui a dédié sa vie à ça.

Le meilleur souvenir

L’épopée de la coupe Gambardella en 2008. Ca a été une belle aventure, avec un super groupe, hormis la finale… De pouvoir jouer au Stade de France, quand on est jeune c’est symbolique. Encore plus d’avoir été titulaire avec des joueurs connus aujourd’hui comme Saivet et Obertan. Quand on rentre dans le stade, on se dit que c’est ici que la France a gagné la finale de la Coupe du Monde. C’est une enceinte pleine d’histoire. On avait pris plein de photos, de vidéos. L’année d’avant, j’y avais déjà joué en lever de rideau de la finale de la Coupe de la Ligue contre Lyon.

Le match en lui-même

Pour gagner ce genre de match, il va falloir beaucoup courir et montrer beaucoup de solidarité. Les joueurs sont programmés pour aller en haut, ils sont intrinsèquement plus armés. Il faudra répondre par nos valeurs collectives, contre Saint-Etienne ça avait déjà été dur. On s’attend au même genre de match.