ITWLigue 2

Alexandre Ramalingom « Je n’ai pas pu faire la saison que je voulais »

22/06/2019 à 12:37

Première journée de championnat de Domino's Ligue 2, à Nancy. Alexandre Ramalingom marque son premier but pour l'AS Béziers. Les émotions se bousculent... c'est une superbe récompense pour celui qui vient de signer pour le club héraultais en provenance du Marignane Gignac FC qui évolue alors en N2. Mais le rêve est de courte durée... il se transforme même en cauchemar. Tout de suite après sa première réalisation, l'ancien attaquant de l'AC Ajaccio se blesse à l'épaule et doit se faire opérer. Il ratera une bonne partie de la saison. Un ascenseur émotionnel que nous raconte le joueur lui-même, dans une interview exclusive.

Alexandre, comment s’est passée votre saison à l’AS Béziers ?

Ce n’était pas une bonne saison car elle ne s’est pas passée comme prévue. J’aurais préféré faire une saison pleine… mais on peut dire que c’est positif quand même car c’est une bonne année d’apprentissage. Je n’avais pas vraiment connu le monde pro avec l’AC Ajaccio. Là, j’ai eu la chance d’être quelque fois titulaire et même de marquer, c’était lors de mon premier match d’ailleurs. Cette année m’a permis de mieux connaître ce niveau-là. Après, j’ai des regrets bien sûr car je n’ai pas pu faire la saison que je voulais par rapport à cette blessure.

Pouvez-vous nous raconter cette blessure ?

C’était lors de la première journée de championnat à Nancy. Après mon but, j’ai toutes les sensations possibles. Je marque puis ensuite je me blesse. On s’est posé la question : doit-on opérer ou pas ? Ce n’était pas la première fois que j’avais des problèmes avec mon épaule. On se disait qu’en la musclant, ça allait mieux tenir. J’essayais de me mettre dans la tête que ça tiendrait jusqu’à la fin de la saison mais on s’est rendu compte que je ne pouvais plus attendre. Après le match contre Lorient, on a décidé de me faire opérer.

Juste après avoir marqué, c’est dur…

Oui, en plus j’étais content de marquer mon premier but en Ligue 2. Pour un attaquant, c’est toujours bien de planter, en Ligue 2 c’est encore mieux et en plus lors de mon premier match en tant que titulaire, c’était parfait.

Collectivement, comment jugez-vous votre saison ?

Collectivement, c’est un échec parce qu’on est descendu. Avec la qualité qu’on avait, on se devait de faire mieux mais on ne méritait pas ça. Sinon, j’ai connu plein de bons mecs. C’était un bon groupe et il n’y avait pas trop de tensions. L’adaptation s’est bien faite, on m’a bien accueilli et le groupe vivait bien.

Comment avez-vous vécu votre passage du Marignane Gignac FC à l’AS Béziers ? C’est un club plus développé ?

C’est plus développé à Béziers mais j’ai eu la chance de ne pas trop être dépaysé car c’était un club de N1 qui montait. Petit à petit, ils se professionnalisaient. Cela m’a permis de m’adapter. Mais j’avais déjà connu le monde pro à Ajaccio, je savais à peu près ce que c’était.

Avez-vous senti la différence de niveau entre la N2 et la Ligue 2 ?

On le ressent mais ce n’est pas pour autant qu’un joueur de CFA ne peut pas jouer en Ligue 2. C’est du sérieux, du travail et il faut être à l’écoute car il faut beaucoup plus de rigueur tactique. C’est beaucoup de boulot et je pense que si un joueur a les qualités pour, il réussira s’il est sérieux. Mais il y a une différence, c’est sûr…

Dans votre parcours, avez-vous croisez des joueurs de niveau N2 qui pourraient jouer au niveau Ligue 2 ?

Il y en a beaucoup… mais certains n’ont pas eu la chance de pouvoir le prouver. C’est là que réside la difficulté aussi, c’est qu’il faut que quelqu’un vous donne l’opportunité de pouvoir vous exprimer à ce niveau-là. Mais on observe une augmentation des joueurs de N2 qui signent pour des clubs de Ligue 2. Ça veut dire que ça réussit un minimum !

L’aventure va-t-elle continuer avec l’AS Béziers ?

A l’heure actuelle, je ne sais pas encore. Je ne suis plus sous contrat, je suis un joueur libre. On est en train de discuter pour voir si c’est possible de continuer ensemble ou pas.

Avez-vous continué à suivre votre ancienne équipe de Marignane Gignac ?

Oui, j’ai suivi leur saison. Je suis venu voir quelques matchs à Marignane. Dès que je pouvais, j’y allais ! C’est dommage qu’ils descendent… Je ne vais pas débattre mais je pense qu’ils n’ont pas eu ce qu’ils méritaient. C’est le foot ! Ce n’est pas toujours le meilleur qui monte et ce n’est pas toujours le moins bon qui descend.

La provence et la région méditerranéenne vous manquent-elles ?

Ça ne dérange pas d’être autre part. Puis Béziers, ce n’était pas loin, à seulement 2 heures. Je ne suis pas forcément attaché à une région pour jouer au foot. Ici ou ailleurs, ce qui me plaît, c’est jouer !

Êtes-vous resté en contact avec vos anciens coéquipiers du MGFC ?

Oui, je suis en contact avec pas mal de joueurs grâce aux réseaux sociaux. On avait un bon groupe qui vivait bien aussi. En plus, on est monté, donc on a vécu de bons moments.

Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

Beaucoup de buts et d’essayer de jouer au plus haut niveau possible.

Crédit photo : Midi Libre

34