Terrains synthétiquesRapport

« Un risque peu préoccupant pour la santé » selon l’Agence de sécurité Sanitaire

18/09/2018 à 10:29

L'Agence Nationale de Sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) vient de publier son rapport sur les terrains synthétiques et leurs dangers. Des espaces de jeu que pointait So Foot, dans une enquête parue fin 2017.

« Depuis quelques années, l’utilisation croissante des granulats de pneus pour les terrains de sports et aires de jeux suscite des inquiétudes quant à leur éventuel impact sur la santé et l’environnement. L’Anses a analysé les études et expertises actuellement disponibles sur le sujet et rapporte les principaux constats quant aux risques potentiels liés à l’utilisation ou la mise en place de terrains synthétiques. Les études existantes concluent à un risque peu préoccupant pour la santé et évoquent des risques potentiels pour l’environnement. L’Anses souligne cependant des incertitudes liées à des limites méthodologiques et un manque de données. L’Agence propose donc des axes de recherche prioritaires qui permettront de consolider les données et de compléter ainsi les évaluations de risque déjà disponibles au niveau international ». Voici comment l’Agence National de Sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) ouvre son rapport sur le danger des terrains synthétiques pour les membres du monde du football ou l’environnement.

« L’Agence a recensé plus d’une cinquantaine d’études et expertises publiées au niveau international sur les risques liés aux terrains synthétiques, notamment par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) et l’Institut néerlandais pour la santé et l’environnement (RIVM). Ces travaux portent principalement sur les terrains de sport synthétiques », est-il écrit. « Les études concluent majoritairement à un risque négligeable pour la santé des sportifs et des enfants. Les analyses épidémiologiques existantes ne mettent pas en évidence d’augmentation du risque cancérogène, en particulier des lymphomes et leucémies, associée à la fréquentation ou la mise en place de terrains de sport synthétiques, et ce notamment, au vu des faibles concentrations de substances cancérogènes émises ou relarguées par les granulats de pneus. »

Mais l’ANSES ne s’arrête pas là. Elle met d’abord en avant le risque environnemental. Et s’attache à aller plus loin dans la recherche du risque sur la santé. « L’Agence recommande donc de procéder à une analyse plus large des polluants contenus et émis par ces granulats, en particulier concernant les poussières susceptibles d’être émises afin notamment de préciser les expositions professionnelles. »

Crédit : DR

 

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