Coupe de France32e

Yamin Benlefki « Demain, je me lève pour gagner ! »

05/01/2018 à 16:37

Yamin Benlefki, le joueur de Fabrègues se confie à la veille de rencontrer Bourg-Peronnas en 32e de finale de Coupe de France. Le milieu de terrain veut à tout prix que ses co-équipier n'oublient pas l'aspect compétitif de la rencontre de demain, malgré le côté exceptionnel du match.

Comment vous vous préparez pour ce match ?

On se prépare bien, peut-être qu’on ne réalise pas forcément parce qu’on n’y est pas encore, on verra demain matin. C’est une équipe que l’on respecte. C’est une équipe de L2, bien sûr qu’ils sont ultras favoris face à une équipe de N3. Il n’y aura pas d’effets de surprise.

Quel type d’équipe vous vous préparez à affronter ?

Ils vont venir pour gagner un match, cela va être une fête pour nous, mais eux, ils viennent se qualifier, c’est des pros. Demain, on va aller sur le terrain pour gagner un match, nous sommes des compétiteurs, on peut perdre, c’est forcément probable que l’on perd, mais si je me lève demain matin, c’est pour aller gagner un match de football. Nous, il va falloir que l’on arrive avec les dents longues sur le terrain.

Quelles sont vos chances selon vous ?

Nous voulons à tout prix prouver qu’une fois sur le terrain, il n’y a pas de différence. Ce sera onze homme contre onze hommes. Notre force, ce sont nos trois de devant : nous avons trois joueurs : Gomez, Morgan et Kévin. J’ai joué en National et je n’ai jamais vu trois joueurs aussi forts, après il faut qu’ils arrivent plus à jouer ensemble. S’ils y arrivent, nous serons inarrêtable. Notre défenseur central, Quentin Gau, c’est le patron de l’équipe, c’est la classe incarnée. Je pense sincèrement que nous avons nos chances.

Est-ce qu’en tant qu’amateur vous avez envie de prouver quelque chose demain ?

Bien sûr ! Nous avons tous les mêmes parcours, sauf qu’à un moment donné, les choses ont souri à d’un et pas à d’autres. Eux, ce sont des professionnels, ils mangent, dorment et joue au football. Moi, je travaille, dès que je sors du travail, je m’entraîne, je rentre tard à la maison. Le week-end certains déplacement sont compliqués, j’ai la chance d’avoir une femme qui me permet de tout faire pour jouer à ce niveau, c’est grâce à elle que je vais pouvoir jouer un 32e de finale de Coupe de France. Donc, oui, il va falloir que l’on prouve que malgré la différence de niveau, nous n’avons rien à leur envier.

Un dernier mot ?

Oui, un énorme même pour notre coach, Nicolas Guibal qui est très méritant. Avec peu de moyens, le plus petit budget de N3, nous sommes 5e du championnat et en 32e de Coupe de France. C’est son rêve, il est en train de le réaliser et nous sommes fier de pouvoir l’aider à le faire. C’est le plus grand passionné que j’ai croisé dans ma carrière de footballeur. Nous lui sommes énormément reconnaissant parce qu’il fait tout ça pour nous, pour l’équipe.

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