Coupe de France3e tour

Un exploit de plus pour l’US Vern

11/09/2017 à 16:40

Hier, Vern a une nouvelle fois sorti une équipe hiérarchiquement supérieure. Parmi les protagonistes, Florian Gillet et Florentin Saint-André reviennent sur cette victoire à Mordelles (1 - 2). Le premier est revenu il y a quatre ans, après des expériences à la TA et au Stade Rennais. Le second est arrivé de Guichen au mois d'août, il est capitaine et éducateur sportif du club. Penalty manqué, barre transversale, coaching gagnant, supporters en feu, communion générale... le milieu gauche de 23 ans et le milieu défensif de 26 ans ont vécu un des moments que seule la coupe peut offrir. Interview croisée

Quelles sont vos émotions au lendemain de cette qualification ?

Florian Gillet : Tout d’abord, de la joie. Pour un petit club comme nous, c’est formidable d’accéder au quatrième tour. Il faut savoir que Vern l’a fait en 2004. Ils avaient perdu au quatrième tour contre l’AS Vitré, qui évoluait en CFA2. C’est la deuxième fois qu’on atteint ce stade. C’est une grande fierté pour tout le club, pour les personnes qui s’y impliquent : les bénévoles, les membres du bureau… On peut être un exemple pour les jeunes de l’US Vern, j’espère qu’ils vont s’inspirer de nous pour réaliser les mêmes performances tout au long de la saison. On espère être le moteur du club pour ces catégories.

Florentin Saint-André : Je suis fier de marquer l’histoire du club dès ma première année ici. Il faut savoir que Vern n’a eu qu’une seule fois les maillots. On est passé sur un match à rebondissements avec un scénario favorable. C’est plaisant de vivre de telles émotions. Ça permet de souder tout un club : les membres du bureaux, les bénévoles, les dirigeants, les supporters et les jeunes qui sont venus nous voir.

Mordelles a laissé passer sa chance, le coaching a fait la différence

Sachant que Mordelles évolue une division au-dessus, comment vous aviez abordé ce match ?

F.G. : On a sorti Chartres (1 – 0 ) au tour d’avant, ils évoluent en R3. On savait qu’on n’était pas favori, mais on a réalisé un exploit au tour d’avant donc pourquoi pas le rééditer ? On était mené un but à zéro dès la 20e minute. On est revenu aux vestiaires avec ce handicap de un but, mais on était toujours en vie. A deux à zéro, ça aurait été plus difficile. Le tournant du match a eu lieu à la 60e minute. François Coeur Quetin arrête un penalty, et Mordelles touche la barre cinq minutes après. On s’est dit que la chance avait tourné de notre côté. Nos supporters ont poussé, ils étaient une quarantaine à avoir fait déplacement. On a égalisé vers la 70e minute, but de Hamon sur une passe de Ledard. Hamon venait d’entrer en jeu. A la 85e minute, c’est la délivrance. Je fais la passe à Maillard qui marque le deuxième but. Maillard était remplaçant lui aussi. Il y a eu une grosse joie à la fin du match, on a réalisé un nouvel exploit. C’est que du bonheur d’être au quatrième tour.

F.S.A. : C’est vrai qu’on n’était pas favori. On savait qu’on allait subir et qu’on allait avoir des temps faibles. A 0 – 0 ou à 1 – 0 pour eux, l’écart n’était pas fait. C’est ce que j’ai dit dans les vestiaires, il fallait être à 0 – 0 ou à 1 – 0 à la mi-temps. On allait avoir une occasion, c’était sûr. On allait avoir un temps fort, c’était sûr. Une fois qu’on a égalisé, la dynamique s’est inversée. On n’avait aucune pression, on était le petit sur ce match.

Vous avez senti une différence de niveau sur le terrain ?

F.G. : Quand même ouais, ils avaient plus de maîtrise que nous. Après, on était bien en place. Au fil des minutes, ils commençaient à allonger le jeu. Au fur et à mesure, on s’est lâché. On a fait sortir notre bloc qui jouait plus bas en première mi-temps. On les a pressés et agressés, on a récupéré le ballon plus haut. Ce qui nous a permis de nous créer plus d’occasions et de concrétiser au final.

F.S.A. : C’est exactement ce qu’il s’est passé. Ils nous étaient légèrement supérieurs de toute façon, mais on a marqué sur nos occasions. Ça s’est joué à l efficacité.

Quel(s) souvenir(s) allez-vous garder de cet après-midi ?

F.G. : La communion entre les joueurs et les supporters. Et la cohésion du groupe qui était encore plus forte à la fin du match.

F.S.A. : La joie que ça a procuré à nos supporters qui sont venus. Ils étaient en feu ! A la fin du match, c’était l’explosion. C’est le souvenir que je vais garder.

« On a une préférence pour la TA »

Il reste trois D1 en lice, dont vous, vous avez des préférences au tirage ?

F.G. : On sait qu’on peut prendre des grosses équipes. On a une préférence pour la TA rennes. On aimerait prendre une grosse équipe pour avoir une grosse fête à Vern.

F.S.A. : C’est ce qu’on s’est tous dit après le match : jouer à domicile, contre un gros. Plus les tours avancent, plus on a de chances de se faire sortir, autant que ça soit contre un gros. Une équipe de N3 ou une R1, ce serait bien. Une N2, ça serait le top.

Ce cri de guerre Florian, c’est toujours toi qui t’en charges ?

F. G. : Ouais, j’aime rester sur ce cri car il implique les coachs et les joueurs. Il met une bonne ambiance dans les vestiaires. Je change parfois mais ils aiment bien celui-là. Il y a plusieurs variantes, j’aime bien changer un petit peu à chaque fois.

Propos recueillis par David Guitton

La joie de l’US Vern :

Publié par US Vern Football Officiel sur dimanche 10 septembre 2017

 

Crédit vidéo : US Vern