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G. Cornu (CPB Bréquigny) : « On veut faire la différence chez nous »

09/06/2018 à 13:56

Bréquigny connait ça. Largement vainqueur contre Kerfeunteun, la formation de Gwenaël Cornu a rendez-vous avec Châtenoy-le-Royal (71) pour accéder à la Division 2. Face à un adversaire qui a terminé à la seconde place de son championnat de R1, l'entraîneur rennais a envie de prendre le pouvoir. Rendez-vous demain, à 14 heures, à la plaine de jeux de Bréquigny.

Sachant que vous êtes champions depuis février et que vous êtes sortis assez rapidement de Coupe. Que vous avez plusieurs joueuses qui ont l’expérience des barrages et que c’est une première pour vous. Comment abordez-vous cette double confrontation ?

Le fait d’avoir été championnes rapidement, c’était une bonne chose pour être sûr de jouer les barrages. C’était l’objectif principal donc c’est très bien. Après, on avait quand même envie de bien figurer dans cette coupe. On avait joué à Mordelles, ce n’était pas du tout un match plaisant à jouer, c’est les aléas du football. C’était aussi un objectif d’aller le plus loin possible dans cette compétition même si on n’aurait pas pu jouer la finale (les finales régionales sont programmées demain), ça a été raté. Après ça, les deux derniers mois ont été assez longs parce qu’il faut toujours garder les joueuses au beau fixe pour continuer à être en forme entre autre. On connaissait Quimper donc on l’a plutôt bien abordé et maîtrisé. Châtenoy-le-Royal, c’est vraiment une équipe inconnue pour nous à la base. On a pris quelques renseignements évidemment. Après, ce n’est pas automatiquement l’adversaire qui me fait le plus peur, c’est mon équipe, même si on a des certitudes. On sait ce qu’il faut faire. Si les joueuses écoutent et appliquent bien les consignes, je ne vois pas pourquoi ça se passerait mal.

Est-ce que la double descente des Seniors hommes influe sur l’importance de ces barrages et sur l’effervescence qu’il y a autour ?

Oui, automatiquement. La descente des garçons n’était pas prévue au programme malheureusement. Pour le club, c’est une grosse déception. Il faut impérativement que les féminines puissent faire deux bons matchs pour éventuellement monter. Pour finir du mieux possible et pour remettre un peu de joie et de sourire à tout le monde. Bréquigny est une grosse machine, on s’entraide et on s’encourage. Les joueuses et les joueurs se connaissent, les uns vont voir les autres. Les garçons, les dirigeants et les parents seront là pour encourager cette équipe féminine.

Quels ont été vos mots aux entraînements cette semaine ? Quelle est votre approche ?

Il n’y a pas grand différence par rapport à Quimper. C’est des doubles confrontations, c’est des matchs qui sont évidemment très importants. Autant en championnat, on peut éventuellement rater un match et ce n’est pas ça qui fait qu’on ne va plus pouvoir jouer le titre en principe. Là, c’est à double tranchant donc on doit être performant tout de suite en sachant qu’on joue le premier match à domicile. L’objectif, c’est de faire la différence chez nous. A nous d’être sérieuses, de mettre un maximum d’intensité pour pouvoir battre cette équipe de Châtenoy.

A quel type de rencontre vous attendez-vous ?

Je ne sais pas. Autant l’adversaire, je ne peux pas le gérer, autant mes joueuses, je peux les gérer. Si je leur demande de mettre du rythme et de ne pas leur laisser le choix, elles le feront ou elles essaieront de le faire. Voilà ce que j’attends de mes joueuses, au moins sur la première mi-temps : se donner à fond pour essayer de faire la différence très vite. Je n’ai pas peur, je crois en elles. J’invite tout Rennes et son agglomération, tous ceux qui aiment le foot féminin, à venir encourager Bréquigny demain.

Crédit photo : Karim Lazreq