R3 (Gr. K)18e j.

J. Alletz (AS Trélivan) : « Je me méfie quand même de Combourg »

06/04/2018 à 17:36

Il reste cinq journées et Trélivan est en course pour la montée en R2. Dimanche, l'AST se déplace à Combourg pendant que Saint-Malo (3e, 32 points) accueille Pleudihen (1er, 36 points). Après un intermède de quatre ans à Evran, l'entraîneur de Trélivan, Jérémy Alletz, se retrouve parmi les protagonistes d'un scénario excitant pour sa première en tant que numéro un. Interview

Il reste cinq journées et vous êtes à quatre points du leader. J’imagine que vous pensez aussi aux meilleures secondes places en vue de la montée…

On sait qu’il y a cette possibilité mais on n’y pense pas. C’est encore trop frais pour faire des calculs. On a deux matchs hyper importants, contre le dernier et l’avant-dernier. Sur le papier, c’est abordable mais je connais mes joueurs maintenant et je sais que ce sont les matchs les plus difficiles pour nous. C’est une histoire de motivation. Quand on rencontre un adversaire soi-disant plus faible, on peut avoir tendance à prendre le match par-dessus la jambe. Je me méfie.

On est dans la dernière ligne droite. J’imagine qu’au-delà de l’environnement, des conditions de jeu et de la qualité de l’adversaire là.

Je pense qu’elle et là, mais je me méfie quand même de Combourg. Pour moi, le classement ne reflète pas forcément leur niveau. C’est une équipe qui joue quand même au ballon. Je pense qu’ils ont un problème offensif, on l’a vu au match aller. Sinon, dans l’organisation et la construction, c’est pas mal. Ça fait onze journées qu’on n’a pas perdu, on y va avec une confiance, on est au taquet. En plus, on ne prend pas trop de buts. Je ne vais pas dire que je suis inquiet, je me méfie mais je suis quand même confiant.

L’ancien gardien de but de l’AST espère que son expérience servira à ses joueurs

Allez-vous avoir le réflexe de regarder le score du match entre Saint-Malo et Pleudihen après le match ?

Oui, on va regarder. Je sais que les joueurs attendent ça avec impatience, moi, un peu moins. On sait que ce match peut être décisif et qu’il est capital. Si Pleudihen l’emporte, je les vois mal craquer derrière. Je pense que c’est le dernier match pour recoller et mettre une pression. On attend un faux, à nous d’assurer.

A titre personnel, avez-vous vécu ce genre de scénario ?

Oui, en tant que joueur avec Trélivan. Ce n’est que ma première année en tant que coach. J’en ai déjà parlé aux joueurs. C’était il y a quatre ans, quand je suis revenu au club. On était avant-dernier à mi-saison et on termine champion. On a fait un sans fautes sur la deuxième partie de saison. Forcément, je me sers de cette expérience pour que ça perdure et pour que ça serve.

Souhaitez-vous ajouter un mot ?

Oui, je tiens à souligner l’état d’esprit de mes joueurs. On n’a pas perdu depuis mi-novembre. On est assez confiant, on est assez costaud défensivement. Je tenais à féliciter mes joueurs pour l’investissement qu’ils ont mis. Ils ont pris conscience qu’il y a moyen de faire quelque chose.

Propos recueillis par David Guitton