N2 (C)18eme journée

Michel Sorin : « On se met la pression tout seul parce qu’on a envie de se maintenir »

30/03/2019 à 10:55

L’AS Vitré se déplace ce soir sur le terrain du FC Mantois 78 afin de disputer le match en retard de la 18eme journée de N2 , initialement prévu courant du mois de février. Actuellement 15emes avec 24 points au compteur, les joueurs vitréens voient l'occasion de faire la bonne opération avec un grand pas au classement. Entre le parcours en coupe de France et le maintien en ligne de mire, Michel Sorin, l'entraîneur a répondu à quelques questions…

« Les choses ne sont plus pareilles pendant deux mois. »

Michel, quel bilan dressez-vous à ce stade de la saison ?

La saison a été inattendue, notamment grâce à notre parcours en coupe de France. Ca a été un moment assez exceptionnel, qui n’arrive qu’une fois tous les 100 ans dans un club amateur. Notre objectif en championnat est bien évidemment le maintien et on sait que ça va être dur chaque année. On le sait, on est déçus de notre place, mais on est pas surpris. Ce n’est pas parce qu’on a fait un parcours exceptionnel en coupe que la donne doit être la même en championnat. C’est vrai qu’une euphorie s’est créée autour de la performance qu’on a réalisé mais elle ne change en rien les objectifs du début de saison.

Comment vit-on l’après coupe de France ? Y a t’il un contre-coup physique, moral ?

Je pense les deux ! Physique, tout d’abord, mais moral également. Et c’est normal ! Quand on voit l’engouement qu’il peut y avoir autour de ce genre de compétition, l’AS Vitré n’a jamais vécu ça. On a connu et passé des moments qu’on n’oubliera jamais. L’intensité de ce genre de match est automatiquement différente, plus élevée et on essaye forcément de se surpasser pour réaliser et aller chercher l’exploit. Le contre coup arrive après, surtout en matière de récupération. On perd un peu de tout, de la fraîcheur physique, le moral qui peut parfois être en berne. Il faut également prendre en compte les cartons qu’on a pris au vu du nombre de matchs qu’on a disputé, et on est en train de les payer. Je le répète, l’objectif premier est toujours de se maintenir dans ce championnat de N2. Ce genre de parcours d’un club amateur en coupe amène un engouement exceptionnel, surtout quand on connaît une joie aussi intense. Les choses ne sont plus pareilles pendant deux mois. La N2, ça sera toujours dur. C’est différent de la coupe, il y a un rythme à avoir. On s’entraîne le soir, trois fois par semaine, mais on est un club amateur, les joueurs ont aussi des obligations professionnelles.

Justement, vous disputez un match en retard en vue du maintien. Comment jugez-vous cet adversaire de milieu de tableau ?

Ils restent sur cinq victoires consécutives et sont actuellement en pleine bourre. Ils en mettent quatre à domicile sur les deux dernières rencontres. On aborde donc cette rencontre sans pression étant donné qu’on est les seuls à jouer demain. Nous le prenons vraiment comme un match bonus. Cependant, on fera tout pour faire tomber cette équipe de Mantes, mais ce sera très dur, car comme je l’ai dit, ils sont sur une dynamique très positive. De plus, les huit derniers se tiennent en une dizaine de points, je n’ai jamais vu dans ce championnat de National 2 une fin de classement aussi serrée. Donc même si nous sommes habitués à jouer le maintien, il ne faudra surtout pas lâcher dans les têtes…

Avez-vous privilégié des axes de travail en particulier pour cette rencontre ?

Si on pouvait avoir les solutions avant de disputer les rencontres, ça serait vraiment super ! Je dirai plutôt qu’un match n’est jamais le même, que ce soit par rapport à l’adversaire, les conditions de jeu, la dynamique en cours… On l’aborde différemment à chaque fois, mais nous allons vraiment insister sur ce qu’on sait faire et mettre de côté ce qu’on ne sait pas faire. On affronte une équipe joueuse, qui marque beaucoup de buts et il va falloir de la rigueur pour arriver à aller chercher un résultat. Nous avons un club qui vit bien, sereinement, et on a la chance d’avoir du soutien au quotidien et non une pression qui peut inhiber. Cette pression, on se met la tout seul parce qu’on a envie de se maintenir.

Crédit photo : Didier Morel / Ouest France