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Pierre-Antoine Fouéré, compétiteur né et as du cri de guerre

07/02/2018 à 17:01

Licencié au FC Tinténiac - Saint-Domineuc depuis qu'il a six ans, Pierre-Antoine Fouéré s'éclate en U15 cette saison. Attachant, le jeune joueur affiche un tempérament de leader et une aptitude à galvaniser ses coéquipiers. Portrait d'un gars du coin, d'un footballeur en herbe et d'une voix qui raisonne dans les vestiaires du FCTSD.

Bien éduqué et à l’aise quand il s’exprime, Pierre-Antoine Fouéré est un jeune footballeur au tempérament déjà bien affirmé. A treize ans, le fils d’agriculteur n’a connu que les couleurs du FC Tinténiac – Saint-Domineuc. Une fidélité naturelle pour le garçon du coin. En effet, il habite à Saint-Domineuc et est inscrit au collège de Tinténiac. Compétiteur dans l’âme, il est un leader sur et en dehors du terrain. Son entraîneur, Quentin Leforestier, ne le cache pas, il est ravi de pouvoir compter sur sa fougue : « C’est déjà un meneur d’hommes, dans le bon sens du terme. On a joué un match contre Saint-Malo en début de saison, il n’était pas là et ça s’est vu. Sur le terrain, personne ne parlait et n’encourageait. Je l’ai mis capitaine en début de saison. Il n’a plus le brassard mais ça n’en reste pas moins un meneur d’hommes. »

Un caractère bien trempé et Sergio Ramos comme idole

Un après-midi sur le synthétique de Saint-Domineuc suffit à se faire une idée du jeune homme : attachant, impulsif, contagieux. Impulsif parce qu’il est capable de bouder quand son entraîneur ne l’autorise pas à tirer un coup-franc. Attachant parce qu’il sait tourner la page et se remettre rapidement dans le match. Contagieux parce qu’il embarque ses coéquipiers dans son sillon. Surnommé « Papane » depuis qu’il est petit, Pierre-Antoine est à la maison comme au foot : capable de sortir du bon chemin et de revenir sur ses pas dans les minutes qui suivent. Son père l’atteste, « il est plein d’énergie, il faut que ça bouge ». Le cœur avant la raison et le regard vif.

Si il tient en place au collège, il aime le football parce que ça lui permet de se défouler et de partager ses victoires avec ses copains. Demandeur, il est « toujours content d’aller aux entraînements et aux matchs le week-end ». Son joueur préféré ? Sergio Ramos. « J’aime sa manière de jouer et parce qu’il est fort aussi. » Pierre-Antoine partage sans doute le côté sanguin et la couleur du tempérament de l’andalou. Il faut rappeler qu’il a perdu le brassard en cours de saison… Son coach tempère : « Ça lui arrive de sortir de son match mais c’est compréhensible à cet âge. On est là pour le reprendre. Il y aura d’autres opportunités et pourquoi pas la deuxième année pour le récupérer en U15 ». Quand il peste, c’est contre lui-même. Son encadrant n’a jamais entendu un mauvais mot envers ses camarades. Q. Leforestier resitue l’évolution de son joueur : « Il y a du mieux, il est sur la bonne voie. Il peut répondre quand on le recadre mais je le comprends, je suis joueur de foot moi aussi. Quand je suis dans mon match, je ne réponds pas toujours comme il faut à mes coachs. C’est normal, on est dans l’adrénaline ».

Le numéro 4 de Ramos

Capitaine ou pas, Papane continue à se charger des échauffements, à encourager ses coéquipiers et à donner de la voix sur le terrain et dans les vestiaires. On appelle ça un pilier, un leader.

L’objectif affiché est de faire monter la B en D2 en fin de saison. Papane retrace le parcours des siens : «  On a bien débuté, on a fait ce qu’il fallait, on s’est bien battus sur le terrain. Si possible, j’espère ne faire que des cris de guerre jusqu’à la fin de la saison. C’est ce qu’on veut tous ». Capitaine ou pas, il va tout faire pour. Positionné à gauche de la défense depuis trois matchs, il ne se pose pas de questions. Son credo, c’est d’aller vers l’avant et de provoquer son adversaire direct. Un style qui contamine le reste de l’équipe, une attitude toujours positive. Son coach est clair, « c’est vraiment un avantage de l’avoir. A cet âge, il y a encore beaucoup de jeunes qui sont introvertis, qui n’osent pas s’exprimer oralement mais ils le font en jouant ». Lui, il fait les deux. Il s’exprime en jouant et par la voix. A treize ans, il est en avance sur le plan de l’autonomie. Si le staff est aussi là pour booster les troupes, l’activité du fan de Ramos représente un plus.

La voix de Papane… Après-matchs mythiques dans les vestiaires du FCTSD !

Le cri de guerre fait partie des moments savoureux après une victoire. Dans la réserve des U15 du FCTSD, Pierre-Antoine régale et donne le ton. Il faut voir l’énergie et la passion qu’il met dans les vestiaires pour comprendre combien il aime le football. Placé au centre du cercle, il est capable de s’époumoner pour célébrer chaque buteur du jour. Autour de lui, un joueur qui n’est pas des plus à l’aise, d’autres qui se regardent pour suivre le meneur, un autre appliqué pour être à la hauteur… Il y a de tout et il y a surtout Papane et son cri inspiré des vidéos Youtube qu’il regarde pour les apprendre. Il est clair là-dessus : « On a un seul cri de guerre et ça ne bougera pas ».

Avec ou sans brassard, il jouera chaque match pour le gagner. Avec ou sans brassard, il lancera le prochain cri de guerre. Plus tard, Pierre-Antoine Fouéré veut prendre la relève de son père. En attendant, il profite de chaque rendez-vous footballistique pour propager son goût pour le ballon rond.

Propos recueillis par David GuittonD

De gauche à droite sur la photo : P.-A. Fouéré et son entraîneur, Quentin Leforestier

 

Allez, encore une joie collective des U15 du FCTSD avec Papane à la baguette…