District2017/2018

R. Piel (US Corps-Nuds) : « C’est la renaissance d’un club »

07/06/2018 à 16:55

Corps-Nuds revient de loin... Dans le trou en 2016, les Seniors ne comptaient plus qu'une vingtaine de licenciés et venaient de supprimer une équipe. Revenue d'outre-tombe, l'US a connu trois montées cette année : de la D5 à la D3 pour la réserve, de la D3 à la D1 pour la A. Le secret ? L'ambiance, un recrutement bien senti et une gestion des effectifs optimale ! Romain Piel revient sur le millésime 2017/2018. 100 % cornusien, le capitaine et défenseur central de 32 ans est comblé.

Vous sortez d’une saison exceptionnelle avec trois montées pour deux équipes. Que retenez-vous de cette année ?

C’est la renaissance d’un club. Pour le connaître depuis l’âge de 7 ans et pour avoir vu notre grosse chute… là, c’est la renaissance d’un projet et d’un club. La dynamique est revenue avec des anciens joueurs qui étaient déjà présents, des joueurs qui sont revenus et des nouveaux venus qui étaient mutés. C’est une belle histoire parce qu’on a vraiment été tous ensemble cette année. A savoir qu’il y a des joueurs qui ont largement le niveau pour jouer au-dessus de la D3 qui ont accepté de jouer en D4 et en D5 pour aider Corps-Nuds à faire remonter les équipes en D2 et en D3 et pour avoir plus d’ambition la saison prochaine. C’est vraiment un état d’esprit de club familial qui est retrouvé et un investissement des joueurs qui ont joué à des niveaux qui n’étaient pas les leurs. C’est chouette.

J’imagine que ça a été un vrai travail de les recruter, de les mobiliser et de les fédérer sur une saison complète… C’est vraiment l’état d’esprit et l’ambiance qui ont été importants ?

Oui. On a eu l’avantage et la chance de faire un début de saison tonitruant. La A a été première dès la 2e journée et n’a pas lâché sa place parce qu’on a tout donné d’entrée. C’était la galère parce qu’on était limité à deux mutés en D3 donc il fallait faire tourner. Les joueurs l’ont bien compris parce que c’était dans le deal dès le départ. On avait aussi ciblé des groupes d’amis pour créer directement des affinités en A et en B, ça a permis de créer de la cohésion et de les faire adhérer au projet. Derrière, l’ambiance et les performances ont fait le reste du travail. Quand tout roule, que chacun se donne à fond et joue le jeu quelle que soit l’équipe, ça paye forcément. Vu le départ de la A, on a très rapidement vu qu’on pouvait homogénéiser les équipes. Je ne vais pas dire que la B valait la A mais pas loin. Au mois de janvier, les groupes étaient clairement homogénéisés pour mettre le paquet sur les deux tableaux.

« Si on ne montait pas cette année, j’arrêtais le foot »

Vous revenez de loin quand on connait l’historique du club…

Oui. On était en D2 il y a deux ans, on était redescendu l’année dernière. On était une quarantaine de joueurs et on avait perdu la moitié de l’effectif, on a dû supprimer la B par manque d’effectif et on est descendu. C’était une année hyper galère, la vingtaine de joueurs a bien voulu jouer le jeu en resignant déjà et on a fait venir du monde pour relancer le club. C’était un projet ambitieux parce que quand tu supprimes une équipe, que tu redescends, qu’il faut en recréer deux et viser deux montées voire trois… C’est intéressant mais faire jouer des joueurs en D3, D4 et D5, c’est pas kiffant.

Une fois le recrutement bouclé, est-ce que vous vous attendiez à vivre une saison aussi belle ?

A partir du moment où on connaissait la liste des joueurs… Aussi belle, pas forcément. Je ne vais pas dire que c’était écrit d’avance mais on avait clairement une équipe qui ne valait pas la D3. Avec le potentiel des joueurs, on savait que la montée en D2, c’était clairement qu’un check up. On n’avait pas le choix. Si on ne montait pas cette année, j’arrêtais le foot. On était obligé de faire de faire au moins une montée en D2 et D4. Au milieu de la saison, l’effectif était clair, c’était D2 et D3 et il fallait se donner les moyens d’y arriver. Cette saison était un peu particulière pour nous parce ça a vraiment été plus un état d’esprit de club avec deux équipes très proches. Il y avait des joueurs en B qui avaient largement leur place en A et ils étaient là pour faire monter les équipes. Tout le monde a joué le jeu et c’est plus un groupe qui a fait monter les deux équipes.

La D1 en ligne de mire

Quand on connait le passé, j’imagine que l’objectif est que cette saison ne soit pas qu’un feu de paille…

Oui, tout à fait. On sait déjà qu’on perd deux ou trois joueurs mais c’est la logique de tout club avec des arrêts et des changements de ligue. Maintenant, ces départs sont déjà compensés par plusieurs arrivées dont David Nouvel. On a vécu une saison galère et le but n’est pas de reconnaître ça. Une partie des joueurs qui étaient partis il y a deux ans sont revenus pour rester. Le but, c’est de continuer à recruter pour augmenter la concurrence et pour avoir des équipes encore plus performantes.

L’arrivée de David Nouvel en tant qu’entraîneur-joueur s’inscrit dans cette logique et dans vos ambitions ?

Oui. Notre point fort, c’est le côté proximité avec les joueurs, le côté très familial. On fait des choses ensemble et on avance. Derrière, le but c’est de monter un minimum pour que la mairie avance. On est un groupe de potes au sens large, ça va de 18 à 35 ans et on a tous appris à se connaitre. Il y a de petits évènements et le but c’est d’avoir un lien entre nous sur le terrain et en dehors. C’est ce qui fait la force de Corps-Nuds. L’objectif, c’est clairement de monter en D1 et de maintenir la B au minimum.

Le Onze de choc de David Nouvel

Souhaitez-vous ajouter un mot ?

Un grand merci aux joueurs qui ont bien voulu jouer le jeu et accepter de s’inscrire dans le projet en intégrant n’importe quelle équipe. C’est chouette. Et merci au staff et aux bénévoles. Mine de rien, c’est un investissement pour tout le monde et Dieu sait que c’est dur de trouver des bénévoles. On en a et on les remercie.

Avis aux amateurs, Corps-Nuds commercialise ses maillots !