Coupe de France5e tour

Sorti par la petite porte face à Plédran, le CJF est fier de son parcours

11/10/2017 à 20:55

En R3 cette saison, l'équipe de Jonathan Barenton peut garder la tête haute malgré la lourde défaite qu'ils ont concédée à Plédran (5 - 1), dimanche. L'entraîneur du Cercle Jules Ferry revient sur ce match et sur ce parcours, avec encore une pointe de frustration et beaucoup de motifs de satisfaction.

A froid, quelle est votre impression après cette élimination ?

Nous avons joué une équipe qui est techniquement supérieure à nous. Pour accéder au 6e tour, il fallait être solide tactiquement et physiquement en exploitant la moindre opportunité. C’est ce que nous avons réalisé en première mi-temps, ce qui nous a permis de rivaliser avec notre adversaire du jour. Nous étions malheureusement en manque de réussite dans les zones de vérités. En plus des trois ou quatre opportunités gâchées, deux faits de jeu ont fait que nous étions mené 1 – 0 à la mi-temps, contre le cours du jeu. Après la mi-temps, les gars étaient concentrés et assez confiants, nous avons l’habitude de ces situations. Nous étions menés 1 – 0 au tour d’avant face à Quessoy, avant de remporter le match 2 – 1. Malheureusement, sur une action anodine, un de nos défenseurs qui se plaignait de la cuisse à la mi-temps à dû lâcher le marquage et laisser l’attaquant aller marquer. Nous avons ensuite jeté nos dernières forces dans la bataille. A ce moment là, la différence de niveau entre les deux équipes s’est faite ressentir, et nous avons encaissé trois buts et marqué une fois sur corner.

Cette lourde défaite sonne la fin de votre aventure. Quels sont vos sentiments ?

La fin de parcours est mitigée. Dans un sens, elle est belle grâce aux nombreux dirigeants, joueurs et parents qui ont fait le déplacement et qui ont fait de ce match une très belle fête. Un cinquième tour de Coupe de France est historique pour le club. Cette fin est aussi frustrante par rapport au scénario du match. Mais aussi dans le sentiment de sortir par la petite porte alors que nous souhaitions accueillir une grosse équipe pour récompenser les nombreuses personnes qui nous ont suivi sur cette belle épopée.

Est-ce que vous tirez des enseignements de cette série de matchs ?

L’enseignement principal à tirer de ce parcours est la différence de niveau que l’on est capable d’avoir d’un match à un autre. Nous sommes capables de grosses performances, comme contre Quessoy et Montauban (R2). Mais aussi du pire en passant in-extremis face à Tinténiac et à Plerguer, deux équipes évoluant en D2. Nous avons du mal à prendre le jeu à notre compte alors que nous avons les joueurs pour. Cela nous pose énormément de problèmes en R3, il va falloir travailler là-dessus et très rapidement gommer ce point noir qui nous a déjà coûté des points. Maintenant que la frustration du match de dimanche est un peu descendue, le sentiment qui prédomine est tout de même une grande fierté. Il y a cinq ans, notre équipe fanion était en D2. Nous n’avions jamais passé le troisième tour de Coupe de France et nous étions en difficulté avec nos équipes jeunes. Aujourd’hui, toutes nos catégories jeunes sont bien fournies. Nous avons de plus en plus de bénévoles, éducateurs et joueurs. Notre équipe fanion évolue en R3 et nous avons joué un cinquième tour de Coupe de France avec des jeunes joueurs du club. Leurs parents ont fait le déplacement pour nous supporter. Nous retrouvons une réelle identité club dont nous sommes très fiers, elle nous permet d’évoluer chaque année. L’objectif est de se maintenir en R3, mais il faudra compter sur nous au sixième tour la saison prochaine ! Cette Coupe de France est très belle à vivre…

 

Crédit photo : Cercle Jules Ferry Saint-Malo