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Badis Diab: « Je bossais pour des grands agents »

16/03/2017 à 15:39

Une belle rencontre avec un homme pas comme les autres: Badis Diab.

Il est sous les feux des projecteurs depuis quelques mois, ancien joueur formé à Saint-Étienne, Badis Diab (26 ans) nous raconte son incroyable ascension professionnelle et ses ambitions en exclusivité pour Actufoot41.

 

Peux-tu te présenter brièvement à nos lecteurs.

J’ai 26 ans, je suis originaire de la Drôme et je suis Franco-Algérien.

Quel est ton lien avec le football ?

J’ai toujours été baigné dans le football. Tout d’abord, j’ai été formé à l’AS Saint-Étienne avant de signer mon premier contrat professionnel en Algérie à 18 ans. Il s’en est suivi plusieurs années de disette où j’ai eu du mal à trouver du temps de jeu. J’ai enchaîné 4 clubs dans 4 continents différents en l’espace de 3 ans, pour finalement prendre la décision de mettre un terme à ma carrière à 21 ans, après un dernier passage au NK Travnik (1er div) en Bosnie-Herzégovine.

Badis sous le maillot des Verts

 

A quel moment tu intègres le centre formation de Saint-Étienne ?

C’était en 2006 que je rallie le club avec des joueurs déjà présents comme Josuha Guilavogui, Faouzi Ghoulam, Emmanuel Rivière.. J’évoluais d’ailleurs en attaque avec Idriss Saadi (KV Courtrai).

Tu décides donc après de voler de tes propres ailes.

Oui, je pars en Algérie en 2009 comme je l’ai dit précédemment avant de rejoindre Los Angeles Galaxy en PDL c’est-à-dire la réserve. A cette époque, David Beckam et Landon Donovan étaient présents au sein de l’effectif. Je ne fais pas long feu et au bout de 6 mois je débarque au Vietnam à Hanoi grâce à un agent que j’ai rencontré aux États-Unis. Au début, ça se passe bien mais au bout d’un certain temps, je ne suis plus payé. Je décide finalement de revenir en Europe.

 

Badis est un homme engagé

Avec quel état d’esprit tu retournes en France ?

(Il réfléchit) Mon envie de devenir footballeur professionnel s’estompe avec ces expériences plus ou moins réussies. A ce moment, je me pose la question : Le football est-il fait pour moi ?

Contrairement à beaucoup de joueurs qui persistent dans cette voie, toi tu t’es ressaisi rapidement.

Oui, je sais que je n’ai aucune chance de faire une carrière. Il faut reconnaitre ses échecs mais il faut aussi rebondir après.

C’est pour cette raison que tu as créé Galactik France ?

Je me suis fortement posé la question de savoir quel était ma perspective d’avenir en tant que joueur. Pourquoi je ne serais pas plus utile et plus efficace dans un secteur d’activité différent? De plus, je parle couramment Anglais, c’est un énorme avantage dans ce milieu. J’ai donc décidé de me reconvertir dans ce qu’on peut appeler « Le Football Consulting ». J’ai commencé à travailler pour des agents Européens tels que Marco Kirdemir, Christophe Mongai ou encore Paul Stretford. En parallèle, j’ai été recruteur pour des clubs Anglais et Turques où j’ai été amené à couvrir le marché Français. Après plusieurs années d’une profonde analyse du marché du football, j’ai décidé de créer le cabinet Galactik France, début 2016, aux côtés de mon ami d’enfance, Mr Karim Amrani. L’idée : proposer un service de conseils et de coaching personnalisé à destination des footballeurs amateurs.

Ici, avec ses employés de Galactik France

 

Tu as débuté avec des agents renommés…

Marco Kirdemir, c’est lui qui fait exploser le championnat turc en attirant les grands joueurs du Real de Madrid comme Guti ou Roberto Carlos. Je travaillais aussi avec l’un des meilleurs agents français, Christophe Mongai qui s’occupe de Bacary Sagna et la société Triple S de Paul Stretford avec comme joueur phare, Wayne Rooney.

Pour revenir à ta société, comment vous  fonctionnez ?

Nos conseillers suivent nos clients durant plusieurs mois et leur permettent d’évoluer sur les points les plus importants liés à l’exigence du haut niveau, tel que le développement physique et mental. À nos côtés, les footballeurs amateurs évoluent plus rapidement, et grâce à nos détections que nous organisons durant toute l’année en collaboration avec des clubs professionnels du monde entier. Ils ont ainsi l’opportunité de pouvoir faire valoir leur potentiel aux yeux des recruteurs présents. Le cabinet Galactik France a connu un succès important avec plusieurs milliers de clients en seulement quelques mois et des sollicitations de la sphère médiatique en France et au niveau international. Face à  ce succès, nous avons décidé de lancer une antenne à New York en janvier 2017. Londres est au programme avant la fin d’année. En février 2017, nous avons signé plusieurs partenariats avec des clubs Américains, notamment avec Jersey Express (PDL), pour qui nous allons organiser des détections en mars, avril et mai, dans toute l’Hexagone. La réussite et le professionnalisme du cabinet Galactik France ont convaincu les clubs Américains d’instaurer une relation basée sur la confiance.

Pourquoi les États-Unis ?

Il y a plus de 4 millions de licenciés là-bas (c’est le 2e pays au monde après l’Allemagne). C’est un marché non négligeable et très prometteur.

Comment as-tu eu cette envie de t’occuper du monde amateur ?

C’est important de noter que le football pro est saturé contrairement au foot amateur qui a besoin de se développer.

Quels sont les prochains pays ciblés ?

Les prochains pays ciblés sont la Turquie, le Qatar et les Émirats Arabes Unis avec qui nous entretenons de très bonnes relations.

Tu es aussi investi dans l’humanitaire. Comment est née en toi cette passion ?

Je ne considère pas que ce soit une passion, c’est plutôt un devoir dont je m’impose. Je pense que pour vivre en adéquation avec le monde moderne, il faut revenir en Afrique pour développer le continent. Je suis d’origine Algérienne, l’Afrique fait partie de mon histoire et de mon identité. Quand je constate toute la logistique que nous avons en Europe, ne rien faire serait une erreur, pour ne pas dire grave. La fondation que j’ai créée distribue continuellement des fournitures scolaires dans plusieurs pays d’Afrique, et participe ainsi au développement de l’éducation des enfants.

Être volontaire dans humanitaire et travailler dans le monde footballistique baigné par l’argent et les intérêts, n’est pas paradoxal ?

Il n’y a rien de paradoxal à mener une activité commerciale en Occident et participer au développement de l’éducation en Afrique. Le pire serait de s’assoir sur ses acquis et de ne rien faire.

Chez Galactik France, tenue correcte exigée

Comment vois-tu la suite de tes projets ?

Je ne sais pas encore de quoi sera faite la suite de mon parcours, je préfère vivre l’instant présent, profiter de chaque moment, être le plus utile et efficace possible.

As-tu pris le temps de regarder le site Actufoot41 ?

Évidemment. J’apprécie beaucoup Actufoot. je trouve que les articles sont très intéressants. Mettre en valeur le football sous un bel aspect est gratifiant pour tous les acteurs de ce merveilleux sport, cela nous change des journaux traditionnels qui parfois oublient l’essence même de ce sport, qui nous rassemble plus qu’il nous sépare.