Lettre à mes lecteurs

Le foot, c’était beaucoup mieux avant?

17/06/2018 à 23:27

Lettre à mes lecteurs dédiée aux anciens et aux plus jeunes...

Bien que le monde évolue suite à la conjoncture économique et sociale, le football ne peut rester insensible à de telles transformations. Effectivement, cette corrélation est inévitable et de ce fait, le foot pratiquait il y a 30, 20 voire 10 ans a subi un véritable changement à tous les niveaux. Les règles demeurent identiques, le ballon n’est plus en cuir depuis des lustres, la pelouse reste néanmoins verte et les arbitres sont toujours vêtus de noir. Toutefois, les mentalités et le rôle de l’argent ont-ils chamboulé l’amour du jeu ? Oui et non. L’égoïsme, la cupidité, l’excentricité ne sont pas apparus de concert avec internet mais ces maux existaient déjà depuis des siècles. Dans un sport souvent décrit comme « destiné à une classe populaire », certaines personnes appelées les « anciens » ne supportent plus ce changement de mentalité et d’atmosphère. Seule, la nostalgie devient l’antidote avec notamment des phrases lancinantes telles « le foot c’était mieux avant ».

Un argument tout à fait légitime mais dans la logique, tous nos ancêtres peuvent se targuer d’avoir la vécu au sein de la meilleure génération. Est-ce une vision objective ? Nul grief à tous ceux qui partagent ce point de vue. Les joueurs prennent plaisir, veulent imiter leurs idoles ou plutôt essaient. Ils portent les mêmes vêtements que les Messi ou Ronaldo à défaut parfois d’avoir leurs talents intrinsèques. Certains seront professionnels tandis que les autres seront « pro-playstation »… C’est ainsi, on ne peut pas changer la société et encore moins les mœurs. Le foot est comme il est avec ses bons et ses mauvais côtés. De toute manière, dans quelques années ce sera au tour des joueurs de cette génération de faire des reproches à leurs progénitures par « Nous à l’époque… »

     

                                                                                                                      Mohamed Bouaissa, Rédacteur en chef