ITWBénevole

Katy Machado: « Il faut donner son temps sans rien attendre au retour »

08/10/2019 à 20:39

Entretien avec Katy Machado une personne dévouée pour son fils qui s'exprime pour la première fois sur Actufoot41 pour nous parler de son amour pour le bénévolat.

Qu’est-ce qui vous a poussé à aimer le foot ?

Mon fils Cyriel !Plus jeune j’adorais aller voir des matchs en famille au Portugal mais je n’étais pas fan. J’aimais tout bonnement l’ambiance et cette joie dans les stades, aucune équipe favorite. Ma famille est addict au foot. Mon père est un ancien joueur qui ne rate aucun match à la télé. Il est passionné et en discute beaucoup avec mon fils. De mon côté, j’ai appris à aimer cette discipline avec mon fils, il a commencé dès l’âge de 6 ans, c’était son choix.

                                                                          « Il est hors de question pour moi de rester à la maison »

Quelle est selon vous la définition d’être bénévole ?

Donner de son temps, accompagner, être présent pour tous les enfants et non pas seulement pour le sien. Ne pas attendre de retour si ce n’est le sourire sur le visage de l’enfant. On apprend beaucoup à travers le bénévolat, on se sent utile et cela fait partie de mes valeurs, au-delà du foot j’ai fait du bénévolat pour diverses raisons.

Pensez-vous que le temps passé sur les terrains est une nécessité ?

(Réflexion) Nécessité peut-être pas…  mais oui je pense que le temps passé sur les terrains est « pédagogique» pour les parents, c’est un moment de partage, d’échange et de fierté. Ce sont des moments inoubliables passés avec son fils et tous les enfants que je vois grandir depuis 7 ans. On passe par toutes les phases: joie, euphorie, tristesse, colère… J’ai du mal à comprendre les parents qui déposent leurs enfants sans descendre, sans passer cet instant privilégié avec eux. Il est hors de question pour moi de rester à la maison tout en sachant que je ne travaille pas et que mon fils a son match.

Quelle est votre relation avec les éducateurs ?

Le métier d’éducateur ne doit pas être un métier simple car il doit sans cesse s’adapter et apprendre tout comme les parents. Je dirais que l’histoire m’a appris à ne pas « copiner » avec les éducateurs. Cela n’empêche pas le respect mais chacun à sa place: les parents et les éducateurs. J’ai mon rôle de mère et ils ont leur rôle d’éducateur.

Comment vous organisez vous par rapport à votre travail ?

Mon fils avec le foot et moi avec mon activité, c’est une question de gestion. Je travaille du mardi au samedi, c’est une course perpétuelle entre le récupérer aux entraînements 4 fois par semaine, l’accompagner sur ses devoirs et pouvoir suivre le samedi lors des matchs. Quand je peux poser le samedi pour venir, je le fais. Réellement, je prends 3 semaines de congé l’été et le reste de mes congés est dédié pour mon fils et ses matchs.

Etes-vous une maman poule ?

Oui bien sûr (rire) !!! Mais une maman réaliste !! Bien sûr que je peux paraître de temps en temps « trop maman poule » avec mes fils. En revanche cela n’empêche pas de savoir faire la part des choses. Etre ainsi c’est protéger mes enfants mais aussi les laisser apprendre de leurs erreurs et de leurs échecs. Sincèrement, je ne connais pas beaucoup de mamans qui ne sont pas des mamans poules, elles mentiraient.

Si vous aviez un message pour les bénévoles ?

Continuez comme ça! Les clubs amateurs ont besoin de vous, car sans eux ils n’existeraient pas. Les enfants ont besoin de vous. En effet, j’ai appris à connaitre tous les enfants de l’équipe et ils ont une place dans mon cœur. Les voir grandir il n’y a rien de plus beau. Plus généralement et au-delà des clubs amateurs, quel que soit le bénévolat, c’est une belle initiative de pouvoir donner de son temps sans attendre de retour.

Quel est votre objectif pour cette saison ?

Un beau championnat pour nos enfants, encore des souvenirs plein la tête , qu’ils s’épanouissent dans leur passion, qu’ils sachent que dans la défaite comme dans la victoire, on apprend toujours quelque chose.