Coupe de France32e de finale

Jean-Noël Cabezas (ASF Andrézieux) : « Il faut garder notre identité »

04/01/2019 à 13:38

Face à l'Olympique de Marseille, l'ASF Andrézieux-Bouthéon (N2) aura un challenge de taille. Pour Jean-Noël Cabezas, l'entraîneur, et ses hommes, il faudra donner le maximum pour espérer réaliser l'exploit et rejoindre les 16es de finale de Coupe de France.

Comment avez-vous préparé ce 32e de finale ?

Même quand on a su le tirage, on n’a pas changé ce qu’on avait prévu, avec une reprise le 29 décembre. On a donné un petit programme pour les joueurs qui partaient en vacances. Ils étaient contents du tirage, mais il fallait les faire un peu redescendre.

Pour éviter de penser trop tôt au match ?

C’est une équipe très jeune. On a des 98, des 99, des 2000. Ils sont ambitieux, à eux de montrer un bon comportement. Au-delà du résultat, ce sera le comportement à avoir pour faire du foot de haut niveau qui sera important.

Qu’attendez-vous de vos joueurs ?

On va jouer notre carte à fond, ce sera le terrain qui parlera. On va tout faire pour bien le jouer et essayer de relativiser tout ça. On a montré pas mal de vidéos, leurs points forts, leurs points faibles. Je le redis, quand on est sur le terrain, c’est un comportement à avoir, la concentration de la première à la dernière minute. Quand on ne l’a pas, ils vont dans les failles de suite. On devrai être concentré sur tout, comme sur les coups de pied arrêtés. On essaie de donner le plus d’infos possible. Il faut qu’on joue au ballon, il ne faut pas qu’on attende que Marseille fasse des fautes. On se prépare à faire des efforts, avec un jeu porté vers l’attaque, car il faut garder notre identité.

Ce plaisir est important ?

Il faut que les joueurs sur le terrain prennent du plaisir. On doit être bien dans la récupération du ballon, mais aussi dans la possession. On veut montrer des choses, dans le jeu collectif, dans la circulation du ballon. Il faut faire des efforts, car on sait qu’il faudra en faire. On doit avoir de la personnalité. On est tous ensemble.

Vous craignez que vos jeunes joueurs regardent trop les Marseillais ?

Non, je n’ai pas peur. Je ne m’inquiète pas, les joueurs vont donner le maximum. On rencontre des joueurs qui ont du talent, et même si on sait ce qu’ils vont faire, comme Thauvin quand il est côté droit et qu’il rentre côté gauche ou, face à Paris, Cavani qui coupe au premier poteau, mais le talent, c’est le talent, ça va tellement vite.

C’est un match qui vous tient à coeur ?

C’est particulier. J’ai grandi à Marseille, j’étais supporter de Marseille. C’est une passion, c’est là où ça a commencé. Mais on va essayer de jouer à 100 %, on ne va rien lâcher, on sera prêt à faire des efforts. Il ne faut pas se contenter de les regarder, sinon, à un moment, ils vont chercher la faille. A nous d’aller la chercher aussi, d’être libéré, calme et, le jour J, de répondre présent. Après, je suis un formateur, donc ce que je regarderai, c’est l’aspect mental. Marseille aura une possession plus grosse que la nôtre, mais, individuellement et collectivement, on ne doit pas lâcher. Il sera important de faire le dos rond.

C’est Andrézieux – OM, mais en tant qu’entraîneur, êtes-vous impatient d’affronter Rudi Garcia ?

J’ai côtoyé pas mal d’entraîneurs, comme Guy Lacombe, Guy Stéphan, Alain Perrin ou Pierre Mankowski. En plus de tous les entraîneurs que j’ai eu quand j’étais adjoint, et que je m’occupais de la réserve de Clermont, en CFA 2, chaque soir, après avoir fait la séance des pros le matin, et qui m’a amené quelque chose de positif. Il y a quelque chose à prendre de tous les entraîneurs. On apprend tout le temps.