Interview

Thibaud Mouchet (AS-Maine), l’entraîneur-joueur !

22/06/2020 à 16:44

Thibaud Mouchet, de la génération 87, a accepté de répondre aux questions d'Actufoot. Ce joueur d'1m95, capitaine des équipes au sein desquelles il a joué pendant deux décennies et demi, a roulé sa bosse, au nord comme au sud Loire. Marié et papa de deux petits garçons, courtier en prêt dans la vie, il a aujourd'hui posé son ballon à l'AS Maine.

Pouvez-vous nous faire part de vos débuts footballistiques ?

J’ai commencé le foot dès mon plus jeune âge. J’ai signé ma toute première licence à Bouaye. Dès l’année suivante j’ai rejoint le FC Rezé où j’ai fait toutes mes gammes jusqu’à ma dernière année, en U18. Je suis ensuite parti rejoindre mon frère, de deux ans mon aîné, au FC Bouaye, comme un clin d’oeil à ma première Licence, presque quinze ans auparavant. J’ai joué trois belles saisons là-bas, au poste de défenseur central ou latéral gauche.

Vous êtes alors en catégorie senior. Avez-vous envie de voir autre chose ?

Oui, une fois n’est pas coutume, je décide d’aller rejoindre mon frère à Pont-Saint-Martin. Je fais la connaissance de Florent Aubin, qui est entraîneur-joueur. Eric Le Dillaut lui succède et je trouve rapidement ma place au milieu. Milieu défensif ! J’y joue mes plus belles années, humainement, sportivement ! Et les résultats sont là, en quatre saisons, on atteint le niveau PH ! Je joue à ce niveau trois années encore. Et, dans cette belle dynamique, en parallèle, j’ai un autre défi : je deviens coach.  Je commence par encadrer un groupe de U8/U9, puis chaque saison, je prends la catégorie du dessus. J’y prends goût et j’entraîne successivement les U10/U11, U13, U15… je ne suis pas diplômé en encadrement mais je me nourris des compétences que m’offrent les éducateurs en place. Et j’acquiers ma propre expérience !

Vous êtes toujours joueur à ce moment-là ?

Oh oui ! Et je suis de nouveau attiré par un autre challenge. Je rejoins le FC Rezé où je joue une saison, en DSR avec l’équipe première et en PH avec l’équipe réserve. J’y joue avec Anthony Moine, celui qui deviendra le parrain de mon deuxième garçon. Le coaching m’a manqué cette année là et le club de Cordemais me propose de devenir entraîneur-joueur des seniors A, qui jouent alors en D3. Je fonce alors au Nord Loire ! C’est une saison qui se clôture, de la plus belle des façons, par une montée !

A 27 ans, pour une première licence d’entraîneur-joueur, sportivement, c’est un challenge réussi ! Renquillez-vous ?

A ce moment-là, je suis en train de faire construire ma maison à Aigrefeuille et la route devient compliquée. Je fais donc mon retour à Pont-Saint-Martin. Une saison en D1 s’écoule puis le club fusionne et devient le FC Grand Lieu. La deuxième année, j’y retrouve ma valeur sûre : Anthony Moine. Mais c’est plus compliquée puisque je suis arrêté en janvier, pour cause de blessure au genou. L’encadrement me manque, mon genou se remet et une nouvelle opportunité s’offre à moi : David Chenu me contacte, il est question de prendre une licence d’entraîneur-joueur à l’AS Maine. Le défi me séduit !

 

L’AS Maine que vous avez rejoint pour la saison 2017-2018 et où vous êtes toujours ?

Tout à fait ! Je termine ma troisième saison en D2 là-bas. Je suis toujours entraîneur-joueur, accompagné de celui qui est mon adjoint : David Chenu ! J’ai également choisi avec soin mon capitaine : mon ami Anthony Moine, ça fait une douzaine d’années qu’on joue ensemble, on se connaît par cœur. Il était numéro 9 et, les années passant, il a progressivement trouvé le milieu de terrain. Je suis titulaire sur les matchs et je m’octroie du temps de jeu, j’en profite tant que je le peux ! Au delà du sport, avec le groupe, on a vraiment construit quelque chose humainement. C’est une vraie fierté en tant que responsable des seniors.

Avez-vous envie de nous faire part de vos objectifs pour la saison 2020-2021 ?

Je ne le cache pas, ça fait deux saisons qu’on passe tout près de la montée en D1, alors l’objectif est clair. On a recruté des joueurs en ce sens : Stéphane Durand, il coachait l’Entente du Vignoble la saison dernière (D2) et il reprend une licence de joueur chez nous ; Steven Le Roch, défenseur qui arrive de Saint-Julien de Concelles (R3), Pierre Métais, en provenance du FCCV (R3/D2) et Manuel Troyano qui nous vient de Nice où il jouait en R3. On essaie de finaliser une dernière recrue dans le secteur offensif. On compte seulement deux arrêts en première, l’objectif est donc de passer le cap et de jouer les premiers rôles pour enfin monter en D1.

Pour le mot de la fin… avez-vous des anecdotes à nous partager ?

Oh oui, ce n’est pas ce qui manque. J’en ai deux qui me viennent en tête ! Quand je jouais à Pont-Saint-Martin, les premières années, je jouais défenseur central avec mon frère, on fait tous les deux 1m95 et on nous appelait les Twin Towers ! La seconde anecdote est lorsque je coachais les U15 de Pont-Saint-Martin, une super génération d’ailleurs. Mon adjoint n’était autre qu’Anthony Moine. Lors d’un match, nos joueurs avaient fait une très mauvaise première mi-temps. Je les ai pourris dans le vestiaire, les murs ont tremblé ! Mais tellement… qu’en croisant le regard d’Anthony, on a eu une envie de fou rire tous les deux… qu’on a réussi à contenir jusqu’à la sortie du vestiaire à toute vitesse, histoire de rester crédibles auprès des jeunes !!! Un bon moment de coaching.

 

Crédit Photo : Thibaud Mouchet