FutnetChampionnat de France

Julien Mercier (Nantes Laëtitia TB) : « Un immense bonheur, un soulagement »

24/05/2017 à 15:40

Abonnés à la deuxième place, les Nantais ont vaincu le mauvais le sort. Samedi, au gymnase Albert-Camus à Nantes, ils ont remporté leur premier titre de champion de France de futnet ou tennis-ballon. Questions réponses avec l'entraîneur joueur Julien Mercier.

Le Nantes LTB, cinq fois vice-champion de France (2011, 2012, 2013, 2015 et 2016), a vaincu le mauvais sort. C’est forcément une grande joie ?

« Après des années de quête, on avait l’impression d’être les éternels perdants, les éternels Poulidor… Et ce n’était pas qu’une impression au vu du palmarès… On a donc conjuré le mauvais sort ! C’est un immense bonheur, un soulagement… qui vient récompenser une équipe, mais surtout tout un club ! »

Comment se sont déroulées la demi-finale et la finale ?

« En demi-finale, on gagne trois sets à zéro face à Sète. On s’est rendu le match facile. La profondeur du banc nous a permis de faire tourner, de faire jouer notre petit jeune Maxime Sorin, de montrer que l’on n’avait pas une équipe compétitive mais deux en réalité malgré la blessure de Maël Delanous. La finale : on l’a redoutait. Nous avions toujours perdu face à cette équipe olonnaise au complet… On perd le premier set. Et puis, on gagne le deuxième. On se sent fort. On trouve un service qui gêne l’adversaire avec Maxence Vernier. On est solide sur les phases importantes (réception, défense). On les fait douter et on emmagasine de la confiance au cours du match. On perd tout de même le troisième set mais on déroule sur les quatrième et cinquième sets que l’on remporte 15-7 et 15-6. C’était une finale accrochée, avec du suspense, de l’intensité, et, aux dires des spectateurs présents (250 personnes pour la finale) spectaculaire et fort agréable à regarder. Et puis surtout avec un dénouement heureux. »

De quoi permettre au futnet et en particulier au NLTB de continuer à grandir ?

« La présence dans les tribunes de Messieurs Gilles Rampillon, vice-président de l’OMS et de Didier Esor, président délégué de la Ligue de football des Pays de Loire, nous permet de continuer notre petit bout de chemin vers une reconnaissance de notre pratique, non seulement au niveau municipal, mais surtout vers un rapprochement avec la FFF. Tout bénef quoi ! »

Propos recueillis par Charles-Henri Chailloleau

Crédit photo : Nantes Laëtitia TB