N°1 régional en terme de licenciés

Laurent Bloino (St-Sébastien FC) : « On a 870 licenciés et aucun salarié administratif »

14/02/2019 à 9:29

Président du St-Sébastien sur Loire FC, Laurent Bloino est revenu sur la distinction honorifique reçue par son club la semaine dernière. Plus grand club de la Ligue des Pays de la Loire, en nombre de licenciés, la structure construit une dynamique, depuis sa naissance, en 2017, après la fusion entre la GSSS et la Profondine.

Quelle est votre réaction après cette première place régionale en nombre de licenciés ?

On était 872 l’an dernier, là, on est 866, on maintient notre position. Ca reste compliqué d’avoir 870 licenciés. Cette première place est très bien, même si ce n’est pas un objectif d’être le plus grand en nombre, bien qu’on le savait déjà, puisqu’on avait déjà plus de 100 licenciés d’écart avec Saint-Nazaire l’an dernier. On développe notre section féminine, qui est passée de 12 à 33. Il y a un potentiel croissant sur la section.

Comment expliquez-vous ce chiffre ? Est-ce votre volonté ?

C’est une fusion, en 2017, entre le GSSS et le club de la Profondine, où il y avait 600 et 250 licenciés. Le regroupement des deux clubs nous permet de croitre. C’était une volonté municipale de faire un sport-un club, pour la gestion des infrastructures. C’est un modèle qu’on veut garder, ça nous va très bien, tous les enfants défendent les mêmes couleurs. Il n’y a pas de derby sur la commune (sourires).

Quelles sont les conditions de travail ?

On a deux synthétiques et trois terrains en herbe, il nous faudrait plus d’équipement. En U9, on a 95 joueurs pour 12 équipes, qui s’entraînent en même temps. Notre volonté est de refuser aucun joueur mais mes éducateurs me demandent de réduire. A l’entraînement, nos U10 et nos U11 sont divisés en deux, comme nos U12 et nos U13. On n’a pas les disponibilités pour diviser. Au total, on a 18 équipes de foot à 11, treize de foot à 8, trois féminines, douze équipes U9 et 55 enfants en U6-U7. Il faut un encadrement qui n’est jamais suffisant. Un tiers du budget est consacré aux éducateurs en défraiement, d’autant qu’on a un éducateur par équipe. Dans les petites catégories, c’est plus compliqué, il faut que les parents s’investissent. Dans les petites équipes U11 – U13, c’est difficile de trouver des éducateurs, même s’ils veulent se former. On a un manager général, Olivier Bloino, l’ex entraîneur de l’équipe première, qui les gère.

Avez-vous un fonctionnement spécifique ?

Il y a une section sportive, un vice-président sportif qui s’occupe du Directeur technique et des encadrants. Ca met des filtres, sinon, vu le nombre de licenciés, tous les problèmes remontent vers le président et c’est compliqué. L’administratif ? On a des retraités qui donnent du temps et aucun salarié. On a un budget de 350 000 euros, grâce aux subventions, aux partenariats privés, aux licences et aux activités diverses. On a un club de supporters qui fait un chèque de 10 000 euros tous les ans, après avoir organisé des tournois de pétanque, de belote. Ce ne sont pas forcément des licenciés, mais des anciens qui font des activités, et dans le but de nous redonner de l’argent. Le montant de la subvention ? Il est identique à celui qui était donné pour les deux clubs.

Avez-vous connu un « effet coupe du monde » ?

Sur les petites catégories, on a vu une augmentation de 20 % sur les U6 à U9. Il y a eu des arrêts, suite à la fusion. Il y a un effet vers le bas pour les catégories d’âge. On a une équipe de vétéran et des seniors qui ont arrêté, c’est une perte naturelle.

Quelles sont vos ambitions ?

Si on pouvait un peu diminuer notre nombre de licenciés, ce serait pas plus mal. On maîtrise ce nombre, on ne refuse personne. Mais, à l’avenir, on mettra un nombre, surtout dans les catégories où ils sont 95-100. On est très bien structuré, on a des résultats positifs en jeunes comme en seniors. Notre volonté est de faire du foot pour tous, d’offrir à tous un niveau qui est le sien, même s’il faut une vitrine pour permettre de jouer au foot. Le nombre idéal ? Il faudrait être 800 à peu près pour être bien. Naturellement, on devrait diminuer parce qu’il n’y a plus l’effet coupe du monde.