U17 Nationaux

Lionel Chabaud (USSA Vertou) : « La 2e mi-temps m’a paru tellement longue »

07/05/2019 à 16:31

Une seule fois, ils ont été dans la zone rouge, pour finalement en sortir lors de la dernière journée au terme d'un dimanche sous pression. Les U17 de l'USSA Vertou ont obtenu leur maintien en Nationaux. Une performance de taille que savoure à sa juste valeur Lionel Chabaud, l'entraîneur.

Comment avez-vous vécu le double match pour le maintien, le votre à Toulouse et celui d’Orléans à Niort ?

J’avais déjà vécu la situation en U19 Nationaux, un cas similaire avec un sauvetage à une journée de la fin. Il nous fallait un nul, mais je n’avais envoyé personne au Mans. Là, on avait quelqu’un sur Niort. Or, ça dépendait déjà de nous, parce qu’il nous fallait une victoire, donc on a fait une préparation de match habituelle. Jusqu’à la causerie, on ne s’est pas focalisé sur Orléans. La seule chose, ça a été le ressenti personnel que je leur ai dit : ils ne gagneront pas, j’en suis totalement persuadé. C’était juste pour les détendre, parce qu’on n’avait pas été relégable avant la 25e journée, pour ne pas que les garçons s’en fassent une montagne. J’ai un groupe très réceptif, à l’écoute, qui a parfois manqué de caractère. Mais ce sont des jeunes, donc quand tout va bien, il s’enflamme vite, et quand tout va mal… On sortait d’un match où on a pris un bon point contre Niort, en jouant toute une mi-temps à dix. On a cassé la spirale négative. Si on faisait la même chose à 11, on avait enfin une chance de battre un club pro, même si on en avait accroché quelques-uns, et d’espérer un résultat positif de l’autre côté.

Reprenons le fil du match, racontez-nous l’état d’esprit.

Les garçons ont été très appliqués, très concernés. Nous sommes sortis de l’échauffement en étant rassurés sur l’état d’esprit. Puis on a eu cinq minutes de retard. Or, quand on a débuté le match, Niort avait ouvert le score. Mon adjoint et un papa avaient l’info. On l’a transmis aux joueurs en pensant que ça allait les détendre, mais, au contraire, ça les a encore plus crispés. On a eu du mal pendant 20 minutes à se lâcher, même si Toulouse est une bonne équipe. Est ce que nous étions capables de gagner ? On a beaucoup de difficultés à marquer des buts cette saison, alors qu’on a souvent réussi à ne pas en prendre. Mais c’est plus dur de marquer le premier but. On a provoqué la réussite, on mène 1-0 sur une belle action collective. On arrive à la pause à 1-0 pour nous et pour Niort aussi, donc, pour le moment, tout roule.

Quel est le discours à la mi-temps ?

Que, pour nous, on avait fait le plus dur. On avait plusieurs fois réussi à ouvrir le score et à tenir donc on leur a dit qu’il nous restait 45 dernières minutes pour écrire une belle page de notre histoire. Niort allait faire le boulot, donc on aurait des opportunités de marquer un 2e but et qu’on verrait dans 90 minutes. (Il se reprend) Dans 45 minutes. Mais il faut dire que ça m’a paru tellement long (rires). Si on gagne, on aura moins de regrets que si on fait match nul. Les garçons savaient le score à la mi-temps. En deuxième période, on a plus subi, mais notre gardien a fait un arrêt du match, car le jeu se déroulait au milieu. Le temps s’égrenait, ça paraissait très long. On continuait d’avoir les infos. Or, on a prévu une équipe très offensive, avec trois attaquants sur le banc. Orléans égalise à la 65e ou à la 70e. Cinq minutes après, Niort reprend l’avantage. A cinq minutes de la fin, nous frappons sur la barre au moment où Orléans revient à 2-2. Est-ce que ça allait être un signe que ça bascule du mauvais côté ? Mais nous avions cinq minutes d’écart, donc, quand on a su que c’était terminé, on a cherché quelques fautes, on a joué moins vite (rires), jusqu’à ce que l’arbitre siffle la fin et qu’on ait explosé.

Toulouse n’a pas fermé le jeu dans ces cinq dernières minutes ?

Toulouse a toujours cherché à jouer, à attaquer. Il n’y a aucun arrangement entre Toulouse et Vertou si certains en doutent (rires). Niort et Toulouse avaient aligné la même équipe que les derniers matches.

C’est un soulagement…

C’était un des groupes les plus durs depuis qu’on est au niveau National, avec un seul promu, des amateurs qui se structurent super bien, comme Balma qui est quatrième. Et, au final, c’est un club pro qui se retrouve dans la charrette.

En quoi ce maintien est-il important ?

C’est important pour le club dans le sens où c’est la 2e vitrine après la N3. Ca met en lumière le travail des éducateurs. Plus de la moitié de mes quatorze joueurs sont chez nous depuis les U12 ou U13. Samedi, nos U13 ont fini deuxièmes à la finale régionale, ils ratent Capbreton sur les tests techniques. En N3, ils font une belle saison, les U19 sont allés en 16e de finale de la Coupe Gambardella. Et, pour les U17 Nationaux , il n’y a rien au dessus, donc c’est très important pour un club comme nous.

Il va falloir préparer la saison prochaine.

On va rester comme d’habitude. On va organiser des petites journées de détection pour étoffer l’effectif. On va s’appuyer sur les U16, d’autant que trois d’entre eux ont fini avec nous. C’est un championnat tellement long et exigeant. La porte est aussi ouverte à tout bon joueur de la région nantaise qui veut s’impliquer dans le projet, d’autant qu’on a une équipe de R2 très jeune, avec certains qui jouaient il y a trois ans en 17 nationaux. On veut étoffer notre effectif pour préparer nos jeunes au monde seniors dans les années à venir.

Crédit photo : USSA Vertou