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Nicolas Biret arrive au terminus de son voyage footballistique

26/05/2017 à 15:18

Toute bonne chose a une fin. Coup de sifflet final pour Nicolas Biret. Le milieu de terrain du FC Chabossière a mis fin à son parcours de footballeur amateur dimanche dernier. Commencée à l'ASPTT Nantes, poursuivie en Australie puis en Angleterre, l'aventure s'est terminée sur la pelouse de Saint-Géréon. Avec de l'émotion, le brassard et même un but pour finir.

Plus que la fin d’une saison. Pour Nicolas Biret, joueur du FC Chabossière, c’était la der des ders dimanche. Papa de deux petits garçons, chargé d’affaires en assurance, l’homme de trente-quatre ans a décidé de tourner la page « football ». Enfin presque. « Je pense continuer à jouer en foot entreprise avec Orvault CTE le lundi soir », confie le milieu de terrain qui retrouverait alors plusieurs ex-coéquipiers de l’époque ASPTT Nantes. Un club dont il a porté la tunique pendant moult années. « J’y ai joué de six à vingt-et-un ans. J’étais avec la génération Jean-Philippe Roussel, Nicolas Guillerme… J’ai commencé à dix-sept ans en équipe première avec Pascal Moyne. »

Du thé avec du lait à la mi-temps

Dans le cadre de son précédent métier et de sa vie personnelle, le milieu de terrain a pu voyager. Et découvrir d’autres styles de football. D’autres pays. « J’ai fait mes études en Australie – ma femme est Australienne – et j’ai joué deux ans au Penensula Power. C’était du foot engagé. Je marquais alors que je n’étais pas buteur (sourire). Ensuite je suis parti en Angleterre, au nord de Londres, pour mon travail de 2007 à 2011. J’étais directeur Europe dans le domaine de la fibre optique. Je me rappelle qu’à la mi-temps, les joueurs buvaient du thé chaud avec du lait. Je n’ai jamais été un grand footballeur mais rien que d’avoir pu vivre ça, c’est génial. Je suis revenu en France ensuite et j’ai signé à l’ASPTT qui a été mise en sommeil alors j’ai suivi Philippe Roy (l’entraîneur) à la Chabossière. »

Le brassard et un peno pour finir

Au sein du club couëronnais, Nicolas Biret a découvert « une super bande de mecs ». Au FCC, il a connu la relégation en D2, la remontée en D1 et a fini sur une quatrième place dimanche dernier, sur la pelouse de Saint-Géréon, promu en PH. Pour l’occasion, il a porté le brassard de capitaine, propriété de Jimmy Pélisson habituellement, et marqué sur penalty. Une sortie parfaite et teintée d’émotion. Notamment pendant la causerie d’avant-match. « C’est la meilleure façon d’arrêter », souligne l’intéressé.

« Un joueur dont rêvent tous les entraîneurs et présidents »

« J’ai rencontré pas mal de joueurs et je peux dire que l’homme va nous manquer, confie Philippe Constantin, son coach durant ces deux dernières années. C’était un régulateur dans le groupe, un bon chambreur aussi mais toujours avec intelligence et toujours positif. C’est un exemple à suivre pour les jeunes. » « Nico est venu au club avec la volonté de progresser et de retrouver les valeurs familiales de l’ASPTT, ajoute Stéphane Chevalier, le président du FC Chabossière. C’était un vrai relais pour l’entraîneur, un grand frère pour le groupe. Un joueur dont rêvent tous les entraîneurs et présidents. C’est une belle connaissance. On lui souhaite bon vent mais on va le revoir. »

D’ailleurs Nicolas Biret murmure : « J’espère qu’un de mes deux garçons fera du foot. » Pour porter le maillot de « la Chab’ » comme papa ?

Charles-Henri Chailloleau

Crédit photo : DR