FémininesCoupe de l'Anjou

La capitaine Tiphaine Écuyer se retire trophée en mains

11/06/2018 à 14:54

La numéro 6 de la réserve de la Croix Blanche a mis fin à sa carrière le 2 juin dernier en remportant la coupe de l'Anjou.

L’heure est venue de raccrocher les crampons pour Tiphaine Écuyer. Et comment soigner davantage sa sortie qu’en brandissant un trophée ? C’est ce qu’a fait, le 2 juin dernier, la capitaine de la réserve de la Croix Blanche d’Angers. Les Angevines ont remporté la coupe de l’Anjou en battant l’AS Les Verchers Saint-Georges (1-0). « On a archi dominé mais on avait peur de se faire piéger », indique la joueuse de 35 printemps.

Brassard autour du bras gauche, cette maman de deux enfants mariée à un footeux a bouclé une longue carrière débutée à l’âge de 5 ans à La Meilleraye-de-Bretagne (Loire-Atlantique) alors que le foot féminin n’existait pas. « J’ai arrêté le foot à 11 ans car il n’y avait pas d’équipe mixte. J’ai joué au basket », précise la milieu de terrain. Revenue fouler les pelouses à 20 ans, elle porte les couleurs du RC Fléchois puis part une saison à l’USC Corné avant de gagner la région parisienne et de s’engager avec La Rochette FC (DH).

Jusqu’en D2

Cinq années plus tard, Tiphaine Écuyer effectue son retour à Corné où elle joue en D2 nationale pendant trois saisons. « Se maintenir en D2, c’était énorme. » Ensuite elle fait halte à Baugé – « mon fief, mes parents y vivent » – pour créer une section féminine. « Ça n’est pas passé avec l’entraîneur. Ça ne valait pas le coup de se prendre la tête », lâche la jeune femme qui s’engage, après avoir eu son deuxième enfant, avec la Croix Blanche, en décembre 2014, pour ce qui constitue son dernier challenge. Avec les Vertes, elle remporte deux coupes de l’Anjou.

« Cette année a été émotionnellement très forte. On a joué une demi-finale difficile contre Baugé qui avait une joueuse hallucinante. On a été plusieurs à mettre deux semaines pour récupérer après ce match », souffle la récupératrice qui a hérité de quelques surnoms au cours de son parcours comme « Chamboule tout » ou « Didier » « comme le chien dans le film ou Deschamps », sourit-elle. « Je n’ai jamais été très technique peut-être parce que j’ai arrêté le foot pendant plusieurs années mais je n’ai jamais rien lâché. J’ai toujours été hargneuse. »

Après toutes ces années rythmées les entraînements et les rencontres du week-end, Tiphaine Écuyer arrête le foot. Oui, mais pas pour ne rien faire. « Je vais me mettre au tennis. J’ai envie de me lancer dans un nouveau sport. Je ne peux pas me passer de compétition », sourit celle qui troquera les crampons pour une raquette.

Charles-Henri Chailloleau

Crédit photos : Angers NDC et DR