Coupe de France32e de finale

Ladislas Douniama (US Granville) : « Bordeaux en avait ras les baskets »

08/01/2018 à 11:03

Hier, sur son terrain, l'US Granville (N2) a réalisé l'un des exploits des 32e de finale de Coupe de France, en battant Bordeaux (2 - 1, a.p.). Un succès sur lequel revient Ladislas Douaniama, l'attaquant normand, encore euphorique, et buteur sur pénalty en prolongations.

Que retenez-vous de cette victoire incroyable contre Bordeaux, hier ?

C’était un match vraiment fou dans le scenario. Je rate un pénalty. Puis, lors de la première mi-temps, Bordeaux marque sur l’une de ses seules occasions, alors qu’on a été plus dangereux. Ils n’ont pas été supérieurs à ce qu’on pouvait attendre. Puis vient la 94e minute et ce fameux but à la dernière seconde qui nous libère. C’était une bonne chose, car Bordeaux était à 10. On sentait que les prolongations allaient leur faire mal. Ca se voyait. Ils commençaient à être moins bien physiquement. Ils en avaient ras les baskets. Ils sentaient qu’ils étaient tombés dans un traquenard.

Quel était le discours d’avant-match ?

Il fallait y mettre du coeur, être présent dans les duels. On devait être plus attentif qu’en championnat. C’est une Ligue 1, on devait faire moins d’erreur, avoir le meilleur état d’esprit possible. Il fallait défendre ensemble et rentrer dedans dès les premières secondes.

C’était un match particulier pour vous, puisque vous retrouviez Jocelyn Gourvennec (qu’il a connu à Guingamp, NDLR).

Oui, je retrouvais le staff. Ca s’est bien passé. On a pu échanger avant le match. C’était très sympa de les revoir. Quand tu fais des montées avec eux, que tu gagnes des titres, ça fait plaisir de voir des personnes avec qui tu as vécu de bons moments. Mais il y avait un match à jouer, donc il fallait, ensuite, faire abstraction.

Un match où vous êtes, donc, menés à la pause. Que vous êtes-vous dit ?

On perd 1-0, mais on savait que c’était immérité. Bordeaux n’était pas supérieur. On a eu les occasions pour mener. En 2e mi-temps, on est rentré avec un esprit revanchard avec l’envie d’avoir plus d’efficacité.

Pourtant, vous n’égalisez qu’en fin de match…

(Il coupe) Bordeaux est une équipe solide. En deuxième mi-temps, on a eu un moment de flottement. C’est un match qu’on n’a pas gagné à 11, mais avec ceux qui sont rentrés et ceux qui nous ont encouragés. Sulivan (Martinet) rentre et nous permet de rester en course. Ca prouve que tout le monde est concerné.

Quel est votre sentiment alors ?

Déjà, je me dis que c’était mérité. On ne pouvait pas sortir comme ça. Ca nous a transcendés dans le sens où on était chez nous, on avait envie de gagner et on a réussi à aller en prolongations. On était bien préparé, donc, physiquement, on était présent.

Vient ce deuxième pénalty que vous obtenez et, malgré votre premier échec, vous y retournez…

Dans ma tête, je me suis dit qu’il faut prendre ses responsabilités. Je dois prendre mon courage à deux mains. J’en ai raté un, mais le 2e, je le sentais. Je me suis fait allumé par Costil sur le 1er. Le deuxième, je l’ai tiré comme d’habitude, même si je l’ai beaucoup mieux tiré. Ensuite, on a reculé à 11 contre 8. Ils étaient devant. Ils balançaient de longs ballons, donc c’était logique qu’on recule. Mais on était serein. Défensivement, nous étions très impliqués et très appliqués.

Ce succès est-il le plus beau en Coupe de France ?

Elle fait partie des plus belles victoires. Mais je vais retenir quand même la demi-finale contre Monaco avec Guingamp (en 2014). Si je dois retenir trois matches, il y a aussi la finale contre Rennes, en 2014.

Place au tirage, ce soir. Qu’espérez-vous ?

Le mieux est de jouer à domicile, peu importe l’adversaire. Il n’y a plus de petite équipe. Il faudra prendre une équipe, qui sera bonne, donc c’est toujours un avantage de jouer à domicile.

Crédit : Capture d’écran Eurosport