ITWRégional 2

Frank Lahalle (US Vandoeuvre) : « Se donner les moyens de durer en R1 »

06/06/2018 à 7:13

Au terme d’une saison forte en suspense, l’US Vandoeuvre est couronné champion du groupe B de R2. Après trois années à lutter dans le purgatoire régional, la formation de Frank Lahalle retrouve l’élite. L’entraîneur vandopérien revient sur ces dix mois de compétitions et évoque l’avenir de sa troupe (Photos : Section 9).

Frank Lahalle, à l’issue d’une saison haletante, l’US Vandoeuvre obtient son précieux sésame pour la Régional 1. On imagine que l’euphorie est de mise…
« C’est un scénario incroyable. On est vraiment tous content au club, c’est une très belle récompense pour tout le monde. Avant de jouer ce dernier match, on n’avait pas forcément de pression. On savait qu’on devait gagner pour continuer à espérer et on était persuadé que Plantières allait jouer le coup à fond puisqu’il pouvait encore également croire au titre. »

Durant votre rencontre, vous étiez au courant que Plantières menait face à Dombasle ?
« On a essayé de ne pas savoir le score mais il y a plus de 400 personnes présentes à Vandoeuvre dimanche donc forcément certains donnaient le score. À la pause, on savait que Plantières menait et cela faisait nos affaires. Par la suite, une fois que nous avons plié le match, on se tenait un peu plus au courant de l’évolution du score entre Dombasle et Plantières. »

« On y a toujours cru »

L’US Vandoeuvre retrouve la R1 (Photo : Section 9).

À un moment donné, vous n’avez pas craint que le scénario se répète une troisième saison de suite (ndlr : Vandoeuvre a terminé 2e de DHR lors des deux exercices précédents) ?
« Franchement non, on y a toujours cru. Il y a quelques années, nos U19 avaient été promus à la 93e minute de jeu après un concours de circonstances en notre faveur, on savait donc qu’il fallait y croire jusqu’au bout. On était prêt pour monter et on a tout fait pour y arriver. Une semaine avant, on s’était incliné à Heillecourt et malgré la déception, on continuait à y croire. Dans le même temps, Blénod avait battu Plantières, c’était un signe en notre faveur car une victoire des Messins aurait mis fin à nos espoirs de montée. »

Comment s’est construite cette accession ?
« Les années précédentes, on avait pour habitude de commencer fort puis de s’écrouler en deuxième partie de championnat. Cela n’a pas été le cas cette année, et on a réussi à marquer beaucoup plus. Notre effectif est composé d’un mélange d’anciens et de jeunes qui poussent derrière. Ce très bon mélange forme une vraie famille. On est parvenu à faire la différence grâce à notre profondeur de banc. Cette année, nous avons utilisé près de 40 joueurs et je ne pense pas que Plantières et Dombasle aient eu la même chance. »

« La descente en R2 a fait du bien »

Le trio d’entraîneur vandopérien (Photo : Salif Diabaté).

Justement, vous êtes surpris par la saison réalisée par ces deux équipes ?
« Pas forcément par celle de Plantières mais un peu plus par le parcours de Dombasle. Je ne m’attendais sincèrement pas à voir cette équipe aussi haut. Elle méritait tout autant de monter que nous. On restait sur deux deuxièmes places, on faisait figure de favori mais on savait tout de même qu’il y allait avoir de nombreux prétendants. En revanche, je pensais plus devoir lutter avec des équipes comme Golbey ou Saint-Dié. »

Lors de sa dernière apparition en R1, l’US Vandoeuvre avait immédiatement pris l’ascenseur. Comment éviter que cela se reproduise ?
« Au final, je pense que cette descente en R2 a fait du bien à Vandoeuvre. Cela a donné du temps de jeu à nos jeunes joueurs et cela a permis de continuer à former ces jeunes. Pour éviter de descendre à nouveau, on va tout faire pour garder un maximum de joueurs. On a beaucoup de qualités dans cet effectif et il dispose encore d’une grosse marge de progression. On essayera également de renforcer notre groupe avec l’arrivée de deux ou trois renforts. Mais on ne recrutera pas n’importe qui, on cherchera des joueurs qui apporteront une plus-value. On espère pouvoir se donner les moyens de durer à ce niveau. »

Propos recueillis par Sébastien Gobbi