InterviewN2

Vincent Muratori : « Amener ce club plus haut »

05/02/2021 à 19:48

Après huit saisons à l'AS Nancy Lorraine, le défenseur formé et révélé par l'AS Monaco a fait le choix de s'engager avec le RC Grasse en National 2. Vincent Muratori (33 ans) revient sur ce choix, mais aussi plus largement sur son parcours. Entretien exclusif.

Vincent, quelles sont les raisons qui te poussent aujourd’hui à t’engager avec le Racing Club de Grasse ?

Les raisons sont multiples. Déjà les circonstances font que la saison dernière s’est achevée en mars à cause du Covid. Derrière, l’AS Nancy m’a proposé un contrat d’un an, mais pour moi le club ça n’allait pas. Plein de choses n’allaient pas, le président voulait vendre depuis des années… Je ne me sentais pas de rester là-bas juste un an, sans perspective particulière. Et je ne voulais pas mal terminer avec Nancy alors que cela faisait huit ans que je jouais au club et qu’on a fait de belles choses durant cette période. Du coup je cherchais un nouveau projet, mais avec la crise sanitaire ça a compliqué les choses. Début octobre je n’avais toujours rien et comme je suis revenu sur la Côte d’Azur, j’ai demandé aux dirigeants du RC Grasse si je pouvais m’entraîner avec l’équipe afin de garder le rythme. Si on s’arrête trop longtemps, cela devient très compliqué de revenir, surtout à mon âge.

On imagine que le deuxième confinement intervenu en novembre n’a pas favorisé ta situation… Qu’est-ce qui t’a poussé finalement à t’engager avec le Racing ?

Il y a eu des contacts, mais rien d’intéressant. Le projet de Grasse m’a plu, le discours des dirigeants et du staff, les entraînements ici avec les joueurs, je me sentais bien. Cela s’est fait naturellement et je suis très content d’adhérer à ce projet pour moi c’est une nouvelle aventure une nouvelle étape dans ma carrière. Je redescends d’un cran, mais l’ambition de retrouver les divisions supérieures avec ce club.

Vincent Muratori, capitaine de l'AS Nancy Lorraine

Tu retrouves donc le monde amateur, mais entre guillemets car le RC Grasse n’est plus vraiment un club amateur, avec des joueurs concentrés à 100% sur le football…

C’est ça, on s’entraîne tous les jours, dans des conditions qui se rapprochent de celles d’un club pro. Il y a tout pour bien travailler et amener ce club plus haut. C’est ce qui m’a plu, il y a les bases pour faire quelque chose d’intéressant.

« À part un stade un peu moins grand et des terrains d’entraînement moins nombreux, on se rapproche vraiment du haut niveau. »

Originaire du Vaucluse, tu as été formé à l’AS Monaco, où tu as passé onze ans de 2001 à 2012. Ce retour sur la Côte d’Azur est-il relatif à cette période de ta vie ?

Oui, je suis arrivé à Monaco à 14 ans, j’y ai fait le centre de formation, puis j’y suis passé pro, dans un environnement magnifique et pas trop loin de mes parents qui ne sont qu’à un peu plus de deux heures de route. J’y ai aussi beaucoup d’amis. Pour moi c’était une évidence de revenir par ici.

T’attendais-tu en arrivant à Grasse à un club aussi structuré ?

Pour être honnête j’ai été un peu surpris. À part un stade un peu moins grand et des terrains d’entraînement moins nombreux, on se rapproche vraiment du haut niveau. Il y a un staff bien fourni et de qualité, il y a de bons joueurs, et une super ambiance de travail. Quand je suis arrivé je me suis très vite dit : “Je suis bien ici”.

Le championnat de N2 est à l’arrêt depuis novembre, mais on sait que vous avez quand même fait beaucoup d’oppositions internes depuis. À peu près autant que les matchs officiels qu’aurait dû jouer l’équipe durant cette période et le plus souvent dans une ambiance de compétition…

Oui et cela fait partie des choses qui m’ont plus de suite. Même si le club ne jouait pas après l’arrêt des compétitions, il a eu la volonté de reprendre rapidement et de travailler pour la suite. Ces oppositions du vendredi sont super intéressantes, d’autant plus pour moi car cela m’a permis de refaire des matchs de 45, puis 90 minutes. Le coach a bien fait passer le message que nous serions plus performants en mettant le plus de vérité possible, même si on n’est pas là pour se mettre des pains. Mais ça travaille avec beaucoup d’application et d’investissement, c’est vraiment agréable.

« Ma volonté était vraiment de rester dans un environnement professionnel. Et le club a vraiment envie de ça. »

Même cela t’a coûté une petite mésaventure récemment…

Oui, lors d’un entraînement je me suis télescopé avec un partenaire et j’ai eu une triple fracture du nez qui a nécessité une opération. Là ça va mieux, mais j’ai dû couper un peu. Cela ne m’était jamais arrivé, il y a un début à tout (il sourit).

Outre les bonnes sensations qui étaient les tiennes, en quoi les discours des dirigeants et du staff grassois ton convaincu de t’engager avec eux ?

Le directeur général, Thomas Dersy, et le directeur sportif, Romain Henry, m’ont présenté le projet du club. Je n’avais pas envie de signer dans un club amateur, ma volonté était vraiment de rester dans un environnement professionnel. Et le club a vraiment envie de ça, il met les choses en place pour. Après il y a eu aussi la rencontre avec le coch, Loïc Chabas. Déjà, il m’a très bien accueilli. Cela fait trois mois que je suis ici et on s’entend très bien. C’est essentiel quand on s’engage dans un club de bien s’entendre avec le staff et surtout avec l’équipe. J’ai trouvé de bons joueurs, de bons jeunes, une équipe pour faire quelque chose. Jonas Smith et Sami Baghdadi ont resigné récemment, c’est un signe que le club veut construire sur la durée.

Même s’il te reste encore quelques belles années, penses-tu à ta reconversion aujourd’hui ? Se fera-t-elle dans le football, voire au RCG ?

Je suis encore concentré sur ma carrière de joueur, mais on sait tous qu’il faut penser à préparer son avenir, à se projeter. Il y a déjà plusieurs années que j’y pense, Quand j’étais à Nancy j’ai suivi un cursus pour gérer un club sportif, après j’ai eu plusieurs rôles au sein de l’ASNL qui m’ont un peu mis le pied à l’étrier, du coup rester dans le milieu du foot dans un rôle de management ça m’intéresse.

Vincent Muratori sous le maillot de l'AS Monaco

Quel regard portes-tu aujourd’hui sur ta carrière professionnelle entamée en 2007 à Monaco, puis poursuivie à Nancy de 2012 à 2020 ?

J’ai un sentiment de fierté, car rien n’a été facile. J’ai connu beaucoup de blessures et je pense que beaucoup auraient baissé les bras. Quand je suis parti de Monaco cela faisait trois ans que j’enchainais les blessures musculaires, que j’avais beaucoup de mal physiquement à tenir le coup. J’ai su avec Nancy me relancer physiquement et j’ai enchaîné les saisons à plus de trente matchs, chose que je n’avais pas fait avec Monaco. Il y a eu des saisons compliquées avec Nancy, j’ai connu beaucoup de coachs, beaucoup d’instabilité. Mais toutes ces épreuves je suis content de les avoir passées. Ce sont des choses à vivre, des choses qui vous enrichissent.

« Le titre de champion de Ligue 2 remporté avec Nancy en 2016, c’était vraiment un super moment, la consécration d’une saison parfaite et beaucoup de partage avec les supporters. »

Durant ces années monégasques et nancéiennes, un moment t’a-t-il marqué en particulier ?

Il y en a deux. Le premier c’est la finale de la Coupe de France 2010 avec Monaco. Même si nous avons perdu contre le PSG, cela reste un grand moment. J’étais remplaçant ce jour-là, mais j’en garde un grand souvenir malgré la déception.

Ce fameux match lors duquel Nenê et Juan-Pablo Pino avaient failli en venir aux mains à la mi-temps ?

Oui c’est bien celui-là. On se dit que des choses comme ça ne peuvent pas arriver, encore moins en finale de la Coupe de France, mais c’est arrivé (il sourit). On parle là de deux super joueurs, des talents incroyables qui nous avaient permis d’atteindre la finale. Les deux aussi avaient un égo particulier et tout est parti d’un coup-franc en première période il me semble. C’est dommage car cela nous a un peu sortis du match.

Quel est le deuxième moment fort auquel tu penses ?

Forcément c’est le titre de champion de Ligue 2 remporté avec Nancy en 2016.
C’était vraiment un super moment, la consécration d’une saison parfaite et beaucoup de partage avec les supporters.

Vincent Muratori lors de la fête du titre de champion de Ligue 2 en 2016

Malheureusement vous avez fait l’ascenseur lors de la saison suivante, non sans avoir disputé une demi-finale de Coupe de la Ligue contre l’AS Monaco au Stade Louis-II…

Nous n’étions pas passés loin de l’exploit. Nous avions perdu seulement 1-0 sur un but gag contre le futur champion de France, qui plus est demi-finaliste de la Ligue des Champions cette saison-là. Nous n’avions pas mis le bus et même si nous avions été dominés, nous n’avions pas à rougir. Ce match reste un bon souvenir malgré tout. Par mon attachement à la Principauté, mais aussi par le fait d’affronter des joueurs comme Bernardo Silva, que j’avais chargé dans ce match. C’est un tel talent ! Un joueur qui ressent le football comme très peu le ressentent. Après, Kylian Mbappé était aussi venu sur mon côté… Il allait déjà très vite ! Pour le championnat par contre, c’est une vraie déception. Nous avions les moyens de faire mieux cette saison-là, nous aurions dû nous maintenir.

« Jérémy avait la capacité de faire les choses tout seul. On avait aussi Camel Meriem qui embellissait toutes les situations, mais Jérémy c’était un joueur hors du commun. »

Parmi les joueurs avec qui tu as évolué, lesquels t’ont fait la plus forte impression ?

À Nancy je dirais Clément Lenglet. Je l’ai vu arriver dans l’équipe quand il est sorti du centre de formation, nous avons joué ensemble dans l’axe de la défense et je l’ai vu évoluer. Nous parlions beaucoup, je lui donnais des conseils et voir où il est aujourd’hui c’est magnifique. Je suis très content pour lui. On est toujours en contact, c’est quelqu’un de très humble qui a beaucoup de valeurs. C’est aussi pour ça qu’il en est là. Après il y a Jérémy Ménez, un extraterrestre quand nous étions à Monaco. Un des seuls joueurs qui pouvait faire basculer le match. Jérémy avait la capacité de faire les choses tout seul. On avait aussi Camel Meriem qui embellissait toutes les situations, mais Jérémy c’était un joueur hors du commun. Je me souviens d’un entraînement où il avait mal au pied droit et avait décidé de ne jouer que du gauche. Et même du mauvais pied, il restait le meilleur ! Enfin il y a un gars qui m’a aussi beaucoup marqué à mes débuts à Monaco: Lucas Bernardi. C’était le patron, il commandait, il nous rassurait, il donnait le tempo, il gérait le match.

Et concernant les coachs avec lesquels as-tu eu les meilleures relations ?

On apprend de chaque entraîneur. Chacun a ses méthodes, ses discours, ses façons d’aborder les matchs. On se reconnaît plus dans certaines méthodes, mais on apprend avec tout le monde. Si je dois en citer, je vais dire Ricardo pour sa sérénité et parce que c’est lui qui m’a fait débuter, mais je retiens aussi la précision de Guy Lacombe. Tout ce qu’il nous disait avant un match, cela se passait. Il avait une analyse des matchs et du football de très, très haut niveau. J’ai aussi ressenti cela avec Jean Fernandez, ce n’est pas pour rien que les deux sont liés dans leurs parcours. On sentait une similitude dans la méthode de travail. Enfin, je retiens Pablo Correa car c’est un vrai meneur d’hommes. Il a une histoire avec Nancy, il était joueur, il est passé entraîneur… Il avait cette capacité à motiver les joueurs. Avec le bon discours, il savait dire les choses. Ses causeries d’avant-match restent mémorables.

Vincent Muratori et Guy Lacombe à l'AS Monaco en 2010

On a parlé des bons moments, mais parlons maintenant d’un évènement plus difficile de ta carrière, la relégation en Ligue 2 de l’AS Monaco en 2011…

Oui cela reste une blessure. Nous sommes descendus avec un nombre de points qui normalement te permet de te maintenir. Il y avait eu pas mal d’arrivées au début de cette saison, mais la mayonnaise n’a jamais pris. Comme on était en difficulté, Laurent Banide a remplacé Guy Lacombe, puis d’autres joueurs sont arrivés au mercato d’hiver avec le même résultat… Au final on a pris une grande claque.

« Ils nous avaient fait comprendre que nous étions surveillés de très près et qu’ils avaient les moyens de savoir si nous ne respections pas les règles. »

La saison suivante, tu as vécu un virage décisif de l’AS Monaco avec l’arrivée de Dmitri Rybolovlev à la présidence du club. Quels souvenirs en gardes-tu ?

C’était un peu spécial, un peu bizarre. On était beaucoup de jeunes cette saison-là dans l’équipe avec Valentin Eysseric, Nampalys Mendy, Layvin Kurzawa ou encore Valère Germain. Cela ne se passait pas bien, car la réalité de la Ligue 2 c’est jouer des matchs compliqués chaque week-end et le club n’était pas prêt à rentrer dans ce combat. Nous étiàns lanterne rouge et c’est après ce début de saison catastrophique que les nouveaux dirigeants sont arrivés. Des dirigeants anormaux, ils ont recruté dix joueurs le dernier jour du mercato d’hiver, c’était impressionnant ! Et puis il y a eu la rencontre avec Dmitri Rybolovlev à La Turbie. Une réunion avait été organisée et quelques joueurs étaient arrivés en retard. Nous avons tous été repris de volée. Une mise en garde sévère. Ils nous avaient fait comprendre que nous étions surveillés de très près et qu’ils avaient les moyens de savoir si nous ne respections pas les règles. Dans la foulée, ils avaient annoncé des primes d’objectifs très élevées, ce qui a mis tout le monde au pas. La dynamique du club a changé en trois minutes. C’était un peu rocambolesque au début, mais franchement ils ont beaucoup apporté au club. Ils l’ont sauvé et lui ont permis de tutoyer le sommets à nouveau. Ils ont pris un club dernier de Ligue 2, cinq ans plus tard ils étaient champions de France et demi-finalistes de la Ligue des Champions.

Regrettes-tu d’avoir quitté l’AS Monaco juste avant l’arrivée de Claudio Ranieri ?

Oui je suis parti juste avant et je regrette surtout de ne pas avoir pu faire mes preuves avec les nouveaux dirigeants sur cette fin de saison 2011-2012. Je m’étais fracturé la clavicule à Metz à la fin du mois de février, alors que j’étais titulaire et que Marco Simone m’avait confié le brassard. J’avais de très bonnes relations avec lui, et comme j’étais en fin de contrat il m’avait confirmé qu’il me ferait prolonger si lui-même continuait l’aventure. On connaît la suite. Claudio Ranieri l’a remplacé, mais entre-temps je suis parti à Nancy. On n’avait pas vraiment de rapport avec les dirigeants à l’époque. Comme ils ne m’avaient quasiment pas vu jouer et que beaucoup de joueurs transitaient à ce moment-là, j’ai fait le choix de partir. Mais j’aurais vraiment aimer vivre cette remontée en Ligue 1.

En fait tu l’avais retrouvé un an plus tôt en rejoignant l’AS Nancy…

Oui, c’était un bon challenge et il y avait plein d’anciens monégasques dans cette équipe, Sébastien Puygrenier, Djamel Bakar, Yoann Mollo… Nous sommes arrivés ensemble de Monaco avec Thomas Mangani, du coup l’adaptation a été facilitée.

« J’ai gardé des liens forts avec l’AS Camaret, le club où j’ai débuté. Ils ont fait un stade à mon nom là-bas, quel honneur ! »

Pensais-tu rester aussi longtemps à Nancy ?

Non je ne pensais pas que l’aventure allait durer huit ans. En arrivant, en bon sudiste j’ai eu un choc thermique. Le ciel est bas et gris, il n’y a pas de lumière… Mais ensuite j’ai pris le temps de découvrir la région. Nancy est aussi une très belle ville et j’y suis resté car je m’y sentais bien. J’avais des responsabilités dans un club familial, cela me convenait parfaitement. Je suis quelqu’un de fidèle, je n’ai jamais cherché à partir pour partir, deux clubs en treize ans c’est très bien.

Depuis ton départ, continues-tu de suivre l’AS Nancy ?

Oui, comme j’ai toujours suivi de près le parcours de Monaco. J’y ai laissé beaucoup d’amis, j’ai encore certains joueurs au téléphone au moins une fois par semaine, je suis derrière eux.

Pour remonter encore plus loin, as-tu gardé le contact avec le club SC Orange ?

Non, avec le SCO le lien s’est vite rompu car beaucoup de dirigeants ont changé peu de temps après mon départ et ce n’était plus vraiment le même club. En revanche, j’ai gardé des liens forts avec l’AS Camaret, le club où j’ai débuté. Ils ont fait un stade à mon nom là-bas, quel honneur ! J’essaie toutes les années de leur rendre visite, j’ai de la famille au club, le lien est naturel. Cela ne veut pas dire que si les dirigeants du SCO m’appellent un jour je n’irai pas, bien au contraire. Mais je suis plutôt réservé, j’aime la discrétion, donc je ne me vois pas faire le premier pas et aller les voir en disant : “Salut c’est Vincent, ancien de club, je suis joueur professionnel”.

Vincent Muratori sous le maillot de l'ASNL

Ne pas avoir connu d’expérience à l’étranger cela reste un regret ?

Quand Nancy m’a proposé de prolonger, j’ai aussi refusé car je souhaitais connaître cela. Ce projet me disait bien. Ce n’est juste pas tombé au bon moment. J’ai eu plusieurs contacts, un a bien failli se concrétiser, mais finalement à cause du covid c’est tombé à l’eau. Cela veut dire que mon histoire devait s’écrire ici.

Pour terminer cet entretien, peux-tu nous dire en quoi le football a changé à tes yeux entre aujourd’hui et la période de tes débuts ?

Si je dois mettre en lumière une tendance, c’est que le jeu prend toujours plus de vitesse. On se souvient du jeu à la nantaise, fait de redoublements de passes. Trente après le Barça jouait aussi comme ça, mais beaucoup plus vite. Les clubs sont aussi beaucoup mieux équipés. Quand j’ai commencé les GPS n’existaient pas. Aujourd’hui tout le monde les utilise. Idem pour la vidéo. Avant c’était juste pour la causerie, on parlait de l’adversaire, de temps en temps on faisait un focus sur notre jeu, mais aujourd’hui c’est très individualisé, un joueur peut carrément analyser toutes ses actions d’un match et en faire de même pour ses adversaires directs potentiels avant le match suivant. Les moyens techniques ont évolué au plus haut niveau mais pas seulement. Un club comme Grasse bénéficie aussi de ces outils aujourd’hui et utilise par exemple un logiciel comme My Coach Pro, comme Monaco ou l’OL.

Nous avons cherché Vincent Muratori sur les réseaux sociaux, sans rien trouver… N’est-ce pas en cela que le football a aussi beaucoup changé depuis quinze ans ?

(Il sourit) Oui c’est vrai, je n’ai pas de réseau social. J’ai toujours préféré me détacher de cette chose-là pour ne pas me laisser perturber par les critiques que l’on retrouve beaucoup sur le web. C’était pour moi une manière de me protéger. Je comprends qu’aujourd’hui cela entre aussi dans la valorisation des joueurs, mais j’ai fait ce choix car ma priorité a toujours été le terrain.

Crédit photos : IconSport

☟ CONTINUEZ VOTRE LECTURE ☟