Coupe de France4e tour

Dufrennes (Vannes) : « La Coupe de France, ce sont des émotions superbes »

22/09/2017 à 14:33

Attaquant de Vannes depuis quelques saisons, Franck Dufrennes va disputer le 4e tour de la Coupe de France chez une équipe de niveau régional, La Vitréenne, ce week-end. Un rendez-vous toujours particulier pour un club qui a une histoire avec cette compétition. Et un joueur de 29 ans, passé par le PSG, qui garde le bonheur simple de jouer au football.

Dans quel état d’esprit abordez-vous ce déplacement à La Vitréenne, pour le 4e tour de Coupe de France ?

On l’aborde comme tous les matches depuis le début de saison, ou tous les matches de coupe, avec beaucoup de sérieux. L’an dernier, on avait affronté énormément de clubs de niveau inférieur de R2 – R3, où on s’était qualifié non sans difficulté, surtout Chantepie où on avait souffert. C’est un match de foot, c’est la coupe. Les équipes de niveau inférieur se transcendent. On sera très sérieux pour passer

Vous venez de battre deux fois la GSI Pontivy, en Coupe puis en championnat. Qu’en reste-t-il ?

On retient la solidité défensive. Gagner deux matches à domicile, ce n’est pas facile. Là, on gagne en concédant peu d’occasions. Sur le premier, on a eu un gros manque de maîtrise, mais on a été efficace dans les deux surfaces. En championnat, on a été très costaud, très efficace, et mieux dans le jeu.

Cette Coupe de France, c’est toujours une compétition particulière pour le club ?

Pour Vannes, mais aussi pour les joueurs en particulier. C’est une fois par an. Ca a une saveur particulière. On va dans des clubs où on n’a pas l’habitude d’aller. Ca peut être une atmosphère champêtre. J’ai eu la chance de disputer un 8e de finale avec Dunkerque. Ce sont des moments très bien. Là, des joueurs découvrent la Coupe de France.

« Le PSG reste une super expérience »

Qui avez-vous affronté ?

J’ai eu la chance de jouer contre Lille, Montpellier ou Reims. Ces moments où on joue contre des clubs pros sont particuliers pour tout joueur.

Qu’est-ce qu’on ressent ?

Ca dépend contre qui tu joues, mais on a tendance à se transcender, à en faire plus. Ce sont des émotions superbes.

Comment vous sentez-vous à Vannes ?

Je me sens épanoui. J’ai fait le choix de revenir après une expérience à l’étranger. Ca été un choix rapide de rester sur le long terme malgré des sollicitations de clubs supérieurs, en CFA, en National, jusqu’à il n’y a pas longtemps. J’ai fait le choix sur la durée. On a été d’accord pour faire encore un bout de chemin ensemble, j’en suis très content.

Combien de temps vous reste-t-il ?

J’ai encore deux ans de contrat, avec une année de plus en cas de montée. J’ai 29 ans. J’espère jouer encore quelques temps. Ca voudrait dire qu’il y a une montée.

La Ligue 2 ou le National, vous y pensez encore ?

Le monde pro, c’est compliqué. Si j’avais voulu, j’aurais dû faire 24-25 ans. J’ai eu la chance d’être pro au PSG. J’ai signé en National à Vannes. L’année d’avant, j’aurais pu resigner en National. C’est plus une volonté de ma part de ne plus être professionnel. Je suis très bien où je suis.

Le PSG, ça vous manque ?

Me manquer, c’est un grand mot. J’ai eu la chance de m’entraîner avec les pros. J’ai bénéficié de la logistique, de l’équipement, du terrain. Mais ça a été une année compliquée. On avait deux-trois joueurs de niveau supérieur pour se maintenir. A la trêve, on était pratiquement sûr de se maintenir, donc les six derniers mois ont été très longs. Les 19 ans étaient en Youth League, donc les meilleurs jeunes allaient avec eux. On était une dizaine à l’entraînement avec des joueurs de DSR ou DH. Mais ça a été une super expérience. En revanche, deux ans, ça aurait été long. J’ai gardé contact avec des joueurs qui sont aujourd’hui pros.

« Avec Henry Ndepo, on a beaucoup accroché »

Quelles sont vos ambitions avec ce bon début de saison avec Vannes ?

On est bien parti. Mais il n’y a que quatre matches joués. C’est très bon avec trois matches à l’extérieur. L’objectif, c’est le haut du classement et voir. Nous, en tant que joueurs, on veut jouer les 2-3 premières places et pourquoi pas la montée. Mais le président a simplement dit d’être le plus sérieux possible.

Personnellement, quel est votre objectif ?

C’est de gagner des matches. Je veux marquer des buts, faire des passes décisives, forcément, car je suis un joueur offensif. Mais collectivement, je veux finir le plus haut possible.

Votre entente avec Henry Ndepo semble être parfaite…

Il est arrivé il y a 1 an et demi. De suite, on a beaucoup accroché. Ca se ressent sur le terrain. J’ai envie de jouer pour lui, lui a envie de jouer pour moi. On est performant tous les deux pour aider l’équipe, même si, sans les autres, on ne pourrait rien faire. Il n’y a pas de star dans l’équipe. Mais, c’est vrai, on s’entend très bien sur le terrain.

Légende : Franck Dufrennes (à gauche), l’attaquant du VOC, est ambitieux. Crédit : Vannes OC