Coupe de Bretagne2e tour

Florian Julé (Ste-Hélène) : « Je ne m’attendais pas à faire le buzz »

08/09/2017 à 11:08

Ce dimanche, l'Avenir Sainte-Hélène reçoit le Stade Landévantais. Ca devait être les retrouvailles de Florian Julé avec le club où il a été champion l'an dernier. Mais, revenu à Sainte-Hélène pour jouer avec son frère, le milieu de 23 ans a été expulsé le week-end passé en championnat. Ce qui a valu un tweet devenu viral par la folie d'Internet. Son auteur raconte.

Quel a été votre parcours cet été et pourquoi ?

J’ai été de retour à Sainte-Hélène (D2). J’ai quitté Landévant où j’ai joué trois saisons. Tous mes meilleurs amis sont à Landévant. Je suis revenu pour jouer avec mon frère, Romain. C’est sa deuxième saison seniors. On voulait faire plaisir à notre père qui nous suit.

Comment a-t-il réagi quand il a appris ?

Il était content quand je lui ai annoncé. Il était discret, donc il n’a pas trop réagi. Mais il s’est dit enfin, il va pouvoir voir ses deux fils sur le même terrain. Pour moi, ce n’est pas grave d’être resté en D2, plutôt que de monter en D1 avec Landévant. On sait qu’on ne va pas finir professionnel. C’est une bonne aventure.

« J’ai voulu défendre mon frère »

Comment s’est passé votre été ?

Bien. Je connais beaucoup de monde. Je n’ai pas eu beaucoup de préparation, car j’ai eu beaucoup de vacances. Je suis rentré le 13 août, alors qu’ils ont repris le 26 juillet. J’ai loupé quasiment toute la préparation. J’ai coupé par rapport au boulot. Physiquement, je commence à aller mieux et à récupérer la forme physique.

Florian Julé sous le maillot de Landévant avec le gardien de Ste-Hélène, Benjamin Kerbellec, l’an dernier. (Crédit : DR)

Vous disputiez votre première rencontre de District le week-end dernier, à Carnac (4 – 2).

C’était le premier match de championnat de l’équipe et avec mon frère. On avait l’ambition de gagner. On est à 2-2 à la mi-temps. On prend 3e d’entrée de jeu en deuxième mi-temps. Puis, il y a une histoire où mon frère se fait chauffer, il réagit. Il rentre dans le tas alors qu’il est petit. Je vois plein de joueurs adverses, je vais le défendre. On prend un rouge chacun. J’ai pris cinq matches de suspension, lui quatre.

Ca démarre bien…

(rires) La saison commence bien. On avait tellement hâte de se retrouver. Je vais pouvoir me préparer tranquillement (sourires).

Et là, vous publiez un tweet qui va faire le buzz…

J’ai mis le tweet pour rigoler avec mes amis. J’ai changé de portable donc je n’avais pas de réseau. Quand j’ai eu du wifi, je recevais des messages de partout. Sur Twitter et Facebook, on me dit qu’il y avait 20 000 j’aime, 3000 commentaires. J’ai mis ça comme ça, pas pour faire le buzz. Ca me surprend. Je ne m’y attendais pas.

Une histoire folle…

Je n’ai même pas mis un hashtag « les phrases du District ». Et c’est parti dans tous les sens. C’est incroyable. C’est la première fois que ça m’arrive, et ça ne m’arrivera plus jamais.

« C’est possible que je retourne un jour à Landévant »

Pour revenir sur le sportif, à cause de ce rouge, vous allez rater le 2e tour de Coupe de Bretagne, ce week-end, contre… Landévant.

Sur le coup, je n’ai pas réfléchi parce que c’était la famille. Quand je suis rentré dans le vestiaire, j’ai compris. J’étais dégoûté. Mes meilleurs amis jouent à Landevant. On ne s’attendait pas à se rencontrer en Coupe. Quand on l’a su, on s’est dit qu’on allait faire un pot après le match, car j’habite à côté du stade. Mais ça m’embête de ne pas le jouer. Ce n’est pas pareil, même si je vais le voir.

Qui allez-vous supporter vu que votre frère ne jouera pas ?

C’est vrai. Mais je serai supporter de Sainte-Hélène.

Un pronostic ?

Ce n’est pas très bien de dire ça, mais je vais dire 2-0 pour Landevant. Ils sont un peu au dessus, et je ne serai pas là (rires). Ils n’ont pas trop d’absents, eux (sourires).

Que retenez-vous de vos trois ans à Landévant ?

Quand on est extérieur, on les déteste. Quand on est dedans, on est plus qu’accroc à ce club. C’est une famille. Avant je les détestais. Dès que j’ai signé, j’ai passé trois années géniales. C’était des bonnes personnes, bénévoles, généreuses. Quelles que soient les générations, tout le monde est au soutien du club. Le titre l’an dernier a permis de clôturer de manière magnifique. Je conseille à tout le monde d’y signer. C’est une expérience géniale. C’est possible que j’y retourne un jour.

 

Florian Julé (à droite), champion avec Landévant, l’an dernier. Il est avec un coéquipier et son coach. (Crédit : Stade Landévant)