Coupe de France7e tour

P. Le Brun (St. Pontivyen) : « On a senti l’effervescence monter »

10/11/2017 à 19:51

Demain, le Stade Pontivyen recevra le Stade Lavallois (N1) au septième tour de Coupe de France. L'entraîneur, Philippe Le Brun, se languit de cette affiche. Il a préparé ce match avec minutie et espère bousculer son adversaire. Le coup d'envoi est programmé à 18 heures.

Tout d’abord, comment s’est déroulée votre préparation ?

Bien. On n’a fait que deux séances, mardi et jeudi. J’ai laissé un peu de repos après le match de dimanche dernier. L’objectif, c’est d’avoir de l’influx pour demain. On a fait différemment, d’habitude, on s’entraîne mardi, mercredi et vendredi. Il y a un peu d’émulation qui se créé automatiquement. Déjà parce que c’est un septième tour et le fait d’affronter Laval, c’est toujours motivant. Il faut être honnête par rapport à cet environnement. C’est un club professionnel. Les garçons le savaient depuis le tirage. On savait très bien que c’était un gros match à faire. Psychologiquement, les joueurs sont à 200 % pour faire le mieux possible et pour faire quelque chose de très bien.

Que savez-vous de votre adversaire ?

L’avantage de recevoir un club comme Laval, c’est que tout est filmé donc on ne sait pas mal de choses. Entre entraîneurs, on discute. Donc, j’ai eu quelques informations de certains coachs. C’est un petit plus, les moyens sont différents. De plus, en toute sincérité, ils ont des joueurs qui ont évolué en ligue 1, comme Bosetti, et en ligue 2. On a rapidement accès à plusieurs informations. C’est une équipe qui a encore des moyens financiers et humains d’un niveau professionnel. Ils font que ça, tous les joueurs, c’est leur méthode de travail.

Le Stade Pontivyen va s’adapter pour « contrecarrer » les plans de Laval

Vous avez prévu un plan particulier ?

On va aborder ce match un peu différemment, il faut être clair. L’approche tactique est importante et la mise en place aussi. A partir du moment où l’adversaire aura plus de possession, le projet et le plan de jeu mis en place en championnat seront un peu différents. L’adversaire est plus fort dans plusieurs registres, techniquement et physiquement, on le sait. On est obligé de contrecarrer les plans de l’adversaire. On a fait un travail de fond au niveau de notre système, sans trop déroger à notre façon de jouer, mais avec des consignes.

L’environnement est particulier même si vous avez déjà atteint ce stade de la compétition l’année dernière…

Oui, tout à fait. Depuis quelques matchs, on a senti l’effervescence monter. On a battu Ergué-Gabéric là-bas, une N3, au cinquième tour. On a un peu créé quelque chose. Quand on va battre une équipe dite supérieure à l’extérieur, on se prend au jeu. C’est ce que je dis aux joueurs, je veux aller le plus loin possible en coupe. On a déjà fait parler de nous en atteignant le septième tour et en faisant la Prépa’ de rêve avec Lionel Charbonnier l’année dernière. On avait battu Cesson, une DH, alors qu’on était en DSE. On avait tenu la dragée haute au Stade Briochin (qui était en CFA 2) en égalisant à 1 – 1 à la 70e minute de jeu. Il y avait des choses intéressants qu’on avait pu montrer au fil du match. Là, j’ai l’impression qu’on a franchi un cap. C’est la première fois qu’on atteint deux fois de suite le septième tour. On reçoit un club professionnel. Pour les joueurs, c’est excellent, et pour la ville aussi.

« Ce match résume parfaitement le charme de la Coupe de France »

Vous prenez ce match comme une nouvelle vitrine pour Pontivy ?

Ça met en lumière le foot amateur et cette ville qui compte beaucoup d’amateurs de football. Il n’y a plus que nous pour représenter Pontivy puisque la GSI est sortie assez tôt. Il y a déjà eu bon nombre de pontivyens à nous suivre à Loudéac (au 6e tour). Mine de rien, ça peut être quelques chose de très bien pour mettre en avant ce qu’on fait. Cette rencontre a une belle connotation de Coupe de France : le Stade Pontivyen contre le Stade lavallois, ça parle aux gens. Nous, on est dans l’amateurisme pur. Il y a un engouement qui s’est créé automatiquement. En plus, on affronte un club extérieur à la Bretagne, ça ajoute du charme. On s’identifie en tant que pontivyen, en tant que morbihannais et en tant que breton. Ce match résume parfaitement le charme de la Coupe de France, c’est une affiche pour les spectateurs. On fera du mieux possible avec nos moyens et nos valeurs face à un gros qui a d’autres ambitions. Ça fait du bien d’entendre parler du club aujourd’hui. Pour toutes les personnes qui œuvrent au quotidien, du plus petit au plus âgé. Ça met aussi un peu de piment dans ce football amateur pur. Ce qui prime, c’est que c’est la fête du football.

Propos recueillis par David Guitton