Coupe de France7e tour

T. Niox (SM Douarnenez) : « Ce n’est pas une équipe B de Lorient qu’on va jouer »

10/11/2017 à 21:22

Si le tirage du septième tour de Coupe de France faisait rêver les clubs amateurs bretons, c'est la Stella-Maris qui a hérité du FC Lorient. Le "gros lot" selon beaucoup et selon Tanguy Niox. Le club, la ville et l'entraîneur ont préparé cet évènement comme il se doit. Côté terrain, Niox a centré son travail sur la motivation, la concentration et le gestion des émotions. Coup d'envoi à 14 heures 30.

On considère que vous avez tiré le gros lot en recevant le FC Lorient. Comment avez-vous préparé ce match particulier ?

Le jour du tirage, on s’est dit que c’était parfait pour le club. Rencontrer le FCL, qui est prêt à remonter en Ligue 1 et qui vient de descendre, c’est un très bel adversaire. On a effectivement tiré le gros lot. C’est une première satisfaction. La deuxième satisfaction, c’est de jouer ce match chez nous. Il y avait un cahier des charges à respecter. Les dirigeants, les bénévoles et la municipalité ont fait un très gros travail. On a changé les bancs de touche, il a fallu proposer un nombre de places limitées et délimiter un parcage pour les supporters adverses. Les joueurs sont très motivés et très excités. Je pense que tout le monde a hâte d’être à demain. On nous parle beaucoup de ce match dans nos entourages. Sachant qu’on avait deux matchs de championnat avant ce tour, c’est quand même une ambiance qui peut peser sur les joueurs.

« Le pompiste m’a félicité et m’a parlé du match »

A titre personnel, comment abordez-vous cet évènement ?

On essaie de l’aborder le plus sereinement possible. On peut être impressionné par ce genre d’affiches… Il faut faire abstraction de tout le reste, c’est un match de foot. On va mettre la même motivation que pour tous les matchs avec une idée en tête : donner le maximum et pourquoi pas aller chercher une victoire.

Pourriez-vous nous décrire l’effervescence autour de ce match ?

On attend 3000 personnes, le stade sera plein. Les places sont parties en 48 heures. Il y a un engouement dans la ville qui se dégage. On nous parle beaucoup de ce match. C’est un évènement qui arrive une fois tous les vingt ans. En tout cas, ça faisait vingt ans que ça ne nous était pas arrivé. On avait reçu le Stade Brestois au septième tour lors de la saison 93/94. Quand je suis allé mettre de l’essence, le pompiste m’a félicité pour la qualification et m’a parlé du match. Il m’a dit qu’il viendrait au stade. On n’a que des retours positifs.

« On va payer cash la moindre faille de concentration »

Dans ce genre de rencontres, les outsiders entament souvent le match en se disant que le temps joue en leur faveur. Est-ce que vous partez sur cette même ligne ? Comment avez-vous préparé ce match unique ?

Rien n’a évolué sur le calendrier des séances. Ce qui a changé, c’est que j’ai pris un groupe de dix-huit dès mardi alors que j’ai l’habitude de prendre l’ensemble des seniors le mardi et le mercredi. Le but, c’est de préparer au mieux le groupe. Ça nous permet de mettre plus d’intensité et de faire des exercices plus spécifiques pour préparer ce qu’on s attend à vivre demain. Le discours de Landreau sera sans doute le même que celui qu’on peut avoir quand on va jouer une D2. Ils vont vouloir nous empêcher d’espérer. A nous d’inverser cette tendance. Le temps joue toujours en faveur d’une équipe dite inférieure. On travaille sur la motivation d’une part, même si elle est là naturellement. Mais on travaille surtout sur la concentration. La moindre défaillance, on va la payer cash. Que ce soit dans le placement ou dans l’analyse du placement adverse. Il va falloir conserver cette concentration pendant tout le match en faisant abstraction de l’environnement et de l’adversaire.

Vous avez vu que Lorient avait sorti son groupe ? A quoi vous attendez-vous ?

Oui, je ne sais pas si il va faire tourner mais il y a des titulaires indiscutables en Ligue 2. Ce n’est pas une équipe B qu’on va affronter demain. On s’orienterait vers une défense Rosé-Touré, j’ai vu que Koffi était également dans le groupe. Avec Le Goff et Moreira sur les côtés, Cabot et Bouanga sur les ailes. Guendouzi et Lemoine seront absents donc il risque d’y avoir du changement. Devant, il y aura sans doute Hamel et et peut-être Danic en soutien ou Mara. Ça dépend de l’animation qu’ils choisiront. C’est un groupe conséquent avec de très très grosses individualités sans oublier leur collectif. Ils vont nous faire courir.

Propos recueillis par David Guitton