ClubFormation

SC Air Bel : on l’appelle l’OVNI

L’ascension fut fulgurante. Ce fut même du jamais vu. 9 ans. C'est le temps qu'il a fallu au SC Air Bel, club du quartier du 11ème arrondissement de Marseille, pour isser toutes ses équipes de Jeunes au niveau Ligue. De sa création en 92 à aujourd'hui, le niveau de cette institution n'a cessé de croître jusqu'à pouvoir rivaliser avec les clubs professionnels de la France entière. A l'étranger, Chelsea, Manchester United, Arsenal, la Juventus, le Milan AC et d'autres lorgnent tous sur les diamants que sont en train de tailler les formateurs airbelois. Yoan Cardinale (OGC Nice), Zinédine Machach (ex-Toulouse), Lamine Gassama (ex-OL), Steven Fortes (Toulouse), Oumar Gonzalez (Metz), Mohamed Simakan (Strasbourg), Naouir Ahamada (Juventus)... Le SCAB est devenu comme un vaisseau d'où sort des "extraterrestres" du football.

Les Interviews

Régional 1 BFC Sarrebourg

Anthony Untereiner (Sarrebourg) : « Metz, c’était un autre monde »

Fort de son succès 5-1 face à Jarville, mercredi, Sarrebourg a fait le plein de confiance avant d'affronter la réserve du FC Metz samedi (18h). À cette occasion, Anthony Untereiner va retrouver le maillot grenat, porté pendant deux saisons (2007-2009), mais pas le Stade Dezavelle, le match se jouant à Rombas. Le milieu de terrain sarrebourgeois revient sur son passage dans le club messin.

Les Portraits

D1 UniassuranceAS Les Côteaux

Les Côteaux et le rêve du niveau régional

Pensionnaire de Deuxième Division de District pendant trois ans, l'AS Les Côteaux se met aujourd'hui à rêver de Régional 3. Désormais 2ème en Première Division de District, l'équipe entrainée par David Gautier, en course pour la montée, a dû se faire violence pour faire évoluer les mentalités. Et changer ses mauvaises habitudes. Explications.

Certifié EspoirPortrait

Yann Godart, de Bar-le-Duc à l’Equipe de France U17

Le sélectionneur de l’Equipe de France U17, Patrick Gonfalone, a retenu vingt joueurs pour participer à un tournoi international amical en Espagne, du 13 au 17 février. Parmi eux, Yann Godart, latéral droit au FC Metz. Sélectionné à 21 reprises chez les jeunes, le natif de Bar-le-Duc (Meuse) continue son ascension sous le maillot tricolore. Portrait d'un jeune espoir à la tête bien faite.

Footballparcours sportif

Vincent Laurini, un Guénangeois professionnel en Italie

Après avoir bourlingué dans les divisions inférieures italiennes, le Guénangeois Vincent Laurini est aujourd’hui à la Fiorentina, en Serie A. De Metz à Florence en passant par Carpi, retour sur un itinéraire semé d’embûches.

Une vie de footballeur professionnel peut donc dépendre d’une petite annonce publiée dans le journal pour devenir… mannequin. C’est rare, mais ça arrive. C’est de cette manière que Vincent Laurini a fait décoller une carrière bien partie pour le mener nulle part.

Rembobinons le fil : on est en 2008. Après s’être déjà fait renvoyer du centre de formation de Metz quatre ans plus tôt, l’arrière droit, originaire de Guénange, prend la porte de celui de Sedan. « Pas le physique pour être pro », lui explique-t-on à chaque fois. À 19 ans, dans l’impasse, il part en Italie faire un essai en Serie C2 (National 2) à Gubbio, où une partie de sa famille paternelle réside. Là encore, rien de concluant.

Proche de tout plaquer, il est remis en selle par son père, Serge, qui lui donne une idée. À 30 bornes de Gubbio, il y a Fossombrone et son club d’Eccellenza regionale (Régional 2). Un club qui appartient à Dirk Bikkenberg, célèbre et fortuné styliste belge. Quelques années en amont, Vincent a fait des photos pour lui. Dans une première vie, furtive, il a été mannequin. « Mon père avait répondu à une annonce en envoyant des photos de moi. Au final, j’ai fait quelques shootings », rigole-t-il. Il appelle donc Bikkenberg, qui accepte de l’engager.
La grande ascension

En terme de saut dans l’inconnu, difficile de faire mieux. Ou pire, c’est selon. « J’étais sans équipe, je ne savais pas quoi faire, je l’ai appelé. J’ai beaucoup hésité avant de partir. Sincèrement, j’avais envie d’arrêter le foot, j’étais dégoûté. Si Bikkenberg avait eu un club ailleurs qu’en Italie, je n’aurais même pas bougé. »

Là-bas, les débuts sont difficiles. Son salaire lui permet seulement de vivoter. Mais il s’accroche. C’est le début de la grande ascension. Une première accession en Serie D avec Fossombrone, deux autres avec Carpi (2010-2012) et un départ à Empoli, en Serie B. En quatre ans, Vincent Laurini a grimpé d’autant de niveaux. Sans bégayer. « J’ai eu la chance de me retrouver dans des équipes ambitieuses. Chaque début de saison, ce n’était pas simple. Il me fallait quelques matches pour m’adapter. Mais jamais très longtemps », se remémore-t-il dans un accent chantant, mi lorrain-mi italien, qui traduit son rapport à son pays d’adoption : « Aujourd’hui, je me sens plus italien. J’ai acheté une maison ici, ma fiancée est italienne. Je pense m’établir ici après ma carrière. »

À Empoli, le Lorrain a continué sa progression. Et dès sa deuxième saison, en 2014, il grimpe une nouvelle marche, celle de la Serie A. Impensable six ans plus tôt. « Dès mon deuxième match, je joue contre le Milan AC. Moi qui suis milaniste depuis toujours, j’ai vraiment pris conscience du truc. C’était impensable. Je voyais les maillots du Milan à côté de moi mais je n’y croyais pas. » Viennent ensuite les rencontres contre la Roma, Naples ou la Juve de Pogba, « le plus impressionnant de tous. On dirait un adulte qui joue avec des enfants ». Un rêve éveillé.

À la fin du mois d’août, après trois saisons dans l’élite italienne, Vincent Laurini, 28 ans, a signé à la Fiorentina. Si le niveau est le même qu’à Empoli, « la marche à gravir est beaucoup plus haute que les précédentes. La Fio, c’est un top club. J’espère m’adapter rapidement. » Il a déjà prouvé par le passé qu’il savait y faire.

FootballREGIONAL 4

Un entraîneur-président a Hayange

Après avoir vécu dans le faste pendant des années, le FC Hayange est un peu plus dans le dur depuis trois ans : « Je ne veux pas rentrer dans les détails, mais il y a eu des changements importants il y a trois ans. Quasiment tous les joueurs de l’équipe seniors sont partis. Il a fallu repartir de zéro, tout reconstruire » , explique Loïc François, président depuis ce bouleversement et entraîneur de l’équipe A.
« C’est le système D, on se débrouille »

Malgré un budget limité, des moyens globalement réduits, les Hayangeois tentent de se maintenir au niveau : « C’est le système D, on se débrouille, on survit. Le vice-président entraîne l’équipe B, qui évolue en 2e division. Aujourd’hui on fonctionne comme un petit club de village, on essaye d’aller chercher des sponsors. Mais c’est pas évident. » Beaucoup de volonté, une bande de copains soudés, mais cela a fini par ne plus suffire : « La saison a été très compliquée, avec beaucoup de blessés. Les cadres ont pris de l’âge. Et puis on a récupéré des bons jeunes de 2e division, ils mouillent le maillot, mais ils n’ont pas le niveau ligue. On était clairement en dessous par rapport aux autres équipes » , constate avec recul et lucidité Loïc François. Résultat, une descente en PHR. Un mal pour un bien ? « Franchement là, les mecs se prenaient des tôles tous les week-ends, c’est lourd moralement sur la durée. On sera davantage à notre place, même si ce sera difficile et relevé quand même. »

L’objectif ? « Rester en ligue. Pour cela, on va devoir forcément terminer dans les six premiers, qui seront conservés en ligue alors que les autres descendront en district (avec la réforme prévue dans un an, il n’y aura que trois niveaux en ligue, et plus quatre comme aujourd’hui). »

L’avenir appartient aux jeunes

Les Dossiers

D2AS Florange

Florange dans la tourmente

Relégué en Deuxième division de district, Florange va mal : joueurs exclus ou absents, démission du coach de la réserve en cours de saison… Le courant ne passe plus entre la direction et les « bannis ». Ces derniers reprochent un manque de démocratie et désirent se présenter aux élections. Comment le club a pu en arriver là ? Explications.