N3 (F)

José Pinot (Metz B) : « Une domination stérile »

La réserve du FC Metz n'a pu faire mieux qu'un nul face à Biesheim (1-1). José Pinot, le directeur du centre de formation du club grenat, également entraîneur du groupe N3, s'est exprimé après la rencontre

Les Interviews

Footballnational 3

Le centre de formation de Metz classé 6ème

Club formateur par excellence, le FC Metz dévoile de nouveaux talents chaque saison. L’objectif premier de l’équipe réserve sera donc naturellement de permettre à ses pensionnaires de progresser pour intégrer le groupe évoluant en Ligue 1. Pour autant, 5e lors des deux éditions précédentes, les hommes de José Pinot (photo) seront à n’en pas douter à la lutte pour le haut du tableau.

Comme en 2011 et 2013, le centre de formation du FC Metz a été classé 6e par la FFF parmi l’ensemble des centres agréés. Une récompense supplémentaire pour le club Mosellan, et une neuvième année de présence dans le Top 10 depuis 2007. Une réussite et une régularité que José Pinot partage avec l’ensemble des acteurs de la formation messine. « On travaille avec un staff bien élargit, bien compétent, souligne le tacticien. Nous sommes 7 personnes à faire ce travail de formation avec des joueurs qui sont en fin de cycle, nés en 98 et 99 ». L’ancien professionnel de l’AS Beauvais, qui a vu passer Maxwel Cornet, Bouna Sarr et autres Sadio Mané au Centre Technique de la Plaine Saint-Symphorien, accompagne pour la douzième saison consécutive les jeunes pousses des Grenats.
« On est toujours confronté aux mêmes difficultés, analyse l’ex-milieu de terrain. Ces difficultés sont l’apprentissage pour ces jeunes joueurs avec un beau potentiel qui vont découvrir le football d’adulte. Il faut que ce temps d’adaptation et d’apprentissage soit le moins long possible ». C’est donc la génération 98, quart de finaliste de la dernière Coupe Gambardella qui tentera de suivre l’exemple du défenseur Théodore Efouba Ayissi et du milieu Lemouya Goudiaby, derniers en date à avoir signé leur premier contrat professionnel avec le club à la croix de Lorraine. Déjà plus expérimentés, Oumar Gonzalez et Lucas Toussaint qui étaient prêtés au RFC Seraing, club satellite, s’entraînent pour le moment avec l’effectif de l’équipe B. Enfin, Rémi Cabral, Davy Delpierre et Ryan Ouazine, nés en 1999, sont arrivés en provenance des équipes U19 du PSG, de l’AS Monaco et de l’OL.
« Il va falloir qu’ils s’adaptent à notre fonctionnement, précise José Pinot. Pour l’instant ils vont jouer en 19 ans même si on s’entraîne ensemble, et peut-être qu’à un moment donné, mais pas dans l’immédiat, ils joueront avec moi en National 3 ». Pour ce qui est du classement, les réservistes messins ne seront pas dénués d’ambition, loin s’en faut. « Le plus haut niveau de compétition, c’est le N2, et on se rend compte qu’on a du mal à y rester. Depuis deux ans on est en N3, le plus intéressant aujourd’hui c’est de jouer le haut de tableau. Qu’on soit dans la compétition aussi, qu’on ait ces valeurs de victoires ». Premier rendez-vous le samedi 19 août, à Épernay.

Les Portraits

Footballparcours sportif

Vincent Laurini, un Guénangeois professionnel en Italie

Après avoir bourlingué dans les divisions inférieures italiennes, le Guénangeois Vincent Laurini est aujourd’hui à la Fiorentina, en Serie A. De Metz à Florence en passant par Carpi, retour sur un itinéraire semé d’embûches.

Une vie de footballeur professionnel peut donc dépendre d’une petite annonce publiée dans le journal pour devenir… mannequin. C’est rare, mais ça arrive. C’est de cette manière que Vincent Laurini a fait décoller une carrière bien partie pour le mener nulle part.

Rembobinons le fil : on est en 2008. Après s’être déjà fait renvoyer du centre de formation de Metz quatre ans plus tôt, l’arrière droit, originaire de Guénange, prend la porte de celui de Sedan. « Pas le physique pour être pro », lui explique-t-on à chaque fois. À 19 ans, dans l’impasse, il part en Italie faire un essai en Serie C2 (National 2) à Gubbio, où une partie de sa famille paternelle réside. Là encore, rien de concluant.

Proche de tout plaquer, il est remis en selle par son père, Serge, qui lui donne une idée. À 30 bornes de Gubbio, il y a Fossombrone et son club d’Eccellenza regionale (Régional 2). Un club qui appartient à Dirk Bikkenberg, célèbre et fortuné styliste belge. Quelques années en amont, Vincent a fait des photos pour lui. Dans une première vie, furtive, il a été mannequin. « Mon père avait répondu à une annonce en envoyant des photos de moi. Au final, j’ai fait quelques shootings », rigole-t-il. Il appelle donc Bikkenberg, qui accepte de l’engager.
La grande ascension

En terme de saut dans l’inconnu, difficile de faire mieux. Ou pire, c’est selon. « J’étais sans équipe, je ne savais pas quoi faire, je l’ai appelé. J’ai beaucoup hésité avant de partir. Sincèrement, j’avais envie d’arrêter le foot, j’étais dégoûté. Si Bikkenberg avait eu un club ailleurs qu’en Italie, je n’aurais même pas bougé. »

Là-bas, les débuts sont difficiles. Son salaire lui permet seulement de vivoter. Mais il s’accroche. C’est le début de la grande ascension. Une première accession en Serie D avec Fossombrone, deux autres avec Carpi (2010-2012) et un départ à Empoli, en Serie B. En quatre ans, Vincent Laurini a grimpé d’autant de niveaux. Sans bégayer. « J’ai eu la chance de me retrouver dans des équipes ambitieuses. Chaque début de saison, ce n’était pas simple. Il me fallait quelques matches pour m’adapter. Mais jamais très longtemps », se remémore-t-il dans un accent chantant, mi lorrain-mi italien, qui traduit son rapport à son pays d’adoption : « Aujourd’hui, je me sens plus italien. J’ai acheté une maison ici, ma fiancée est italienne. Je pense m’établir ici après ma carrière. »

À Empoli, le Lorrain a continué sa progression. Et dès sa deuxième saison, en 2014, il grimpe une nouvelle marche, celle de la Serie A. Impensable six ans plus tôt. « Dès mon deuxième match, je joue contre le Milan AC. Moi qui suis milaniste depuis toujours, j’ai vraiment pris conscience du truc. C’était impensable. Je voyais les maillots du Milan à côté de moi mais je n’y croyais pas. » Viennent ensuite les rencontres contre la Roma, Naples ou la Juve de Pogba, « le plus impressionnant de tous. On dirait un adulte qui joue avec des enfants ». Un rêve éveillé.

À la fin du mois d’août, après trois saisons dans l’élite italienne, Vincent Laurini, 28 ans, a signé à la Fiorentina. Si le niveau est le même qu’à Empoli, « la marche à gravir est beaucoup plus haute que les précédentes. La Fio, c’est un top club. J’espère m’adapter rapidement. » Il a déjà prouvé par le passé qu’il savait y faire.

FootballREGIONAL 4

Un entraîneur-président a Hayange

Après avoir vécu dans le faste pendant des années, le FC Hayange est un peu plus dans le dur depuis trois ans : « Je ne veux pas rentrer dans les détails, mais il y a eu des changements importants il y a trois ans. Quasiment tous les joueurs de l’équipe seniors sont partis. Il a fallu repartir de zéro, tout reconstruire » , explique Loïc François, président depuis ce bouleversement et entraîneur de l’équipe A.
« C’est le système D, on se débrouille »

Malgré un budget limité, des moyens globalement réduits, les Hayangeois tentent de se maintenir au niveau : « C’est le système D, on se débrouille, on survit. Le vice-président entraîne l’équipe B, qui évolue en 2e division. Aujourd’hui on fonctionne comme un petit club de village, on essaye d’aller chercher des sponsors. Mais c’est pas évident. » Beaucoup de volonté, une bande de copains soudés, mais cela a fini par ne plus suffire : « La saison a été très compliquée, avec beaucoup de blessés. Les cadres ont pris de l’âge. Et puis on a récupéré des bons jeunes de 2e division, ils mouillent le maillot, mais ils n’ont pas le niveau ligue. On était clairement en dessous par rapport aux autres équipes » , constate avec recul et lucidité Loïc François. Résultat, une descente en PHR. Un mal pour un bien ? « Franchement là, les mecs se prenaient des tôles tous les week-ends, c’est lourd moralement sur la durée. On sera davantage à notre place, même si ce sera difficile et relevé quand même. »

L’objectif ? « Rester en ligue. Pour cela, on va devoir forcément terminer dans les six premiers, qui seront conservés en ligue alors que les autres descendront en district (avec la réforme prévue dans un an, il n’y aura que trois niveaux en ligue, et plus quatre comme aujourd’hui). »

L’avenir appartient aux jeunes

Footballregional 1

Double changement au F.C. Sarrebourg

Le club du F.C. Sarrebourg qui vient de réaliser une saison extraordinaire avec 2 montées des séniors séniors en Régional 1 et Régional 3 change de président et d' entraîneur. Au poste de président Jean François Froemer remplace Alexandre Welsch et le poste d' entraîneur revient a Olivier Froemer à la place de Patrick Ernwein.

entraîneurregional 1

L’ E.N. Saint Avold change d’ entraîneur

C'est la fin d'une ère à l'E.N. Saint-Avold, en effet Zouhir Salah-Eddine va prendre les rênes de l'équipe fanion pour la saison prochaine.

Après 10 années de bons et loyaux services à la tête de l'équipe première, Sebastien Ferrand va prendre du recul et laisser sa place à sa doublure de cette saison.
Un parcours qui se termine sur deux saisons honorables avec notamment une 2ème place en championnat lors de l'exercice 2015-2016, ce que le le club n'avait jamais réussi jusqu'alors.

Une page se tourne donc, et le nouvel entraineur n'est pas méconnu du club puisque Zouhir Salah Eddine, doublure de Sebastien Ferrand cette saison, a déjà dirigé l'équipe réserve plusieurs saisons et l'équipe des U17 Nationaux.