Régional 1 BFC Sarrebourg

Anthony Untereiner (Sarrebourg) : « Metz, c’était un autre monde »

07/09/2018 à 16:58

Fort de son succès 5-1 face à Jarville, mercredi, Sarrebourg a fait le plein de confiance avant d'affronter la réserve du FC Metz samedi (18h). À cette occasion, Anthony Untereiner va retrouver le maillot grenat, porté pendant deux saisons (2007-2009), mais pas le Stade Dezavelle, le match se jouant à Rombas. Le milieu de terrain sarrebourgeois revient sur son passage dans le club messin.

Comment s’est faite votre arrivée au FC Metz ?

Avec Sarrebourg, on avait fait le tournoi Wallygator en salle. Le premier tour avait lieu à Dieuze et j’avais fini meilleur buteur et meilleur joueur. Au tour suivant, à Metz, on a fini deuxième derrière le FC Metz. C’est comme ça qu’ils m’ont repéré. Ensuite, j’ai fait une série de détections et de tournois avec plusieurs joueurs à l’essai. À l’arrivée, on a conclu un contrat de deux ans, une année en 13 ans honneur et la seconde en 14 ans fédéraux.

Quel est votre plus beau souvenir chez les Grenats ?

Les gros tournois. On en a fait un au Camp des Loges, on avait battu le PSG en finale, 2-0. C’était l’occasion d’affronter des équipes prestigieuses : Lyon, Paris, Marseille, Milan, Newcastle, Valence…
C’était un autre monde, on avait entraînement tous les jours. J’étais en 4ème, à l’internat. J’étais assez jeune mais c’était déjà une nouvelle vie pour moi. J’en garde plein de souvenirs, en tant que footballeur mais aussi en tant que personne.

Quels joueurs devenus professionnels avez-vous côtoyé ?

Chris Phillips, en 14 ans fédéraux, même s’il n’était pas qualifié pour jouer en championnat. J’ai aussi joué avec Maxwell Cornet.

L’actuel joueur de l’Olympique Lyonnais est donc le joueur le plus talentueux que vous avez côtoyé là-bas ?

Oui, sans aucun doute. Maxwel avait deux ans de moins que nous, mais il était déjà plus costaud. Il avait les deux pieds, la vitesse, l’accélération, la détente, la technique… Il savait déjà tout faire et plus vite que tout le monde alors qu’il était plus jeune. C’était même notre meilleur buteur et meilleur passeur en 14 ans fédéraux.

Les différents entraîneurs que vous avez connus vous ont-ils marqué ?

J’ai eu Romuald Giamberini et Sébastien Muet. Ils avaient chacun leur méthode de travail. Ça restait différent de ce que j’avais connu avant. Comme je l’ai dit, c’était un autre monde, c’était bien de voir autre chose. Metz est un club professionnel, les séances étaient donc beaucoup plus professionnelles que ce que j’avais connu, c’est ça qui m’a marqué.

Malheureusement, à la fin de votre contrat, vous n’êtes pas conservé…

À chaque fin de saison, on se réunit avec le club pour parler des attentes qu’ils ont et de la suite. Ils ne souhaitaient pas me conserver parce que je manquais de vitesse et d’agressivité. Ils m’ont aussi prévenu que d’autres joueurs arrivaient à mon poste, comme Tony Mastrangelo (actuellement à Strassen, en D1 luxembourgeoise), international luxembourgeois U17 à l’époque.

Retour à la case départ donc, à Sarrebourg. Éprouvez-vous des regrets ou la marche était peut-être trop haute ?

Je ne sais pas si la marche était trop haute pour moi. Ça, je ne le saurai jamais. Mais Metz, c’était un autre monde, du travail quotidien, c’était complètement différent du foot loisir que je faisais. Quand je suis parti, je savais que j’avais progressé et que je venais de vivre une grosse expérience sportive. Forcément, quand tu y es, tu te dis qu’avec du travail et un peu de réussite, ça peut peut-être le faire. Quand tu y es, tu espères partir le plus tard possible. Ça reste deux superbes années, il y a un peu de regrets mais je ne suis pas à plaindre non plus.

En face, aucun de vos anciens partenaires ne sera sur la pelouse. Ce match sera-t-il malgré tout particulier pour vous ?

Oui et non. Effectivement, je ne connais aucun joueur de cette équipe, donc à part le maillot, il n’y aura rien d’autre de spécial, d’autant plus qu’on joue à Rombas.

Comment abordez-vous cette rencontre face au favori du championnat ?

Quand on sort des catégories U17 et U19, on sait qu’on ne pourra plus jamais jouer contre Metz et Nancy, sauf en Coupe. Ce match est forcément spécial parce qu’on a la chance d’affronter la réserve d’un club professionnel. Je pense que tous les joueurs du groupe, des autres équipes comme chez nous, ont coché cette date-là quand le calendrier a été dévoilé. On y est enfin. C’est le favori, mais on sort de deux gros matchs, dont une grosse victoire face à Jarville mercredi (5-1). On est mieux qu’en début de saison, il fallait laisser un temps d’adaptation aux recrues. On arrive en confiance, mais on sait que ça va être très difficile. Ça reste un match de foot et pour nous, ce sera un match de coupe. On a à cœur de rester solide le plus longtemps possible et de gérer nos occasions au mieux. On n’y va pas pour prendre une fessée (rire), mais pour faire le maximum pour ramener au moins point.

Crédit photo : Laurent Krajewski

Propos recueillis par Florian Tonizzo