Régional 1 BFC Sarrebourg

Mathieu Deom (Sarrebourg) : « J’ai montré au coach qu’il pouvait compter sur moi »

24/09/2018 à 18:58

Mené 2-0 à la mi-temps, Sarrebourg s’est finalement imposé 3-2 samedi, à domicile, face à Pagny-sur-Mosselle. Mathieu Deom, de retour de blessure après neuf mois d’absence, a notamment inscrit un doublé. L’attaquant mosellan, déjà buteur la semaine passée à Grand Couronné en Coupe de France (victoire 4-0), se livre sur sa convalescence et revient sur le succès obtenu face aux Pagnotins.

Il y a neuf mois, le 22 décembre, vous vous blessez gravement au genou. Verdict : fracture ouverte de la rotule et tendon rotulien rompu. Comment est-ce arrivé ?

La trêve hivernale avait débuté. J’ai fait un foot au Soccer Park, et bêtement, en glissant, je me suis pris la structure métallique dans le genou et je me suis ouvert. Le lendemain, je me suis fait opérer à l’hôpital de Sarrebourg.

Comment s’est déroulée votre rééducation ?

J’ai fait ma rééducation à Metz, à la Clinique Coubertin, pendant six mois. Au bout de cinq mois, j’ai repris la course, tranquillement, et au mois d’août, j’ai repris le foot.

Avez-vous pensé ne jamais pouvoir revenir au niveau ?

J’ai souvent douté, en plus, les médecins étaient septiques. Même après maintes examens, ils pensaient qu’il fallait que je laisse tomber le foot et que je privilégie l’autre sport comme la natation pour ne pas avoir de prothèse dans quelques années. Je reprends le foot à mes risques et périls, on verra plus tard ce qu’il se passera.

Après trois matchs en équipe réserve et un en équipe première en Coupe de France, vous voilà titulaire en championnat pour la réception de Pagny. Avez-vous été surpris ?

Je pense que je suis bien revenu, j’ai fait des grosses séances d’entraînement, mais j’étais surpris parce qu’il y a beaucoup de concurrence. Le coach fait ses choix et il faut les respecter, donc si je n’avais pas débuté, je n’aurais pas fait la tête. J’ai montré au coach qu’il pouvait compter sur moi.

Face à Pagny, vous étiez menés 2-0 au bout de vingt minutes de jeu, avant de finalement mettre trois buts. Comment l’expliquez-vous ?

À la demi-heure de jeu, leur numéro 10 se blesse et part avec les pompiers. On a été arrêté au moins quinze minutes. On a eu le temps de se réunir et de se parler. Ça nous a permis de nous remobiliser. À la pause, on est passé en 4-4-2, on a joué et pressé plus haut. Ensuite, tout est venu tout seul.

Crédit photo/vidéo : FC Sarrebourg / FC Sarrebourg Fanzone

Propos recueillis par Florian Tonizzo