Interview

Axel Maraval : « Maintenant c’est dit, c’est officiel, on peut sauter de joie »

15/05/2020 à 9:26

L'attente a été longue mais elle est finalement arrivé à son terme ce jeudi après-midi. L'USL Dunkerque est officiellement en Ligue 2 pour le plus grand bonheur de ses supporters, ses dirigeants, son staff, ses joueurs, et son capitaine et gardien Axel Maraval.

La Fédération française de football a officialisé ce jeudi après-midi la promotion de l’USL Dunkerque en Ligue 2. Comment vous avez réagi lorsque vous avez appris la nouvelle ?

Pour être honnête on s’y attendait. On n’attendait plus que l’officialisation de la Fédé pour pouvoir le crier. Donc évidemment je suis très content et très fier d’avoir accompli ça avec cette équipe et ce groupe.

Malgré tout, une période d’incertitude planait au-dessus du championnat de National ces dernières semaines. Comment les avez-vous vécues ?

Ça a été frustrant. A plusieurs moments on s’attendait à ce que les montées/descentes soient officialisés. Elles l’ont été pour certains et pas pour nous, donc il a fallu attendre encore un peu… Tant que rien n’était officialisé, on savait que tous les scénarios étaient encore possibles. C’est pour cela qu’on est restés sur la réserve. Là, maintenant, c’est dit, c’est officiel, on peut en parler, on peut sauter de joie.

Vous avez été sur le podium toute la saison. Avez-vous craint un moment que les instances décident de ne procéder à aucune montée ?

A partir du moment où les montées ont été décrétées pour les autres championnats, j’étais assez serein pour le nôtre. Avant les premières décisions du Comex de la FFF, là, effectivement, on n’écartait aucune possibilité. Les instances ont fait leur choix et il nous est favorable. En même temps, cela récompense notre travail. Au cours des 25 journées de championnat, on n’a pas quitté le trio de tête, donc on mérite amplement notre montée.

« Notre entente est exceptionnelle. On a été solidaires. On a réussi à fédérer un groupe »

Qu’est-ce qui a fait votre force pendant cette saison ?

C’est notre groupe. Notre entente est exceptionnelle. Je suis certes jeune mais je n’ai jamais vu ça. On a été solidaires. On était accompagné par un bon staff, de bons dirigeants, mais on a surtout réussi à fédérer un groupe. Vous savez, quand vous vous levez le matin avec le sourire, que vous êtes content de retrouver vos copains… Il y avait aussi les qualités individuelles de chacun, mais mis bout à bout, c’est ça qui a fait qu’on a réussi à surfer sur les cinq victoires consécutives du début de saison.

Cette belle saison est aussi due en partie à Claude Robin, votre entraîneur non prolongé. Comment avez-vous accueilli cette nouvelle ?

On a tous été surpris. Le coach est une très bonne personne, qui a engrangé de bons résultats. On peut même dire qu’avec lui on a fait deux montées ! On était au fond du trou quand il nous a récupérés et on s’est maintenu alors que beaucoup de gens nous avaient enterrés. Et derrière, réaliser une montée alors que personne n’aurait misé sur nous, c’est fort. Après, nous sommes des joueurs. On n’est pas au cœur des discussions qu’ils peut y avoir entre les dirigeants et le coach. De mon côté, je le remercie du travail qu’il a accompli et ce qu’il a fait pour nous. Tout ce qu’on a construit, c’est ensemble, et il a une belle part de responsabilité.

Pour prendre sa succession, plusieurs noms sont évoqués et parmi eux celui de Fabien Mercadal. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Franchement, je n’ai aucune information sur ça. C’est le club qui choisira qui entraînera Dunkerque en Ligue 2 et les joueurs qui seront là l’année prochaine. Je fais confiance à l’institution et je sais qu’ils prendront la personne la plus adéquate pour mener à bien cette mission. Je pense qu’on en saura plus dans les prochains jours.

L’avenir pour vous, ça ressemble à quoi ?

Je sais que c’est en bonne voie pour que je reste au club, j’avais déjà discuté de ça l’année dernière avec le club. On doit quand même rencontrer les dirigeants et le futur entraîneur, sans doute la semaine prochaine, pour savoir ce qu’il adviendra de chacun d’entre nous. Tout va s’accélérer d’ici la semaine prochaine une fois que le nom du nouvel entraîneur sera communiqué. De mon côté, je suis en fin de contrat, mais j’avais une option de prolongation en cas de montée en Ligue 2. Donc sauf gros retournement de situation je devrais être à Dunkerque l’année prochaine.

Comment vous allez fêter cette montée ?

C’est un peu frustrant de ne pas pouvoir fêter ça tous ensemble, avec ceux qui ont contribué à cette montée. Donc je vais d’abord célébrer cette montée en famille et ensuite avec les coéquipiers en appel vidéo. Ca n’a pas la même saveur mais c’est déjà bien.

Crédit photo : Jean-Louis Burnod