Ligue

Bruno Brongniart : « J’ai très vite compris qu’on ne reprendrait pas »

03/07/2020 à 19:10

Un peu plus de deux mois après l'annonce de l'arrêt des championnats, le président de la Ligue des Hauts-de-France revient sur cette période particulière.

Pour Bruno Brongniart comme pour ses homologues présidents de Ligue, ces dernières semaines se sont avérées chargées. Entre décisions à prendre, uniformité à respecter avec les hautes instances du football, recours à gérer, la crise liée au coronavirus a induit de nombreuses heures d’interrogation et de réflexion au sein de la Ligue de football des Hauts-de-France.

A l’occasion d’un entretien accordé à nos confrères de La Voix du Nord, le président de la LFHF est revenu sur cette période très particulière. « J’ai rapidement pris des mesures pour la Ligue et ses salariés, bien avant la décision gouvernementale de confiner le pays. Dès le vendredi 13 (mars), tout le monde était en télétravail. Parce que la priorité était évidemment la santé, celle de nos collaborateurs, celle nos élus mais aussi celle des joueurs », a d’abord rappelé Bruno Brongniart.

Brongniart envisageait l’arrêt des championnats avant qu’il ne soit prononcé

Dans la foulée, il a fallu faire preuve d’un maximum de transparence pour tenir informés les clubs et leurs dirigeants des décisions qui seraient prises. Un temps envisagée, l’hypothèse de la saison blanche a finalement été abandonnée. C’est finalement l’arrêt prématuré des championnats – avec un coefficient – qui a été retenu. Une décision imaginée par le président Brongniart, dès le 11 mars, soit cinq semaines avant qu’elle ne soit prononcée par la FFF.

« J’ai très vite compris qu’on ne reprendrait pas. Dès la fin du mois de mars. Derrière, il a fallu gérer la situation. J’ai défendu l’hypothèse de laisser monter les clubs qui avaient montré quelque chose sur la saison en cours et de ne pas faire descendre ceux qui n’avaient pas eu le temps de se remettre dans une meilleure position. Mais je me suis retrouvé un peu seul dans ce combat. Parce que l’avancement des compétitions n’était pas le même dans le nord que dans le sud. Mon discours n’a pas eu trop d’écho. »

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