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Frédéric Advice : « Avoir un fil rouge entre les différentes catégories »

11/02/2020 à 15:30

A l'Olympique Marcquois, deuxième club du Nord en terme de licenciés avec 816 adhérents, il est primordial d'établir un lien direct entre les seniors et les équipes jeunes. C'est en tout cas ce que s'efforce à mettre en place Frédéric Advice, responsable du pôle senior, avec les éducateurs des autres sections.

Quelle est la politique sportive de l’Olympique Marcquois ?

La politique sportive est simple : on incarne ce que l’on appelle un « football pour tous ». L’idée, c’est de faire de la place pour tout le monde, avec une place prépondérante pour les jeunes. L’objectif, depuis toujours, c’est d’axer notre travail sur la progression du joueur mais aussi de l’homme. Avant de penser au résultat, on essaye de faire en sorte que ce soient de bons garçons. Et, ensuite, le deuxième objectif, d’un point de vue sportif, est d’accompagner un maximum de jeunes en senior, dans l’équipe 1.

Vous servez-vous, justement, des résultats votre équipe fanion pour motiver vos jeunes ?

La problématique, aujourd’hui, c’est qu’un jeune de 7, 8, 9 ou 10 ans n’aspire pas forcément à intégrer l’équipe 1 de Marcq. A cet âge-là, ils rêvent de Ligue 1 ou de Ligue 2. Ce n’est qu’à 16-17 ans qu’ils réalisent qu’aller chercher le très haut niveau c’est très compliqué et qu’ils commencent à se projeter avec l’équipe première. Mais il est vrai qu’avec la dynamique qui est la nôtre en ce moment, on essaye de faire comprendre à nos jeunes que l’intérêt pour eux c’est de faire les choses correctement pour pouvoir au moins jouer au niveau N3 avec nous. Et certains nous le rendent bien. La preuve : aujourd’hui, dans l’équipe 1, 50% de l’effectif est formé dans notre club. Et c’est pareil pour la réserve.

Quelle importance représente la notion d’ « engagement » ?

Du fait de mon statut (responsable seniors, ndlr), je ne m’entretiens pas trop avec les jeunes. Mais j’essaye quand même de faire passer un message aux éducateurs d’en-dessous : avant même de parler de résultat, l’important, c’est la progression du joueur et de l’homme. Le football est un sport collectif ; on est là pour partager des choses. Et les jeunes doivent bien comprendre que l’engagement est quelque chose d’important. Je vais dire une phrase bateau mais le football c’est l’école de la vie. Et lorsque l’on s’engage dans un projet, il est important d’aller jusqu’au bout des choses. Tenir ses engagements, ne pas laisser tomber ses copains, et progresser, voilà notre crédo.

Bénéficiez-vous de suffisamment de moyens logistiques et humains ?

En terme de terrains on est plutôt bien loti. La mairie nous octroie des infrastructures de qualité. Dans la métropole, on doit faire partie des deux clubs les mieux équipés. En chiffres, on dispose de deux grands terrains synthétique, trois plus petits, légèrement plus grands que ceux de five, et un dernier qui correspond à un demi-terrain. Donc on a suffisamment d’espace pour accueillir les quelque 800 licenciés.
Avec ça, on compte à peu près 40 éducateurs. C’est plutôt cohérent, on ne s’en plaint pas. On aimerait, comme certains clubs, avoir plus de personnel. Mais aujourd’hui on arrive à gérer sereinement avec les personnes déjà au club.

Par quel(s) moyen(s) envisagez-vous de faire grandir l’Olympique Marcquois ?

Mon ambition personnelle, qui s’applique également au club, c’est de calquer dans les équipes de jeunes ce qu’on fait chez les seniors ; avoir un fil rouge en terme de projet de jeu et de principe de jeu entre les différentes catégories. Ce n’est pas forcément évident, y compris dans les clubs professionnels, mais pour faire évoluer les choses, on a besoin de cette transversale.

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