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Guillaume Loriot, de la Ligue 1 aux patins

14/05/2019 à 17:33

Originaire du Mans, l'ancien milieu âgé de 32 ans passé par toutes les divisions : de la Ligue 1 à la Nationale 3 revient sur sa carrière qui lui a fait traverser la France, du Nord avec Valenciennes et Boulogne sur Mer au Sud avec Fréjus Saint Raphaël. Un parcours rondement mené pour celui qui a découvert la Ligue 1 avec son club formateur du Mans et qui aujourd'hui dirige la patinoire de Champigny sur Marne. Rencontre avec l'ancien capitaine du milieu de terrain passé au milieu de l'entreprise comme directeur de site.

Une carrière à tous les étages et partout en France

Guillaume Loriot laisse derrière lui une belle empreinte. 54 matches de Ligue 1, avec Le Mans, son club formateur, le club de sa ville natale, et avec Valenciennes. Il a débuté en Ligue 1 à 19 ans avec Le Mans dont il fut aussi le capitaine. Il a également disputé près de 80 matches de Ligue 2 avec le Clermont Foot, l’US Boulogne-Côte d’Opale, l’US Orléans et l’US Créteil, et possède enfin une bonne expérience du National avec une soixantaine de matches sous les couleurs de l’US Boulogne-Côte d’Opale, Fréjus Saint Raphaël, Chambly et enfin l’US Créteil.

L’ancien milieu porte un regard satisfait sur son parcours : « Je suis satisfait de ma carrière. Je pense que j’aurais pu mieux faire. C’est à dire rester plus longtemps en Ligue 1 si je n’avais pas eu de petits pépins qui m’ont à chaque fois stoppé dans mon évolution, ma progression. J’ai connu tous les championnats de la Ligue 1 à la CFA2. Bien sûr, tous les championnats sont différents. Mais cela permet de voir ce qui se fait dans plusieurs championnats. C’était d’autant plus intéressant quand j’étais à Boulogne sur Mer en National. Après, j’ai su rebondir à Orléans en Ligue 2. J’ai tout vécu ». Il se remémore ses meilleurs moments sur le rectangle vert : « A Boulogne, c’est là que j’ai fait des gros matchs en Ligue 2. Cela a duré 6 mois mais j’étais au top. Il y a aussi des matchs forts avec Valenciennes ».

A la fin de son contrat avec Chambly, Guillaume Loriot pointe aux stages UNFP avec des doutes en tête et se met à réfléchir à son futur « Après Chambly, j’ai fait les stages de l’UNFP et je pensais de plus en plus à ce que j’allais faire après. Penser à une formation qu’il pouvait m’intéresser. J’ai eu des moments de doutes et de voir si autre chose que le foot pouvait m’intéresser »

La reconversion, un sujet pas toujours évident pour les sportifs. Un saut dans l’avenir qui peut effrayer mais Guillaume a toujours préféré prendre tout cela avec philosophie : « La reconversion au début de la carrière, on nous en parle. On y pense mais ce n’est pas un sujet primordial alors que pour moi cela devait l’être. On se concentre sur le foot mais les années passent et on se rend compte que cela approche. A la fin, on y pense de plus en plus. Nous avons quand même vécu notre passion pendant des années. Depuis que j’ai 11 ans, je m’entraîne tous les jours. On a vécu 20 ans comme cela et un jour tout s’arrête. La reconversion ne m’inquiétait pas plus que cela. Si je n’avais plus eu de clubs, oui je me serais plus inquiété pour la suite. Quand l’arrêt est brutal, c’est toujours difficile à encaisser. Moi j’ai toujours eu des clubs qui m’ont proposé quelque chose »

Guillaume Loriot brise la glace

En un week-end, tout va basculer pour l’ancien milieu. Après 12 ans de carrière de footballeur professionnel, il se reconvertit au sein du groupe « Vert-Marine », le leader national de la gestion déléguée d’équipements sport et loisirs et devient directeur de la patinoire de Champigny sur Marne en septembre 2018. Un choix original qui en a étonné plus d’un « Un week-end, on m’a proposé cette offre et j’ai basculé. Le lundi, je commençais. J’ai été soutenu par l’ancien directeur qui m’a aidé dans mes fonctions et un formateur de la société Vert Marine qui m’expliquait tout. Le monde la patinoire, je n’y connaissais rien. J’avais des relais qui m’ont permis de tout apprendre. Dans le management, le recrutement ou la technique. Je gère tout à la patinoire de A à Z. Je m’épanouis vraiment dans cette nouvelle fonction. J’ai eu 4-5 mois difficiles où il fallait tout apprendre. Je commence à prendre mes marques. C’est un métier enrichissant et où on ne s’ennuie pas. Nous accueillons tous les publics. Pas mal de monde dans le foot a été surpris par mon choix de reconversion et m’a appelé. Aucun joueur pro n’avait fait ce genre de virage. Les retours ont été positifs et bienveillants à mon égard. C’est un soulagement d’avoir une situation stable au niveau professionnel. J’ai encore beaucoup d’amis, pas forcement en Ligue 1 ou Ligue 2 qui grappillent des contrats, ont le même âge que moi et qui sont dans le doute pour la suite ».

Le monde de l’entreprise, un monde pas si différent du monde du football selon Guillaume : « Il y a des similitudes avec le football, il y a la prise de décision. Il y a une équipe, j’ai 8 salariés sous mes ordres. L’esprit d’équipe, en plus j’ai été capitaine dans ma carrière donc il y a des ressemblances avec mon sport ». Le football, un sport qui n’est jamais très loin pour l’ancien milieu qui se verrait bien être « coach directement sur les adultes des équipes de bons niveaux ou directeur sportif. Recruter, observer et être en relation avec le coach, ce sont des choses qui pourraient me plaire ».