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Donovan Lecomte : « Les côtés humain et familial du club rassurent les familles »

30/03/2020 à 12:30

Donovan Lecomte, Arrageois de naissance, exerce depuis deux ans une mission qui lui tient énormément à cœur : sillonner les terrains des districts Flandres et Artois à la recherche de jeunes joueurs (13, 14, 15 ans) pouvant représenter le Valenciennes Football Club de demain.

Pouvez-vous vous présenter et détailler votre parcours ?

Je m’appelle Donovan Lecomte, j’ai 29 ans et je suis né à Arras. En tant qu’éducateur, j’ai commencé à l’âge de 18 ans au Arras FA, où j’ai exercé pendant cinq ans à l’école de foot puis au football à 11. J’ai ensuite intégré le Stade Béthunois pour cinq saisons. Enfin, la saison dernière, j’avais à ma charge les U17 R1 de Wasquehal. Cette annés, je ne dépends pas d’une équipe mais j’aide Croix pour la catégorie U13. En tant qu’observateur, c’est une première pour moi. J’en suis à ma deuxième saison au VAFC où je m’occupe des secteurs Flandres avec un collègue, et Artois.

A quoi ressemble la journée d’un observateur ?

Notre travail s’articule majoritairement sur les matchs de critérium/championnat les week-ends et, selon les périodes, les amicaux et les tournois. L’objectif est de voir le plus de matches possibles au cours d’un week-end, en essayant de garder du temps entre eux pour échanger avec les éducateurs. Le lundi, il faut effectuer les rapports pour nos responsables afin qu’ils obtiennent un retour rapide.

Quels critères observez-vous chez ces jeunes joueurs ?

L’état d’esprit du joueur est très important. Il faut qu’il soit à l’écoute, volontaire et combatif. Ce sont trois critères qui correspondent aux valeurs du VAFC. L’intelligence de jeu, la maîtrise technique et les qualités athlétiques sont également des points sur lesquels nous nous concentrons. Le profil des joueurs observés diffère, évidemment, des besoins dans nos différents effectifs.

« Ma satisfaction réside dans le fait qu’un garçon que l’on a observé se sente bien au club »

Les parents perçoivent-il un revenu ?

Non. Les joueurs signent à Valenciennes pour un projet sportif de club professionnel mais aussi un projet humain, qui consiste à former des hommes et des citoyens.

Comment convaincre les parents de laisser leur enfant quitter le cocon familial ?

Je pense que les parents qui laissent partir leur enfant sont avant tout convaincus par le discours et le projet du club, ainsi que par la qualité des éducateurs. Les côtés humain et familial du club rassurent les familles.

Quelle relation entretenez-vous avec les observateurs des clubs concurrents ?

J’ai des affinités avec certains. Nous nous saluons, parfois nous discutons et c’est très agréable d’échanger avec eux. Cela permet de confronter les points de vue.

Avez-vous un joueur en tête que vous avez recruté et qui vous donne actuellement une grande satisfaction ?

Je ne fais pas ça depuis suffisamment longtemps pour détacher un joueur. Ma réelle satisfaction réside dans le fait qu’un garçon que l’on a observé se sente bien au club. Ils ont la chance d’intégrer une structure professionnelle ; énormément de joueurs en rêvent. Maintenant, c’est à eux de jouer !