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Kévin Lesportes (USLD) : « Le métier de coach, ça ne s’improvise pas »

27/03/2020 à 19:10

Trois matches, deux défaites, un nul. Kévin Lesportes (à gauche sur la photo), responsable du recrutement de l'USL Dunkerque et temporairement "e-coach" des Maritimes, n'y arrive pas. Au terme de cette première semaine de eNational, il livre son ressenti sur cette nouvelle compétition.

Coach, vous avez présenté votre démission…

Effectivement, j’ai présenté ma démission… mais elle n’a pas été acceptée par le président (rires). Depuis le début du championnat de eNational, je ne trouve pas de solution. Alors je me suis dit qu’il était peut-être temps de changer. J’ai proposé au président du club (Jean-Pierre Scouarnec, ndlr), qui est mon adjoint dans le jeu, de reprendre la main. Mais nous avons finalement convenu que c’est moi qui continuerai. Il faut quand même rappeler que ce n’est qu’un jeu, que tout cela est fictif et que ça reste bon enfant. Ce format apporte de la gaieté et nous change les idées dans une période où l’on vit enfermés, sans football.

Quelle analyse tirez-vous de ce match (défaite 3-0 face à Concarneau) ?

On a la possession, 58% je crois, on tire énormément aux buts, mais on ne parvient pas à marquer. C’est frustrant ! D’autant plus qu’on est mené 1-0 à la mi-temps, que j’essaye de modifier la tactique en étant plus offensif, mais ça ne paye pas.

Quel bilan dressez-vous de cette première semaine ?

La formule est vraiment super sympa. On a une discussion Whatsapp avec tous les participants, on échange beaucoup, on rigole ; il y a vraiment un bon état d’esprit. C’était un peu difficile de se mettre en route au départ, mais au moins ce championnat virtuel nous permet de nous replonger dans un contexte football. On se sent moins seul. On rejoue lundi et même si les résultats ne sont pas au rendez-vous, l’ambiance y est !

Le fait de représenter une équipe dans un championnat « semi-réel » implique-t-il une dose de stress plus important que si c’était totalement virtuel ?

Complètement ! On a d’autant plus envie de gagner que les supporters attendent un résultat. On a envie de leur faire plaisir. Et moi aussi je veux gagner. Le stress est moins intense que lors d’un match réel, mais il y est. Après cette défaite, j’étais dans mon canapé, je me suis dit « merde j’ai perdu ». C’est sans doute ce que vivent les entraîneurs tout au long de la saison.

Le championnat de eNational débouche-t-il sur des vocations à devenir entraîneur ?

Le métier de coach ça ne s’improvise pas. C’est vraiment un job à part. Ce eNational nous fait découvrir leur monde. Et je réalise que ce n’est pas pour moi. Il y a une forme d’égoïsme, d’affect dont il faut se détacher… Ce n’est pas pour moi.

Comment abordez-vous la suite du championnat ? Allez vous entreprendre des changements pour les prochaines échéances ?

On est en train d’y travailler, on va modifier un peu notre tactique, mais sans trop en dire pour ne pas révéler d’informations à nos futurs adversaires.

Crédit photo : Justine Marecaux / USL Dunkerque

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