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Nicolas Guilbert : « L’AS Steenvoorde grandit vite et surfe sur une bonne dynamique »

27/11/2020 à 14:43

En dépit de son statut de dauphin de la poule A de Régional 1, l'AS Steenvoorde est parvenue, au terme des quatre premières journées de championnat, à réaliser une performance qu'aucune autre équipe de ce niveau dans la région n'a réussi : celle de remporter tous les matches qu'elle a eu à disputer. Pour son entraîneur, cela est constitue une belle surprise. Mais il préfère rester prudent, humble, et sait qu'à le reprise, son équipe sera attendue.

Nicolas, quel regard portez-vous sur votre début de saison ?

Il est vrai que notre début de saison est très prolifique et très satisfaisant. J’aimerais pouvoir tirer un bilan similaire à la mi-saison avec plus de matches joués. En attendant je reste très prudent, et l’analyse que je fais aujourd’hui c’est que cela est le fruit d’un travail depuis trois mois. On a pu jouer jusqu’au 25 octobre, et sur le plan comptable, la dynamique qui est la nôtre fait que nous n’avons connu que la victoire. Même si, je préfère le préciser, aucun match n’était facile. Alors, forcément je relativise. On n’est qu’une équipe promue. On garde les pieds sur terre et on reste à notre place. On est arrivés avec beaucoup d’ambition. C’est une chance pour nous de disputer ce championnat de R1, qui est très difficile. Mais, demain, si on a la chance de redémarrer, on ne sera plus cachés. Désormais, nos adversaires savent à quoi s’attendre. Donc on va continuer à travailler.

Vous attendiez-vous à enchaîner sept victoires consécutives, trois en championnat et quatre en Coupe ?

Je dois reconnaître, avec humilité, que du fait du travail que l’on fournit avec le staff qui m’entoure, on a la chance d’avoir une très bonne dynamique. C’est l’explication de ce bon début de saison. Quand on s’entraîne, avec l’objectif de gagner tous les matches, et c’est le discours que je prône depuis des années, les résultats suivent. Mais honnêtement non, on ne s’y attendait pas. Pourtant, on se prépare de telle sorte à gagner tous les matches ou et ramener les trois points de la victoire. C’est l’état d’esprit dans lequel je m’inscris. J’aimerais d’ailleurs tirer un gros coup de chapeau à l’ensemble du club. Les dirigeants, joueurs, les staffs… Beaucoup de personnes travaillent dans l’ombre. Et grâce à cela, l’équipe première, mais aussi le club dans son intégralité surfe sur une bonne dynamique.

« On aimerait pouvoir porter les mêmes constats à la mi-saison ou en fin de saison »

Vous êtes à la fois la meilleure attaque et la meilleure défense de votre poule, est-ce une surprise ?

J’ai toujours eu cette réflexion depuis des années, et c’est ce que j’ai voulu insuffler à mes joueurs, que les meilleures attaques ne sont pas toujours en haut du tableau. En revanche, les meilleures défenses se situent souvent dans le bon wagon pour viser la première place et la montée. On peut être dans les meilleures attaques et ne pas figurer dans le haut du tableau. En ce qui nous concerne, nous le sommes. Je suis très fier de cela, même si nous n’avons disputé que trois journées.

Quelles sont vos objectifs pour cette saison ?

On aimerait pouvoir porter les mêmes constats à la mi-saison ou en fin de saison. Nous sommes encore engagés dans deux compétitions, championnat et Coupe de France, mais aujourd’hui nous sommes confrontés à des incertitudes autour de la reprise. J’espère qu’elle pourra se faire le plus rapidement possible, et que l’on pourra reprendre en Coupe de France. Car cette compétition constitue quelque chose de vraiment particulier à Steenvoorde. Et j’aimerais pouvoir faire revivre une vraie aventure au club. Après, est-ce qu’il y aura du public ou non ? On ne sait pas. Mais l’objectif est d’aller le plus loin possible. Et au-delà de ça, de pérenniser et stabiliser le club à ce niveau. L’AS Steenvoorde grandit vite, son équipe une en est à sa 5e montée consécutive, donc toute proportion gardée, on aimerait se placer dans le bon wagon pour se maintenir à ce niveau.

Une sixième montée d’affilée est-elle envisageable ?

Pour l’heure, nous n’en avons pas du tout parlé. Je n’ai jamais abordé ce discours formellement ou officiellement, ni avec les joueurs, ni avec les dirigeants. Après, quand on bâtit un projet, on peut se permettre d’avoir des rêves. Et dans les rêves les plus fous…

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