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Noam Merabti, couteau suisse de l’Olympique Marcquois

12/02/2020 à 12:00

Auteur de 8 buts en 15 journées, Noam Merabti représente un élément essentiel de l'effectif marcquois. Joueur de talent, l'attaquant est aussi, à 23 ans seulement, un homme accompli, père de deux enfants.

Que ce soit à droite, à gauche, ou dans l’axe, Noam Merabti ne rechigne jamais à un quelconque repositionnement. Au contraire, il s’adapte. « J’ai une préférence pour l’aile droite, c’est vrai, mais je ne suis pas compliqué. Je suis surtout là pour mettre mon expérience et ma qualité au service du collectif. Je suis un peu le couteau suisse du coach », pose le meilleur buteur de l’Olympique Marcquois.
Avec huit réalisations en quinze journées, le milieu de 23 ans est aussi l’un des meilleurs scoreurs de la National 3 Hauts-de-France (le plus prolifique, en tout cas, parmi les clubs du Nord). Pas suffisant, toutefois, pour son entraîneur. « Au vu de son potentiel, il pourrait faire beaucoup mieux, lâche Frédéric Advice, dans des propos teintés d’exigence bienveillante. C’est un joueur qui pourrait frapper aux portes de clubs de National 1. »

Doté d’une grande qualité technique, d’une bonne lecture de jeu ; capable de percuter, d’éliminer et de « coups d’éclat » dans les vingt-cinq derniers mètres, le numéro 11 marcquois présente, de l’aveu de son entraîneur, un profil similaire à celui d’un international français : « vous visualisez Fekir ? Et ben vous visualisez Merabti : trapu, explosif, percutant, avec une bonne patte gauche et de bonnes cuisses. »

« Etre père, ça calme »

Mais c’est d’un autre joueur, récompensé d’un Ballon d’Or, dont s’inspire l’intéressé : Ronaldinho. « Ce qu’il faisait sur le terrain, c’était magique. C’est un modèle pour moi. Excepté sur le plan de l’hygiène de vie, évidemment », plaisante l’ailier droit… avant d’admettre qu’il n’est pas non plus le meilleur exemple. Car plus jeune, à l’époque où il faisait ses gammes au Standard de Liège et au FC Bruges, à 15-16 ans, il lui arrivait souvent de manger dehors. Des kebabs par ci, des burgers au fast-food par là… Le genre de petits vices qui, d’ailleurs, n’échappait pas au technicien de l’Olympique Marcquois, avec qui le joueur entretient, depuis une dizaine d’années, un lien fort ; limite fraternel . « C’est un garçon attachant, travailleur, loyal, mais qui manque parfois de discipline. Encore que ces dernières années, il fait de plus en plus preuve de sérieux », tempère le coach de la N3.

D’autant plus depuis qu’il est revenu s’installer en France avec sa compagne. « C’est sûr que le fait d’avoir une femme c’est forcément bénéfique pour mener une vie plus saine. On rentre de l’entraînement, le repas est prêt, on n’a plus qu’à poser les pieds sous la table », décrit Merabti, grossissant le trait. Et les enfants, dans tout ça ? « Etre père, ça calme. Ca implique de lourdes responsabilités, prévient le jeune homme de 23 ans, interrompu par les pleurs de l’un de ses deux garçons. A ce jour, c’est ma plus grande réussite. Je le souhaite à tout le monde, et le plus tôt possible. » Avant, un jour peut-être, d’aller pousser les portes de National.