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Coupe de France : Pas de crève-coeur pour l’US Crèvecoeur

18/11/2020 à 14:45

Petit poucet des Hauts-de-France, l'US Crèvecoeur (D2) aura fort à faire face à Laon (R1) en janvier prochain. Quoi qu'il en soit, l'essentiel a pour l'heure été assuré : en modifiant son calendrier, la FFF a assuré au club de l'Oise qu'il pourra bien disputer son 6e tour de Coupe de France. De quoi réjouir son entraîneur, Franck Goore-Bi.

Franck, comment avez-vous réagi quand vous avez appris que le 6e tour de Coupe de France serait maintenu et décalé à janvier ?

Forcément, à Crèvecoeur, on était content, car on restait sur un beau parcours. Et cela aurait été dommage que la compétition soit suspendue ou que certains tours soient annulés. Donc nous concernant, c’est une bonne nouvelle.

Avez-vous craint, un moment, que les 6e et 7e tours soient annulés ?

Un petit peu oui, après l’annonce de reconfinement pour un mois faite par le Président de la République. Compte tenu de cette pause, des différents calendriers à adapter, je redoutais que cela fasse un peu court pour rattraper toutes les journées de championnats et les matches de Coupe.

« C’est à nous, éducateurs et entraîneurs, de maintenir les joueurs en éveil »

Comment gérez-vous cette période de confinement ?

Elle n’est pas facile à gérer, c’est certain. On essaye de garder au maximum le contact avec nos joueurs. Et on s’apprête, à la reprise, à procéder à une réathlétisation. Cela me semble primordial puisque le football n’est pas le métier de nos joueurs et ce n’est pas ce qu’ils pratiquent le plus au quotidien. Donc c’est à nous, éducateurs et entraîneurs, de les maintenir en éveil. Pour cela, je leur envoie un programme hebdomadaire, qui inclue la période de 1 heure de permission chaque jour pour aller courir. A coté de ça, je prends de leur nouvelles régulièrement. C’est un peu du coaching à distance.

Quelle influence a cette période sans match, au niveau du rythme ?

Ce dont il faut tenir compte, c’est que là on parle d’un arrêt de 4 semaines. Cela fait beaucoup. Durant cette période, on perd quasiment toute la préparation que l’on avait faite en pré-saison. Le seul avantage c’est que l’on va pouvoir récupérer nos joueurs blessés. Mais il est clair que l’on va perdre en rythme, en intensité, en dynamique. La preuve, c’est qu’en deux semaines, on perd généralement 30% de nos capacités athlétiques. Les muscles se détendent, le coeur n’est plus habitué au efforts physiques. Donc là, après 4 semaines, on sera obligé de repartir sur une prépa comme celles que l’on fait en début de saison.

« Il s’agira de retrouver avant toute chose du plaisir »

Préparerez-vous des séances particulières avant de retrouver la Coupe de France ?

On va essayer en tout cas d’être prêt le plus tôt possible sans qu’aucun joueur ne se blesse. A notre niveau, on ne peut pas repartir directement à un rythme élevé, avec beaucoup de séances. Donc on va reprendre progressivement, en augmentant l’intensité au fil des entraînements.

Et sur le plan mental, comment cela va se passer ?

Il est vrai que l’on était aussi sur une bonne dynamique psychologique. On ressentait une belle cohésion de groupe qui s’était mise en place. Donc il s’agira de retrouver avant toute chose du plaisir. Que le travail soit ludique plus qu’athlétique, et qu’il ne soit pas vécu comme une contrainte. En tant que coach, nous nous devons de trouver le bons mots, les bons ateliers, pour parvenir à ces fins.

Prévoyez-vous d’accueillir du public ou une retransmission vidéo ?

On avait fait tout un préparatif pour cet événement. Or là, on devra composer avec les restrictions de l’Etat. Mais il est clair que si l’on peut accueillir du public, on le fera. En tout cas, on prévoit de filmer le match, pour le garder comme un souvenir.

Imaginez-vous rallier le 7e tour ?

Je joue pour gagner, donc s’il y a moyen on le fera. On mettra de toute façon les ingrédients pour passer.

Qu’est-ce qui fait votre force dans ce parcours ?

On dégage une réelle insouciance au niveau de l’équipe. Les joueurs sont très doués pour cela, et le fait de réussir un tel parcours est déjà extraordinaire pour le club. C’est la première fois que l’on atteint ce niveau, donc les joueurs sont motivés. On joue sur cette force. On ne ressent aucune pression et on joue sans crainte.