Interview

Karl Olive : « Nous sommes face à l’Histoire »

09/04/2020 à 17:35

Malgré un emploi du temps surchargé, Karl Olive, maire de Poissy, s'est posé quelques instants pour répondre à nos questions. Découvrez le témoignage exceptionnel sur la vie d'un maire en cette période de crise sanitaire, mais également le regard avisé que ce très grand passionné porte sur le football.

Karl, vous avez été réélu maire de Poissy dès le premier tour des élections municipales avec plus de 75% des voix le 15 mars dernier. Une victoire à la saveur très particulière…

Effectivement, cela a été très furtif. J’ai annoncé les résultats à 22h et à 23h nous étions déjà sur la gestion de l’avant confinement. Aujourd’hui le 15 mars est déjà très loin et pourtant mon équipe et moi avons été réélus comme jamais nous ne l’aurions imaginé. Avec une participation de 43% plutôt honorable pour le contexte, et alors que beaucoup de nos aînés, qui nous sont favorables, ne se sont à juste titre pas déplacés, ce vote était une belle récompense du travail de terrain que nous menons depuis six ans maintenant à Poissy.

« Les Français sont capables de tout entendre. L’important c’est d’être face à eux et de le dire clairement »

On dit souvent que nul n’est prophète en son pays, ce n’est pas votre cas…

Je suis né Poissy, même si à l’époque la maternité se trouvait à Saint-Germain-en-Laye, donc c’est vrai que je suis l’enfant du pays. Mon père a fait 42 ans chez Peugeot, mes frères ont fait l’école Simca Chrysler, j’ai été joueur puis président du club de foot, mais cela ne fait pas tout. Je suis surtout proche des gens, j’aime les gens et je reçois beaucoup de bienveillance en retour. J’ai un discours très direct et je pense que c’est important car les Français sont capables de tout entendre. L’important c’est d’être face à eux et de le dire clairement.

Vous revendiquez être un élu de terrain plus qu’un homme politique. Comment cela se matérialise ?

J’ai un exemple très concret à vous donner. A Poissy nous préparons chaque conseil municipal dans l’un de nos douze quartiers. En six ans nous avons organisé 97 réunions publiques, avec la participation des élus, des chefs de services, de tous les acteurs locaux. A chaque fois cela représente deux ou trois heures en frontal avec les Pisciacais, cela demande beaucoup de travail et d’énergie, mais cela porte ses fruits.

« J’ai eu de grandes aventures humaines dans ma vie et il en fait partie. J’ai écrit deux livres avec Michel Hidalgo, paix à son âme »

Quel est votre quotidien depuis ce fameux 16 mars, date du début du confinement national face à l’épidémie de Covid-19 ?

J’ai entamé ce jour-là un Facebook live quotidien à 18 h pour présenter une sorte de journal municipal de crise aux habitants de Poissy. C’est un travail collectif, mes cinq collaborateurs y participent, et qui s’appuie sur deux choses : le miroir, ce que font les gens, et la veille sanitaire. Ainsi nous partageons et soutenons les initiatives solidaires des Pisciacais, pour venir en aide aux soignants ou apprendre à fabriquer des masques, et nous mettons tout en œuvre pour aider la population dans cette période très compliquée. Cela passe notamment par la mise en place de numéros verts pouvant aider les aînés, ou les personnes en détresse psychologique. Sur tous les sujets j’essaie du faciliter les choses. Cela représente 300 à 400 coups de téléphone par jour et ce 7 jours/7. C’est très intense mais je ne m’en plains pas, on n’a pas le droit de se plaindre dans une situation comme celle-ci.

D’autant plus que vous êtes concerné de très près par le virus…

En effet, j’ai trois fils et l’un d’eux a contracté le virus à Bruxelles où il fait ses études. Mon épouse, qui dirige un EHPAD, l’a également contracté. Je suis donc très au fait de la réalité du Covid-19.

On vous imagine également touché par la disparition de Michel Hidalgo dont vous étiez proche…

J’ai eu de grandes aventures humaines dans ma vie et il en fait partie. J’ai écrit deux livres avec Michel Hidalgo, paix à son âme. Bien sûr que sa disparition m’a beaucoup touché, comme les très nombreuses personnes qui l’appréciaient énormément. C’était un sacré bonhomme ! Il m’a beaucoup apporté en termes de management d’équipe et d’entreprise. Il était connu pour gérer des problématiques compliquées et je me suis aperçu que je mets chaque jour en pratique beaucoup de ses conseils.

Evoquer Michel Hidalgo est une transition idéale pour parler de sport et plus particulièrement du football, auquel on vous sait viscéralement attaché…

Je fais partie d’une fratrie de cinq enfants, quatre garçons et une fille, nous jouions tous au football, notre rêve était de devenir joueur professionnel, mais finalement c’est notre sœur qui y est parvenue. Elle est d’ailleurs aujourd’hui vice-présidente de la FFF (Brigitte Henriques, ndlr). Pour ma part j’ai joué à Poissy en pupilles et minimes, puis j’ai eu la chance d’être repéré par le PSG.  Après un tournoi d’essai en Allemagne qui s’était bien passé j’ai rejoint le club. Je jouais meneur de jeu, mais j’ai atteint mes limites en cadets nationaux. Ensuite je suis devenu arbitre, j’étais comme on dit un « jeune arbitre de la fédération » et j’ai officié en D3 à la touche. Et bien entendu le football a pris une grande part dans ma vie de journaliste sportif et cela continue aujourd’hui dans ma vie de maire.

« Gérer une entreprise ou une collectivité n’est finalement pas plus difficile que de gérer un match de football »

Vous aussi avez la particularité d’avoir été président de quatre clubs différents, d’avoir représenté la France avec la sélection nationale de foot entreprise, mais également d’avoir été parrainé par Jose Touré au sein du Variétés Club de France…

Le parcours d’un gars qui aime un peu le foot quoi… J’ai été président/joueur de l’AS Chatou entre 1997 et 2004, puis j’ai occupé cette fonction à l’AS Poissy de 2004 à 2008. C’est durant cette période que j’ai eu la chance immense d’intégrer le Variétés, avec tous ces joueurs qui nous ont fait rêver,si nombreux que je ne pourrais tous les citer. J’ai ensuite pris la présidence de la section foot de l’AC Boulogne-Billancourt en 2008, avec mon ami Vincent Guérin à mes côtés. En 2010 j’ai dirigé FC Villennes Orgeval qui est devenu cette même année partenaire du DFCO. Effectivement j’ai aussi joué pour la sélection de foot entreprise avec un autre de mes amis, Mar-Olivier Taccard, qui travaille depuis plus de dix ans à l’AS Monaco et qui était avec moi à Yvelines Première, Chatou et Poissy… J’ai deux grandes passions dans la vie, le foot et la chanson. J’ai aussi transmis cela à mes enfants. Mon fils aîné est joueur pro aux Etats-Unis, à San Diego, et mon petit dernier aussi joue au foot.

Karl Olive avec la Variétés Club de France entouré de Robert Pires et Alain Giresse.

En quoi le football a influencé votre parcours ?

Dans énormément de choses… C’est un état d’esprit, le goût de l’effort, de la compétition, le don de soi au collectif, le respect de l’adversaire, l’organisation… Ce sport mêle le cœur et la raison, c’est une formidable école de la vie et gérer une entreprise ou une collectivité n’est finalement pas plus difficile que de gérer un match de football. Le football m’a influencé dans ma vie d’entrepreneur. J’ai monté une boite de production en 2000 et j’ai toujours considéré que quand on a un euro en poche, on n’en a pas trois. Je n’ai pas changé de point de vue dans la gestion de ma ville.

« Il faut une concorde nationale, on ne fait pas de politique, on se bat contre cette pandémie mondiale »

Depuis la mi-mars, les mesures de confinement ont dû être renforcées par le Gouvernement et certaines collectivités locales. Comment parvenez-vous à convaincre vos administrés d’avoir une pratique sportive tout en évitant de contrevenir à la distanciation sociale ?

Le quotidien traditionnel du pays est mis en pause avec un P majuscule, aujourd’hui nous sommes face à l’Histoire. Cette épreuve n’est pas sans rappeler la grippe espagnole de 1918-1919 ou les épreuves connues à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. L’urgence c’est la crise sanitaire, tout le reste n’est que relatif, y compris le sport, les projets de construction… Quand un pays est face à l’Histoire, il doit fait Nation. Il faut une concorde nationale, on ne fait pas de politique, on se bat contre cette pandémie mondiale. Il ne faut pas se tromper de combat et cela implique les restrictions que vous évoquez. Il faut rester confiné et s’en tenir à ce qui reste autorisé, respecter les règles et profiter des fenêtres qui sont encore ouvertes pour pratiquer une activité physique en extérieur. Bien entendu le sport est primordial physiquement et psychologiquement. Mais si les règles ne sont pas respectées, il est normal que ces fenêtres se réduisent. C’est pour le bien de tous.

Comment les associations sportives pisciacaises réagissent-elles face à la crise ?

Paradoxalement, alors que je sais les difficultés que la situation implique pour eux, je n’ai aucun retour négatif. Les dirigeants et acteurs des associations sportives et culturelles de Poissy ont bien compris les enjeux de la crise sanitaire, la responsabilité et la solidarité que cela implique. Que peut représenter un match de football à côté des vies que le confinement aura sauvées ? Bien entendu cela crée une grande frustration, je la partage totalement parce que le sport fait partie intégrante de ma vie. Mais ce que je vois à Poissy ce sont des initiatives formidables et les footballeurs ne sont pas en reste !

« Fabien Raddas c’est un battant. Il s’est dit que le confinement ne lui enlèverait pas le fait d’être en super forme »

Vous parlez notamment de Fabien Raddas, qui propose de séances de fitness en direct sur Facebook chaque jour ?

C’est ça ! Fabien je l’ai connu durant ma période à la présidence de l’AS Poissy. C’était un super joueur et il a accompli par la suite une belle petite carrière en L2 et National. Il est revenu depuis à l’AS Poissy et à quarante ans c’est encore l’un des meilleurs de l’équipe ! Juste avant le confinement il a égalisé sur coup-franc en toute fin de match contre l’Entente SSG, il a une patte gauche incroyable. En parallèle il est agent du service de sports et là, de sa propre initiative, il s’est mis à proposer ces séances qui permettent de s’entretenir chaque jour. Fabien Raddas c’est un battant. Il s’est dit que le confinement ne lui enlèverait pas le fait d’être en super forme. Nous avons besoin de personnes comme cela, qui avancent en toutes circonstances. Je pense aussi au capitaine de l’équipe, Birahima Traoré, qui coordonne l’ensemble des victuailles préparées par les mamans pour le personnel hospitalier. Je ne peux qu’être fier d’un tel élan citoyen.

La cavalcade pisciacaise
« La Cavalcade », un joli moment de partage entre les Pisciacais.

Le sport est un élément central à Poissy, entre vos footings hebdomadaires avec la population ou ce dispositif offrant deux heures de sport par semaine sur le temps de travail des employés municipaux…

Les footings c’est venu d’un habitant de Poissy qui m’a interpellé sur les réseaux. Il m’a vu faire mon footing et m’a suggéré d’inviter les administrés à y participer. C’est comme ça qu’est né ce que nous appelons « La Cavalcade », pas d’association, pas de président, pas de maire, on se retrouve chaque week-end, on prend une photo de groupe au début, une autre à la fin, on court et on échange entre citoyens. J’ai d’ailleurs hâte de pouvoir retrouver cette joie hebdomadaire. Quant aux deux heures de sport pour les employés municipaux, c’est une chose que j’ai mise en place en 2017 et qui nous a permis de diminuer l’absentéisme au travail de 750 jours par an. Cela a permis plus de 1 million d’euros d’économies, dont 50% sont directement réinvestis dans l’amélioration des conditions de travail.

« Il va falloir se montrer très vigilant face aux retraits probables d’un certain nombre de sponsors et mécènes fortement impactés économiquement »

Quelles sont les initiatives de la municipalité pour soutenir les associations face à la crise actuelle ?

Pour l’aspect financier, les associations qui le demandent pourront accéder à certaines subventions. Le nouveau conseil municipal n’est pas installé, mais j’ai la possibilité de débloquer ces subventions. Plus largement, nous devrons évaluer l’impact économique et social de la crise sur les associations. Je sais par exemple que les contrats fédéraux du foot ont fait l’objet d’une démarche de chômage partiel et qu’il va falloir se montrer très vigilant face aux retraits probables d’un certain nombre de sponsors et mécènes fortement impactés économiquement. Il se pourrait bien qu’il y a ait un effet domino qui demandera un soutien de notre part. Nous y veillerons.

Parlons un peu de l’AS Poissy, quel regard portez-vous sur le parcours de l’équipe fanion en National 2 ?

Je tiens déjà à dire que c’est une chance pour le club de pouvoir s’appuyer sur un coach comme Laurent Fournier, qui avec son fils Anthony comme adjoint fait un super boulot. Je sais par exemple qu’un programme spécial confinement très complet, à suivre quotidiennement, a été envoyé aux joueurs. Je trouve que cela bosse bien, mais il ne faut jamais oublier que le football et le sport en général ne sont pas une science exacte. Vous pouvez avoir les onze meilleurs bonhommes et faire une mauvaise saison, ou vous retrouver en tête avec 20 points d’avance avec une équipe moins talentueuse mais plus déterminée. Pour ce qui est du championnat, le National 2 est une division bâtarde, qui demande des moyens supérieurs aux gains possibles. Je pense que cela remet en question le système amateur actuel, ses structures. Aujourd’hui le sport est une compétence intercommunale. Je pense que les associations qui veulent durer au plus haut niveau amateur doivent l’être également.

« Aujourd’hui Poissy est à sa place en N2 ou N3 et aura un mal fou à aller plus haut en l’état car en N1 les budgets sont colossaux »

Une fusion Poissy/Mantes/Les Mureaux, c’est cela dont vous voulez parler ?

Ces clubs font partie de villes qui font partie d’une communauté urbaine dont je suis le vice-président et qui regroupe 405 000 habitants. Le législateur a souhaité mutualiser les services. Nous avons dans notre agglomération trois clubs, que vous avez cités et qui se valent plus ou moins. L’addition de ces trois clubs nous permettrait d’avoir un très grand club en Val-de-Seine.

Pourquoi cela ne se fait-il pas si c’est si évident ?

On se heurte aux égos des présidents et aux égos des maires. Quand ça va chez les uns, c’est chez les autres que cela ne se passe pas bien… Moi je n’ai pas de religion, l’important c’est que les gens se sentent bien. Aujourd’hui Poissy est à sa place en N2 ou N3 et aura un mal fou à aller plus haut en l’état, car en N1 les budgets sont colossaux. Je ne suis pas du tout favorable à cette course effrénée aux salaires, avec des pseudo-compétiteurs qui réclament une prime dès qu’ils éternuent, sans le moindre respect du maillot.

« J’ai une fibre très particulière pour la génération dorée du PSG, représentée par les Guérin, Fournier, Rai, Kombouaré, Algerino, Leonardo… »

Cette saison l’AS Poissy s’appuie sur des anciens pros comme Clément Chantôme, Mounir Obbadi ou Fabien Raddas, eux ont ce respect du maillot dont vous parlez ?

Ils l’ont et en plus je peux vous dire qu’ils sont loin d’être les plus mauvais sur le terrain ! Je pense aussi à Malick Rouag ou Birahima Traoré, d’autres anciens qui montrent un exemple que les jeunes devraient un peu plus suivre à mon goût. Pour certains ils n’ont pas compris la chance d’avoir des gars de cette trempe avec eux.

Parlons du PSG maintenant, déjà parce que c’est clairement votre club de cœur, mais surtout parce que c’est à Poissy que le club est en train d’installer son futur centre de performance…

J’ai une fibre très particulière pour la génération dorée du PSG, représentée par les Guérin, Fournier, Rai, Kombouaré, Algerino, Leonardo… mais aussi leurs aînés Bats, Moutier, j’en oublie forcément. Ce sont de belles personnes, des hommes vrais. Cette génération 96 que j’ai suivie de très près mettait l’humain au cœur de son organisation.

Le chantier du futur centre de performance du PSG à Poissy.
Le chantier du futur centre de performance du PSG à Poissy.

On imagine votre joie au moment de signer le permis de construire du futur centre d’entraînement. Comment avez-vous réussi à ramener le PSG à Poissy ?

C’est un travail d’équipe. Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin. Dans ce projet j’avais à mes côté le président du Conseil Départemental des Yvelines, le député David Douillet, la Communauté Urbaine, la Région Île de France, l’Etat, mon réseau, les agriculteurs et aussi les habitants. Nous parlons d’une surface de 74 hectares de terres en partie cultivables, il faut penser à tout. Mais c’est une histoire qui remonte à quinze ans cette idée !

« Quand les Qataris sont arrivés au PSG en 2011, je savais pertinemment qu’ils ne se satisferaient pas du Camp des Loges »

Pouvez-vous nous éclairer sur le sujet ?

En 2005 Michel Denisot m’avait confié une mission avec Dominique Casagrande en me disant les gens du PSG étaient à l’étroit au Camp des Loges. Nous avons donc recherché un terrain et nous en avions à l’époque trouve un qui ne se situe d’ailleurs pas très loin de l’actuel, mais cela ne s’était pas fait. Par la suite j’ai eu l’occasion de visiter l’Academy Aspire au Qatar alors que je travaillais dans le cadre de Jeux Asiatiques organisés là-bas.

Forcément ça donne des idées…

Ce centre d’entraînement est en tous points exceptionnel et quand les Qataris sont arrivés au PSG en 2011, je savais pertinemment qu’ils ne se satisferaient pas du Camp des Loges. J’étais conseiller général à l’époque et je me suis remis au travail sur ce sujet. Une fois bien avancé, après avoir repéré le terrain, je suis allé voir Jean-Claude Blanc pour lui proposer le projet avec deux atouts majeurs : le fait que nous savions travailler dans la discrétion et le fait qu’un réel alignement des planètes, avec consensus de tous les acteurs locaux, permettait d’envisager le projet à Poissy. Un peu d’avance, deux atouts forts et un prix raisonnable ont permis d’aboutir.

Deux mois après la signature avec le PSG, c’est Porsche et Alpha Roméo qui sont venus s’installer à Poissy

Outre la vente du terrain, quelles sont les retombées espérées pour votre ville ?

On a remporté la bataille de l’image avec ce projet et les retombées économiques sont naturelles. Deux mois après la signature avec le PSG, c’est Porsche et Alpha Roméo qui sont venus s’installer à Poissy… Je crois beaucoup au cercle vertueux de l’économie locale. On habite une cité, on travaille et on consomme dans la cité. L’arrivée du PSG cela représente plus de 2000 emplois pour Poissy, cela renforce cette vision.

Avec le confinement le chantier devrait-il prendre du retard selon vous ?

Les travaux qui nécessitent du personnel qui n’est pas en distanciation sociale sont arrêtés, soit à peu près 80% du chantier. Mais d’une part je pense que le retard sera rattrapé après la crise, et d’une autre s’il fallait repousser l’inauguration pour sauver des vies ce n’est certainement pas un pas un problème.