N3

Face à « l’injustice », le Stade Portelois ne compte pas en rester là

23/04/2020 à 10:23

Après la démission de son président, la pétition de soutien lancée par son entraîneur adjoint, le manager général du Stade Portelois confirme qu'un recours en justice a été déposé.

Au Stade Portelois, Denis Maillard a été le premier à se faire entendre. Dès le lendemain de l’annonce des décisions prises par le comité exécutif de la Fédération française de football, le président de l’équipe de N3 présentait sa démission. Les autres membres du club sont de leur côté restés discret, tant ils semblaient abasourdis par les conséquences de la formule adoptée.

Ce jeudi, le manager général du club a réagi. « Au Stade, nous voyons ça comme une injustice », peste Vincent Ehouman. Ce qu’il reproche à la FFF, comme le vice-président de l’Olympique Grande-Synthe, c’est la dissociation des formules adoptées entre les championnats de niveau national et régional. A cela s’ajoute le hasard du calendrier, jouant en leur défaveur. « On n’a pas affronté Arras, dernier, à l’aller ni au retour. On a aussi disputé plus de la moitié de nos rencontres à l’extérieur. Il y avait des signaux positifs à un éventuel maintien. Là, cette décision nous coupe les jambes », regrette-t-il.

Un recours en justice intenté

En plus de cette descente, les membres du Stade Portelois vont désormais devoir composer sans leur président. « Cela ajoute du soucis à nos soucis, et aujourd’hui on navigue à l’aveugle. Sa réaction est compréhensible : quand tu investis de ton temps, de ton argent – 300 000 euros -, et qu’on ne te respecte pas de la sorte, c’est vraiment un coup que tu prends de plein fouet », remarque Ehouman.

Face à cette « injustice », comme l’entraîneur de l’équipe de N3 la définit, le club du Pas-de-Calais ne compte pas s’arrêter là. « On a espoir que justice soit faite. Des membres du club se sont rapprochés d’un cabinet d’avocat dans le but d’adresser un recours. Je ne vois pas comment la Fédé pourrait revenir sur sa décision, mais on ne perd pas espoir », conclut Vincent Ehouman.

☟ CONTINUEZ VOTRE LECTURE ☟