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L’Olympique Liévin, ou la loi de la pyramide par la base

11/02/2020 à 17:30

Se ré-axer sur les jeunes pour faire progresser, par contrecoup, le niveau des seniors : telle est la logique sportive de l'Olympique Liévin, club qui compte le plus grand nombre de licenciés dans le département du Pas-de-Calais, avec 666 adhérents.

A l’heure d’entamer une nouvelle décennie, l’Olympique Liévin aborde, lui, un nouveau virage. Longtemps concentrée sur le développement du club et « l’extraction de son élite », l’équipe dirigeante a décidé, pour la prochaine saison et pour les suivantes, de prendre une nouvelle direction. « Je ne peux pas trop détailler pour le moment, mais l’objectif est de se ré-axer sur les jeunes pour, ensuite, que ça profite à la branche seniors », précise Jimmy Bénézit, responsable de la section jeunes du club de football localisé dans le quartier des Marichelles. En clair, « le but sera de proposer un suivi et un accompagnement des jeunes, via un projet axé sur l’éducatif et l’associatif ».

Repartir de la base, des fondements, en somme, pour développer de façon plus stable les niveaux supérieurs. Une sorte de logique pyramidale, qui prend tout son sens à en écouter les mots de Jimmy Bénézit : « On a décidé de remettre l’accent sur l’école de foot au moment où on s’est rendu compte qu’on travaillait un peu dans tous les sens. Alors on s’est dit on repart de la base. Et le socle, c’est les jeunes. »

Grâce à cette méthode, le comité directeur, présidé par Guy Ranvin, entend faire progresser le niveau des débutants et, par ricochet, celui des seniors. « On sait très bien qu’il n’y a pas un Mbappé de 17 ans dans chaque club, s’amuse Jimmy Bénézit. Mais si on développe le niveau de nos jeunes, là ça devient intéressant. On pourra alors permettre à certains d’entre eux d’accéder aux équipes seniors. Peut-être qu’ils ne seront que trois ou quatre à intégrer l’équipe 1, mais pour une première expérience chez les adultes, le niveau D2 est déjà bon à prendre. »

Une logique confrontée à des limites

Malgré des ambitions clairement affichées, certaines limites se posent à cette logique sportive. Et sont donc à contourner. Ou respecter. « Nous, ce qu’on veut, c’est le meilleur pour nos licenciés. Et le meilleur ce n’est pas forcément le niveau. Je pense que c’est davantage la qualité et le contexte d’apprentissage. Si vous mettez la pression sur vos joueurs dès le plus jeune âge, derrière ça ne peut pas fonctionner », prévient Jimmy Bénézit.

Autre point noir au tableau liévinois : les moyens logistiques. Avec un seul terrain en synthétique, les éducateurs et les équipes doivent, tout au long de la semaine, se relayer. « C’est une gestion organisationnelle constante. Du lundi au dimanche, d’août à juillet de l’année suivante, ça ne désemplit pas », souffle Bénézit. Pour ce qu’il en est du matériel, heureusement, le souci est moindre : des buts amovibles, des camionnettes mises à disposition et d’autres matériels permettent de compenser le manque d’espace. Le tout géré par une équipe de bénévoles et financé, en partie, par des aides de la ville de Liévin et de la communauté d’agglomération. « En partie, car les subventions ne comblent que 20% de nos besoins, précise Jimmy Bénézit. Pour le reste, il s’agit d’auto-financement : des activités extra-sportives comme des lotos, ou alors des tournois, des stages que nous organisons… » Pour le bonheur des grands… Et des petits.

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