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Pascal Feriau : « On cherche à être à l’équilibre »

11/02/2020 à 15:30

Joueur, éducateur et président : Pascal Feriau a tout connu en 35 ans à l'Union sportive de Saint-Omer. Après plus de trois décennies au club, et grâce à ses expériences professionnelles, l'ex-chargé d'affaires gère son club de 562 licenciés « comme une entreprise ».

L’US Saint-Omer compte aujourd’hui 562 licenciés. Comment l’expliquez-vous ?

En toute modestie, il est vrai qu’on a toujours été bon pour former les jeunes à Saint-Omer. La preuve, sur les dernières années, deux joueurs passés par notre club ont signé des contrats pro : Tom Ducrocq au RC Lens et Hugo Vandermersch au SM Caen. D’autres sont dans le vivier de Valenciennes ou de Lille. En ce qui concerne les équipes senior, notre équipe fanion est en Régional 1. On aimerait accompagner un maximum de débutants jusqu’à notre équipe 1, mais si demain des garçons veulent tenter leur chance à un plus haut niveau, on ne peut pas les empêcher de rejoindre des centres de formation ou des clubs pro.

Comment se présente le club en terme d’organisation jeunes-seniors ?

Le budget consacré à l’école du football est important : il représente 40% du budget total. On a quand même 52 éducateurs, qui accompagnent près de 180 jeunes, avec un responsable technique de 6 à 10 ans, un autre de 11 à 15 ans, et un autre pour les plus âgés. Il faut dire qu’on est reconnu comme le club structurant de la communauté d’agglomération. Pour autant, il nous arrive de refuser des licenciés. On n’est pas là pour faire du nombre. Deux ans plus tôt par exemple, nous étions à 630 licenciés. Et aujourd’hui nous sommes retombés à 562. On a préféré privilégier la qualité à la quantité.

Comment gérez-vous votre club d’un point de vue financier ?

Le côté subvention représente 10% de notre budget. On reçoit une aide municipale, mais qui n’est pas suffisante, surtout comparé à d’autres clubs de notre ampleur dans la région. Alors il faut compléter : via des tournois et d’autres actions. On fonctionne comme une entreprise : on cherche toujours à être à l’équilibre. Et, sachant que les éducateurs sont généralement au club pour du long terme, contrairement aux joueurs, on doit en faire notre priorité.

D’où vous-vient cette approche entrepreneuriale ?

J’ai travaillé au cours de ma carrière dans le milieu bancaire. J’étais chargé d’affaires au niveau agricole, donc je travaillais beaucoup avec des entreprises. Mais ma passion c’est le sport, notamment le football. Alors j’ai adapté cette philosophie à mes expériences sportives. Aujourd’hui, pour réussir, il faut se servir de ses expériences passées et les appliquer à ses nouveaux projets. C’est ce que j’essaye de faire. Avec un leitmotiv : on est là pour servir et non pour se servir.

Quel(s) point(s) aimeriez-vous développer pour les prochaines saisons ?

On doit continuer notre travail de formation, en mettant plus de moyens. Surtout, il faudra à l’avenir développer les infrastructures. Avoir de meilleurs conditions d’entraînement, parce que nos équipes s’entraînent quand même trois fois par semaine.

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