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Kevin Nzuzi Mata (USL Dunkerque) : « C’est spécial pour moi de revenir à Bayonne »

24/08/2018 à 12:34

La quatrième journée de National emmène l'USL Dunkerque à Bayonne, pour affronter le Pau FC. Un rendez-vous très important pour le club nordiste qui compte zéro point, comme son adversaire; Mais il est encore plus particulier pour Kévin Nzuzi Mata, qui a passé deux ans dans le Sud-Ouest. L'attaquant, auteur des deux seuls buts de son équipe cette saison, évoque cette période avec émotion.

Vous affrontez Pau, ce vendredi. Comment voyez-vous ce match ?

Ce sera compliqué. Ils ont le même nombre de points. Ce n’est pas capital, mais très important. Il y a un peu de frustration. Quand on voit le contenu, on fait de bonnes choses, on malmène notre adversaire, on se créé des occasions, mais on ne conclue pas. On a travaillé pour remédier à ça. On espère qu’on va se servir de ce match pour se donner de l’air. Cette semaine, on a parlé, comme on l’a fait les autres semaines. On sait là où on pèche.

Ce mauvais début, c’est une surprise ?

Comme tout club, on ne s’attend pas à des débuts pareils. Maintenant qu’on y est, il faut vite renverser la tendance. Vu le contenu, c’est frustrant. Ce n’est pas comme si on était mauvais et baladé. Au contraire, on domine, on a des occasions mais on a zéro point.

Que visez-vous à Pau ?

Comme on s’est dit, si on n’arrive pas à gagner, il ne faut pas le perdre. A l’extérieur, un nul, il faut le prendre.

Ce serait un bon résultat ?

Tous matches de National se jouent sur des détails. Ca va être fermé, entre deux équipes à zéro point, qui ne vont pas se livrer. Je ne connais pas leur philosophie, mais je sais que nous, on a envie d’enrayer cette spirale.

Que vous dit l’entraîneur ?

Il a confiance en nous. Il faut travailler, la tendance va tourner en notre faveur. On a confiance. A nous, attaquants d’être plus efficaces devant. Il faut tuer les matches avant, quand on a des occasions.

Vous êtes le seul buteur de votre équipe…

Les autres attaquants ne vont pas tarder à ouvrir leur compteur. Toute l’équipe peut marquer, j’ai confiance en mes coéquipiers.

Pour revenir sur ce match face à Pau, il se joue à Bayonne.

C’est spécial pour moi. Je retrouve une famille d’accueil que j’ai laissée depuis 9 ans, les Duvigneau. Je suis content que ce soit délocalisé. J’ai joué deux ans. J’étais en famille d’accueil car j’étais en internat, puisque j’arrivais de Paris à 14 ans. Je ne garde que de très bons souvenirs de cette période. Ce sont des personnes que je tiens dans mon coeur et que je n’ai pas revu depuis tout ce temps, car j’ai joué au PSG, dans le Nord, j’ai fait beaucoup de chemin.

Vous avez connu le PSG, ainsi que l’Athelic Bilbao.

J’étais jeune à Bilbao, ça m’a permis de développer ma technique rapidement. Mais il y avait trop de règles qui ne permettaient pas de rester longtemps (le club n’intègre, à partir des 17 ans que des joueurs basques ou ayant des origines basques). Je suis parti à Bayonne en 17 ans Nationaux. Puis à Valenciennes. Au PSG, j’ai côtoyé l’effectif professionnel. C’était un autre monde. Il faut de la rigueur, du professionnalisme. Les joueurs étaient des exemples pour nous, les jeunes.

Ce monde professionnel, vous y croyez encore ?

Oui, c’est mon objectif. J’ai joué en Ligue 2 à Niort, j’y ai fait 5-6 matches dont trois titularisations. C’est un monde particulier, qui demande beaucoup de travail. Mais le National n’est pas très loin de la Ligue 2.