Interview

Cédric Tuta : « Très content de revenir à la maison ! »

21/11/2017 à 18:55

Quelques heures seulement après avoir résilié son contrat avec Dunkerque, le nom de Cédric Tuta était associé à celui de son ancien club, Lyon-Duchère. Ce dernier, qui cherchait un nouvel atout défensif pour pallier au départ de Kamel Bennekrouf, ne s´est pas fait prié en rapatriant son ancien buteur (9 réalisations en 13 titularisations la saison dernière. Interview.

Cédric, pouvez-vous nous raconter les coulisses de votre retour à Lyon-Duchère ?

« C’était très serré jusqu’à aujourd’hui ! Laval est entré dans la course pour essayer de me faire signer. Cela reste encore un club professionnel (Les clubs gardent le statut pro pendant deux ans après une descente en National) et j’ai forcément été à l’écoute de ce qu’ils me proposaient. Mais le président Tria a su trouver les bons mots pour me convaincre, et m’a clairement affiché sa confiance en me proposant un contrat longue durée (deux ans et demi). Ma signature a un petit peu tardé parce qu’il y avait plusieurs clubs interessés,  que je reste quelqu’un d’ambitieux et il y a une réflexion concernant Laval. J´ai opté pour la sécurité et je suis très content de revenir à Lyon, de revenir à la maison »

Après avoir quitté le club lors du dernier mercato estival, vous imaginiez-vous reporter ce maillot ?

Peut-être un peu plus tard, mais pas de sitôt non ! Après, je ne savais pas que cela allait se passer comme ça l’a été à Dunkerque…

La Duchère cherchait un attaquant après le départ de Kamel Bennekrouf. Et vous cherchiez un club après votre résiliation à Dunkerque. Au final, vous retour était peut-être écrit…

« Vous savez, je suis très croyant, donc peut-être. Quand je suis revenu, les gars m’ont chambré : « En fait tu étais parti en prêt » ils m’ont dit ! Ici, on est comme une famille. L’environnement, tout me correspond »

Beaucoup de médias locaux dans le Nord évoquaient vos soucis d’adaptatation à Dunkerque. Que s’est-il passé ?

C’est vrai que j’ai connu quelques difficultés d’adaptation à mon nouvel environnement, parce que Dunkerque, ce n’est pas Lyon. Mais je suis un grand garçon, ça ne me pas empêché de jouer. J’étais investi à 100% là-bas. S’il n’y avait pas eu cette histoire de pénalty, j’y serai toujours. Mais on a voulu me faire porter le chapeau tout seul, on m’a fait passer pour un mauvais garçon. Tous les joueurs ou entraîneurs que j’ai côtoyés dans ma carrière vous diront le contraire. Les torts étaient partagés, tout le monde commet des erreurs, personne dans le monde du football peut dire qu’il n’en a pas fait »

Cette fin tronquée vous laisse-t-elle un goût amer ? Est-ce un des passages difficiles de votre carrière ?

« Compliqué, non. Mais je suis déçu, j’ai un sentiment d’inachevé. Quand je commence quelque chose, j’aime bien le terminer. Et là, ce n’est pas le cas. Mais c’est la vie, c’est le football. Même dans les mauvaises expériences, il y a du bon. Et c’est ces bons souvenirs que je vais garder »

Vos nouveaux coéquipiers traversent une passe compliquée en championnat avec quatre défaites consécutives en championnat. Votre arrivée peut-elle amener un coup de boost au groupe ? Que souhaitez-vous apporter ?

« Les gars me connaissent bien. On va apprendre à mieux se connaître avec les petits nouveaux mais dans l’ensemble, mes coéquipiers savent comment je joue, comment j’aime recevoir le ballon, comment me trouver. J’èspère leur apporter un petit peu de fraîcheur de par ma bonne humeur et mes conneries ! (rires). J’espère qu’on va gagner ce week-end contre Laval pour relancer la machine. C’est marrant, j’aurais pu signer là-bas et on va jouer contre eux. Marquer ? Ca leur fera regretter de ne pas m’avoir donné un meilleur contrat ! »

Cela vous semble-il compromis d´envisager une lutte pour le podium après les derniers résultats négatifs ?

« Non, j´y crois ! Après il va falloir commencer à engranger des points. On a vu la saison dernière que le Paris FC, qui était relégable à la trêve, a fini par monter en Ligue 2. Il faut enchaîner les victoires, s’éviter des résultats et des spirales négatives »

Pour terminer, quels sont vos ambitions à long terme ?

J’ai 29 ans, mais comme je vous l’ai dit, je suis encore très ambitieux et dans la forme de ma carrière. Oui, je garde à l´esprit de passer professionnel un jour en France. La Ligue 2 avec La Duch’ ? Ce serait merveilleux ! Après ça, je ne bouge plus (rires) »

Crédit photo : Lyon-Duchère AS