Coupe Gambardella

Julien Turcano : « Une fierté pour l’AS Montchat et pour moi »

10/01/2018 à 18:15

Et si l’AS Montchat écrivait une nouvelle page de son histoire, qui ne cesse de connaître de nouveaux chapitres. Après une montée historique en U19 honneur obtenue sous la houlette de Ronald Yao, les jeunes montchatois ont poursuivi sur leur lancée avec Julien Turcano arrivé du FC Lyon. Un premier tiers de championnat plus qu’encourageant et surtout ce parcours en Gambardella, jamais réalisé à ce stade des 64e de finale. Ce week-end, dans un tout autre format de compétition, les locaux tenteront de vaincre pour la deuxième de la saison, la coriace équipe de l’Olympique de Valence et ainsi s’offrir le rêve, pas si fou, d’un grand 32è de finale. Contre l’OL?

Julien, que représente, en tant qu’éducateur des U19 de l’As Montchat, le fait de faire partie des quatre dernières équipes du Rhône qualifiées en Gambardella (AS Montchat, FCVB, AS Saint-Priest et OL) ?

« Pour tout vous dire, je n’avais pas regardé la chose sous cet angle la (rires). Mais je suis fier, parce que cela reste une compétition hyper importante en U19, même si la priorité reste le championnat. C’est une fierté pour l’AS Montchat d’arriver à ce stade des 64è de finale, et pour moi en tant qu’entraîneur qui vit sa première saison en U19 et au club »

Comment appréhende-t-on un tel rendez-vous, qu’il ne faut surtout pas manquer ?

« Je pense que la pression, elle est plus sur les joueurs. Personnellement, je ne la prend pas comme une grosse pression, car aller loin en Gambardella mais ne pas avoir le maintien en fin de saison, serait une mauvaise saison. Je vois ce match comme une rencontre supplémentaire pour nous améliorer davantage avant d’attaquer la deuxième partie du championnat »

Y-a t-il un risque que les joueurs jouent le match avant, dans leur tête ? Si oui, que faut-il faire pour atténuer cela au maximum?

« Pour l’instant, je dirais qu’il n’y a pas de risque. Ça en parle, mais ce n’est pas le sujet qui monopolise le plus la discussion. Après, je ne leur parle pas forcément que de la Gambardella, mais du championnat, de match amical, de nouveau système. Je vois vraiment la Coupe comme un plus. Et je le fais de manière totalement naturelle. Après, oui, quand il y a le tirage, je suis excité et suis le tirage en direct ! Par exemple, j’étais plus stressé pour la finale de la Coupe Vial avec le FC Lyon la saison dernière, parce que je savais que c’était mon dernier match. Cette saison, c’est le maintien qui serait extraordinaire »

Un mot sur votre adversaire, l’Olympique de Valence ?

« Je suis un petit peu déçu qu’on rencontre une équipe ligue honneur qu’on a déjà rencontrée une fois et qu’on jouera de nouveau au match retour en championnat. On aurait aimé jouer un adversaire comme l’AC Ajaccio (U19 National) que va rencontrer le FC Villefranche. Cela aurait ajouté une excitation supplémentaire. Ma déception serait d’être éliminé sans avoir rencontré une équipe de niveau national ou une ligue honneur d’une autre région. On verra ce week-end si jouer Valence est un mal pour un bien. C’est en tout cas une équipe costaud et qui joue bien au ballon. On a remporté le match aller contre le cours du jeu. Ils n’ont pris que dix buts cette saison en championnat et ont réussi à contenir le FC Lyon (1-1), leader de la poule »

L’AS Montchat vie un début de saison quasi rêvé pour sa première saison au plus haut niveau régional additionné à ce parcours…

« C’est clair, en plus, on a deux matches de retard. On n’est pas à plaindre. On a aussi eu le bonheur de connaître une victoire contre Saint-Priest (champion en titre). On savait que ce championnat allait être compliqué, et c’est compliqué. On est sur le chemin qu’on s’est tracé, mais on doit améliorer certaines choses offensivement et défensivement. Malgré ça, on fait un championnat loin d’être « dégueulasse » comme on dit (l’As Montchat est 6ème) ! Une marge de progression ? Bien sûr, j’ai un groupe qui travaille bien, est demandeur et progresse. Il faut juste qu’il prenne conscience dans la tête, que le niveau honneur, c’est un gros niveau ! ».