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L’interview décalée de… Samir Benslimane !

07/04/2020 à 20:24

Samir Benslimane ou "Samos" pour les intimes, a troqué le maillot de joueur pour la casquette d'entraîneur à 32 ans parce qu'il avait la fibre du coach en lui et l'opportunité de débuter avec son club de cœur. Le technicien qui enchaîne les montées avec l'équipe fanion de l'AS Villefontaine (R3) depuis sa prise de fonction se dévoile un peu plus aujourd'hui dans l'interview décalée sur Actufoot.

L’entraîneur qui vous inspire ?

Jurgen Klopp. Une main de fer dans un gant de velours, un meneur d homme hors-pair. Au-delà de ses résultats et de son expérience, Il est très humain et proche de ses joueurs. Il démontre par sa gestion, ses attitudes et ses interventions médiatiques que sans tes joueurs, tu n’es rien. Que le meilleur moyen de faire passer tes messages, de convaincre tes joueurs que tes décisions ou tes choix sont les meilleurs, il est plus facile quand les relations avec eux sont bonnes. Et il arrive à en tirer à chaque fois le meilleur. Il dit d’ailleurs lui-même que ses joueurs sont ses amis. Sa gestion du groupe et son management sont excellents.

Celui que vous n’appréciez pas.

Plutôt que citer un nom ou un coach en particulier, je pense plutôt au coach rigide, distant, avec un manque d’écoute et une fermeture d esprit qui fait qu’un dialogue est pauvre voire inexistant.

Le joueur que vous aimeriez entraîner ? Pourquoi ?

Karim Benzema. C’est selon moi l’un des joueurs les plus complets et techniques. Il est aussi très intelligent dans le jeu, capable de marquer, faire marquer, décrocher, faire jouer ses partenaire… Il est souvent très juste dans ses choix et ce en restant simple. Toujours décisif, il met vraiment ses qualités individuelles au service du collectif.

Comment le football est-il entré dans votre vie ?

Très jeune, à l’âge de 5-6 ans. J’ai eu cet amour pour le ballon et on ne s’est jamais quittés ! C’était même excessif ! Dans mon temps libre, je ne voulait rien faire d’autre que de taper dans un ballon.

Plus facile de jouer ou de coacher ?

Sans hésiter, jouer. Vous êtes dans cette position un acteur et décisionnaire du jeu directement impliqué. Vous avez la possibilité de faire changer ou basculer le cours d’une rencontre sur une action collective ou individuelle, alors que depuis le banc, malgré tous les bons choix, les bonnes manœuvre ou bons conseils, vous n’êtes qu’un spectateur bienveillant.

La fibre du coach, vous l’aviez déjà en tant que joueur ? Une suite logique ?

Oui déjà quand je jouait et c’était bien évidemment une suite logique. Aux entraînements, j’étais déjà dans la réflexion, le questionnement et je partageais beaucoup avec mes coachs. Ce n’est pas un hasard si j’ai pris l’équipe senior aussi jeune (32ans) alors que j’avais encore la possibilité de m épanouir en tant que joueur. Mais je me sentais prêt. Avec l’opportunité d’entraîner l’équipe fanion de mon club de cœur, toutes les planètes étaient alignées .

Votre expression favorite sur le banc ?

Je dois en avoir plusieurs mais celle qui me revient le plus c’est « va au bout ! ». Je demande toujours à mes joueurs d’aller au bout de leurs actions, que ça finisse par une frappe, un centre ou un duel. Il faut quelque chose au bout de chaque action.

Un rituel d’avant match ?

Non, pas de rituel. Des choses basiques, rien de plus !

Quelle est la plus grosse difficulté lorsqu’on entraîne des seniors ?

Je n’ai eu que des seniors donc la comparaison va être difficile avec les catégories jeunes mais je dirai que ce sont les contraintes liées aux études, activités professionnelles, responsabilités familiales qui se répercutent directement sur le sportif que ce soit en termes de fatigue, disponibilité. J’ai un groupe âgé entre 18 et 34 ans et les éléments cités plus haut font qu’il faut en tenir compte au cas par cas. C’est compliqué de fixer des règles communes, des règles qui valent pour tous. Je me dois d’être très à l’écoute et de maintenir une confiance mutuelle afin de trouver à chaque fois le bon équilibre.

Le joueur le plus technique dans votre groupe ?

Kévin Ayache.

Le plus sérieux ?

Anthony Fraioli.

Le meilleur à l’entraînement ?

Aytekhov Maghomed.

L’intransférable au mercato estival ?

Zaidi Abdellah.

Samir Benslimane aurait-il pu entraîner dans une autre discipline que le foot ?

Non.

Complétez la phrase, Actufoot c’est…

Une lumière pour le foot amateur.

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