Insolite

L’interview décalée de… Samir Retbi !

24/03/2020 à 21:00

Samir Retbi en a vu des vertes et des pas mûres ! L'emblématique technicien de la région, passionné par le jeu et malheureusement sans club pour le moment, nous en apprend plus sur sa vie personnelle à travers son interview décalée.

Votre plus grosse déception en football ?

Ma plus grosse déception est sans doute et de loin cette saison que je n’ai pas pu terminer. Cela m’a appris que l’intégrité et l’honnêteté de certains dirigeants et collègues n’est pas forcement réciproque. Je continuerai malgré tout à donner ma confiance et être fidèle à mes principes. Le foot dans son ensemble m’a beaucoup donné. Avec ces moments difficiles que nous vivons, l’humain et sa considération doivent être au centre de notre « vivre ensemble ».

Votre plus gros coup de cœur ?

Mon plus beau moment est le parcours Coupe de France 2010 (16e de finale contre ASSE) lorsque j’étais au FC Villefranche. Pendant cette période, j’ai ressenti que le foot dans son ensemble, collègues, entraîneurs, dirigeants et supporters faisaient partie de ma famille.

Quel joueur professionnel auriez-vous aimé entraîner ?

Je ne sais pas si ça va dire quelque chose aux plus jeunes. J’aurais aimé entraîner Gennaro Gattuso ancien joueur de l’AC Milan et actuel entraîneur de Naples. Je me reconnais en lui et il est un joueur comme je les aime. Il dégage une « Grinta » que je prône souvent.

Quel club supportez-vous Pourquoi ?

Le Barça car j’aime le beau jeu et les joueurs intelligents. Aujourd’hui, on fabrique des robots footballeurs bridés et muselés par une catégorie d’entraîneurs pour qui la gagne est le plus important. C’est sur, ça flatte l’ego. Et mon club de cœur est l’OM, difficile à croire pour un Parisien d’origine… Je prends quand même plaisir aussi à aller voir l’OL jouer pour ne pas froisser mes amis lyonnais (sourire).

Avez-vous un surnom ? Si oui, pourquoi ?

Oui. Certains joueurs à l’époque où j’étais à Caluire me surnommaient « le Bombardier du 9-3 ». J’ai, enfin j’avais, une frappe très lourde. Lorsque je jouais sur la région parisienne, sur un compte rendu d’un match, un journaliste m’avait aussi surnommé le bombardier du 93. C’est parti de là.

Quelle est votre expression favorite ?

Sortez !!! (Rires).

Quel est votre rituel d’entraîneur avant chaque match ?

Je n’ai pas vraiment de rituel. Je suis très décontracté avant un match. J’aime laisser le vestiaire aux joueurs. Ma préparation se fait en général à la maison. Après ma causerie, je vais sur le terrain où je donne des consignes individuelles. Ensuite, je vais m’asseoir sur le banc ou bien je vais boire un café.

Quelle est la plus grosse difficulté quand on entraîne des seniors ?

La catégorie senior est à part. le plus difficile est de faire en sorte que le joueur pense équipe et club. Aujourd’hui, les joueurs sont très volatiles et pressés. Ils sont à l’image de notre société « le tout, tout de suite ». Je conçois parfaitement l’individu. Il est essentiel que le joueur senior comprenne que son objectif individuel peut être compatible avec celui de l’équipe et cet ensemble est souvent en adéquation avec le projet du club.

Un jeune prometteur issu du 69 ?

Rayan Cherki. J’ai joué avec son papa en vétéran à Saint-Priest. Il est possible que l’ADN se transmette !

Samir Retbi, avec le maillot d’un arbitre, ça donnerait quoi ?

Eh bien ce serait très dur ! Je leur voue un respect total. Je pense que je serai un arbitre très pédagogue et ferme en même temps. Sans règles, c’est l’anarchie.

1-0, 80è minute. Quelle tactique adoptez-vous ? Vous bétonnez, ou vous laissez votre équipe sans modification ?

Je ne change rien et je fais confiance à mon équipe.

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