InsoliteInterview décalée

L’interview décalée de… Slim Hadjri !

20/03/2020 à 9:57

L'entraîneur de Saint-Alban la Roche (D2) est le premier à se prêter au jeu de l'interview décalée cette saison. Et on y apprend beaucoup de choses !

Votre plus grosse déception en foot ?

C’était en Coupe de France au 7e tour avec l’AS Bron quand on a perdu contre une R1. Sincèrement, on ne les a pas trouvés plus fort que nous mais on avait été observateurs et pas joueurs. Il n’y avait aucune réaction sur le terrain. Je crois qu’on est menés (3-0) a la mi-temps. C’était un rendez-vous très important, il y avait du monde et on avait fait une piètre prestation. Avec François (Villebrun), on n’était vraiment pas contents.

Votre plus gros coup de cœur ?

Les cinq montées avec mes U15 à Bron. On est montés de district au niveau élite !

Quel joueur professionnel auriez-vous aimé entraîner ?

Karim Benzema. Il est exceptionnel et dans le travail, c’est un acharné. On est de Bron tous les deux, je connais bien son frère. Karim a toujours voulu sans cesse travailler. Ce n’est pas pour rien s’il est ou fait partie des meilleures attaquants du monde. Il est un exemple pour les jeunes qui pensent qu’on peut tout obtenir en faisant deux jongles.

Quel club supportez-vous Pourquoi ?

Le Real Madrid et… l’OM. Ça va peut-être en étonner certains mais j’ai toujours été attiré par Marseille. Ca date de l’épopée Ligue des Champions en 1993. Le Real, c’est pour Zizou et Benzema que j’adore.

Qu’est ce que vos joueurs ne savent pas de vous ?

Les joueurs de Saint-Alban ne savent pas comment je jouais avant, que j’étais un bon joueur (sourire). A Bron, ils le savent et je leur passe le bonjour à tous d’ailleurs. Une chose qu’ils ne connaissent pas chez moi ? Que j’ai mis trois de mes quatre garçons au MMA. Ca peut surprendre pour un footballeur de faire pratiquer cette discipline à ses enfants mais c’est un sport que j’ai découvert il y a quelques années et que j’apprécie beaucoup comme les sports de combat. D’ailleurs, j’aime mettre en place des entraînements de boxe lors de séances spécifiques.

Avez-vous un surnom ? Si oui, pourquoi ?

Ça peut être « le gueulard »(rires). Il faut demander a mes connaissances. Je prends le joker et leur laisse le loin de répondre !

Quelle est votre expression favorite ?

Je la sors après les victoires. C’est une phrase que j’ai copiée à un très bon ami, Mouad. C’est l’expression « On est chez nous ! ». Elle est importante pour moi et je suis fier de la sortir après chaque victoire. Elle montre d’où l’on vient et amène une énergie positive.

Quel est votre rituel d’entraîneur avant chaque match ?

J’aime bien m’isoler et laisser les joueurs tranquilles quelques minutes, sans pression. Ils mettent de la musique, s’installent pendant que j’attends dehors ou en tribune. Ensuite j’intègre le vestiaire pour les choses sérieuses.

Quelle est la plus grosse difficulté quand on entraîne des seniors ?

Ne pas être compris. Dans le sens où les jeunes croient tout savoir. Les anciens ont beaucoup plus d’expérience dans le jeu tactique, le positionnement mais ils ont tendance à négliger tout ça. Parce qu’ils font un match de R2 ils pensent avoir le niveau national. Même si techniquement tu es bon, si tu n’as pas de notions tactiques, tu ne fais rien. J’insiste beaucoup dessus mais c’est dur de leur faire intégrer.

Un jeune prometteur issu du 69 ?

Hamza Rafia. Je l’ai connu petit à Bron puis il a intégré l’OL et est actuellement à la Juve. J’espère qu’il va aller très loin. Sur la région lyonnaise, on a énormément de jeunes talentueux qui peuvent faire beaucoup de choses plus haut.

Slim Hadjri avec le maillot d’un arbitre, ça donnerait quoi ?

Ce serait très compliqué (rires). Ils font un sacré boulot même si c’est parfois dur pour eux avec certains coaches. D’ailleurs, mon quatrième fils, âgé de 20 ans, est arbitre. Et je dois dire que je ne me verrai pas à sa place !

1-0, 80è minute. Quelle tactique adoptez-vous ? vous bétonnez, ou vous laissez votre équipe sans modification ?

J’aime bien le jeu, je n’aime pas fermer. Si je vois vraiment que ça presse, oui je bétonne et je resserre les lignes. Au lieu de dix mètres, je réduis à cinq. Si je vois que j’ai l’avantage dans le jeu, je joue, je ne cadenasse pas. Des fois, c’est en cadenassant tes joueurs que tu les perturbe. Jouer m’a souvent plus souri que l’inverse.

Complétez la phrase. Actufoot, c’est…

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